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2 – Physiologie : Les problématiques de la physiologie

Les problématiques de la physiologie

La physiologie puise dans les données apportées par l’histologie et l’anatomie – sciences uni­quement descriptives – pour comprendre les relations entre une structure et une fonction. Pour prendre l’exemple du système digestif, l’approche histologique permet d’appréhender comment cet organe assume tout d’abord la fonction d’absorption des nutriments à travers la muqueuse, puis la fonction de motilité (et donc le transit intestinal) grâce aux muscles lisses.

La description des mécanismes digestifs nécessite de s’adresser à l’échelon moléculaire afin de comprendre les événements enzymatiques qui permettent de transformer les aliments en nutri­ments et les mécanismes de transports moléculaires à la base de l’absorption, mais également à l’échelon macroscopique (organes et systèmes) afin de comprendre la cohérence entre les diffé­rents segments du tube digestif. En cela, la physiologie est une science intégrative qui nécessite d’agréger des concepts provenant de plusieurs disciplines de la biologie pour décrire le fonction­nement d’un organisme complexe.

 

La physiologie étudie donc :

  • la coordination des fonctions complexes par l’action concertée d’un ensemble de cellules, de tissus, d’organes différents, voire d’un ensemble de systèmes;
  • les mécanismes de communication et de transport de l’information à l’intérieur de la cellule, entre la cellule et son milieu ambiant, et entre différents tissus de l’organisme;
  • le maintien par l’organisme de l’environnement cellulaire direct, à savoir le milieu intérieur, à travers un certain nombre de mécanismes biologiques permettant de maintenir l’homéostasie;
  • les relations entre organismes d’une même espèce. Cet aspect concerne notamment la physio­logie de la reproduction mais également la physiologie comportementale qui fait appel à des spécialités telle que la psychophysiologie ou la neurophysiologie.

Physiologie et médecine

La notion de physiologie en médecine re ète le fonctionnement sain de l’organisme. Ainsi, une valeur physiologique de la glycémie, centrée autour de 0,8 g⋅L–1, re ète la valeur moyenne mesu- rée sur une population d’individus à jeun sans problème de régulation du taux de glucose sanguin. Elle est donc une valeur considérée comme « normale » par la population et par le médecin. On distinguera en médecine un état physiologique d’un état pathologique au cours duquel des altéra- tions entraînent un dysfonctionnement d’un organe ou système.

La physiopathologie

C’est l’étude des fonctions altérées de l’organisme; son objectif est de comprendre les mécanismes moléculaires, cellulaires et tissulaires à la base de l’apparition et de la progression d’une maladie, dans le but de mettre en place des traitements étiologiques (qui traitent la cause) et pas uniquement symptomatiques (qui traitent les conséquences) de la maladie.