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Il y’a dix principales étapes pour la conduite de projet :

1. Clarifier l’idée.
2. Faire l’état des lieux.
3. Elaborer le budget prévisionnel.
4. Formaliser le projet.
5. Trouver des partenaires.
6. Bâtir le plan d’action.
7. Communiquer.
8. Réaliser le projet.
9. Evaluer et rendre compte.
10. Prolonger l’action ou les actions.

Pour bien conduire un projet vous avez besoins d :

1. Une bonne dose d’imagination et de créativité.
2. Une réelle ouverture d’esprit et beaucoup d’écoute.
3. De l’audace et du réalisme, c’est-à-dire une prise de risque raisonnée.
4. Une détermination sans faille.
5. Une patience à toute épreuve.
6. Du travail, plus de travail et encore du travail.
7. Un questionnement critique permanent.
8. Une organisation méthodique.

 

Etape 1 – Clarifier l’idée de départ.

Vous devez savoir ce Que vous voulez réellement et précisément faire. Pour pouvoir ensuite construire le chemin qui vous conduira vers la réalisation de vos objectifs dans les meilleures conditions.

Commencez par répondre à ces deux questions :

Qu’est-ce que je veux faire?
• Qu’est-ce que j’en attends?

Répondre à ces deux petites questions peut prendre un certain temps. Plus vous serez précis plus vite vous avancerez ensuite.

Note :

L’exercice irremplaçable du « MM » favorise l’expression de tout ce qui vous trotte dans la tête. Cette méthode permet de « voir large et complet » et, en particulier, de mettre à jour des objectifs que vous n’aviez pas identifiés à priori.

Les projets peuvent avoir plusieurs objectifs: des principaux et des secondaires. Il faut donc faire le tri entre ce qui est vraiment important et ce qui l’est moins, et faire ensuite les choix qui en découlent.

Il est plus facile d’aller du concret à l’abstrait, des objectifs aux finalités, de l’action au sens que vous lui donnez.

L’objectif est un résultat à atteindre, non une tâche. Il doit être concret, mesurable, daté et localisé.

Un objectif peut avoir des finalités différentes. Là aussi, il faut choisir car « qui trop embrasse, mal étreint».

Vous savez maintenant, dans les grandes lignes, ce que vous voulez faire et pourquoi vous voulez le faire. Il est temps de tester votre idée auprès de votre entourage, de vos amis, des professionnels du sujet ou de l’accompa­gnement de projet.

C’est une phase très importante. Elle vous apportera le premier regard extérieur dont vous avez besoin pour vérifier si votre idée tient la route, avancer dans votre projet, commencer à lui donner vie.

Vous devez pouvoir décrire en cinq lignes maxi­mum votre projet, en envisageant d’ores et déjà le moment et le lieu de sa réalisation.

Pour clarifier une idée il faut :

1. Se poser les questions du quoi et du pourquoi.
2. Les approfondir par une séance de « MM ».
3. Classer les objectifs et les finalités par ordre d’importance.
4. Tester l’idée.
5. Fixer par écrit un mini descriptif.
6. Nommer votre projet « acte de naissance ».

 

Etape 2 – Faire l’état des lieux

C’est une étape incontournable qui peut sembler ennuyeuse mais qui vous confortera dans votre idée, la fera évoluer ou vous la fera définitivement abandonner.

Découvrir et étudier des projets similaires, vous profiterez de l’ex­périence de vos prédécesseurs. Vous gagnerez beaucoup de temps sur la suite des opérations.

Vous devez rechercher trois grandes catégories d’information :

1. Qui fait quoi ? Qui sont les principaux acteurs?
2. Comment ? Quels sont les méthodes, les procédures, les réglementations, les outils employés?
3. Avec quoi ? Quelles sont les ressources humaines, financières et matérielles à réunir?

Plus concrètement répondre aux questions suivantes:

1. Comment ça marche ? Moyens, coûts, compétences, procédures, réglementations, délais …

2. Qu’est-ce qui ne marche pas? La localisation, la disponibilité du public, les contraintes techniques, juridiques …

3. Quels sont les moyens dont je dispose ? Autofinancement, compétences, disponibilité, carnet d’adresses, expérience préalable …

4. Quels sont les moyens qui me manquent ? Matériels, humains, financiers …

5. Qui sont les principaux acteurs ? Services municipaux, services de l’Etat, associations locales, entreprises, professionnels … (que font-ils ? Quelles sont les ressources dont ils disposent qui pourraient servir mon projet ?).

6. • Qui sont les partenaires potentiels ? Ceux vers qui je vais aller en priorité.
7. • Quel est l’état de la concurrence ? Qui sont mes principaux concurrents et qu’est-ce qui fait la différence ?

L’ensemble de réponses sont indispensables pour :

• Approfondir et affiner votre projet (quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui fait la différence ? Et quels sont ses « plus » ?).
• Construire votre budget.
• Préparer l’argumentaire qui vous permettra de convaincre vos futurs interlocuteurs.

Aller à la découverte de votre environnement vous aidera à vous situer. Osez frapper aux portes, demander des rendez-vous. Vous vous habituerez aux refus et prendrez de plus en plus d’intérêt et de plaisir aux rencontres qui vous attendent.

• Commencez à côté de chez vous : interrogez d’abord votre entourage.
• Demandez conseil auprès de nouveaux contacts et allez ainsi de contact en contact, du plus proche au plus loin.
• N’oubliez pas Internet.

 

Etape 3 – Elaborer un budget prévisionnel.

Savoir combien va coûter votre projet [les dépenses] et si vous êtes en mesure de réunir les financements nécessaires [les recettes].

Le budget prévisionnel doit refléter fidèlement l’analyse de vos besoins et les ressources que vous avez ou que vous comptez réunir pour les satisfaire. Soyez sûr d’une chose, c’est sur cet élément du dossier que vos interlocuteurs jugeront, d’un coup d’œil, du sérieux de votre motivation et de la rigueur de votre démarche.

Pas de projet sans argent, pas d’argent sans un minimum de comptabilité, pas de comptabilité sans budget prévisionnel écrit.

Vous devez considérer le budget prévisionnel (ou plan de financement) comme un outil à votre service. Il vous permet de suivre point par point l’avancement de votre projet. Il évolue avec lui. Il vous oblige à faire preuve de réalisme en identifiant toutes les dépenses que vous serez amené à faire (merci l’état des lieux).

Quelques principes à retenir impérativement :

• Les recettes et les dépenses doivent toujours être présentées en colonnes équilibrées (égales).
• Chaque dépense (on dit poste) doit être justifiée : pas de chiffres « bidons », pas de partenaires fantaisistes … Pas d’estimation à la louche, faites faire des devis ou allez relever les prix dans les magasins.
• Prévoyez une marge d’imprévus d’au moins 8 % de dépenses.
• Dans la colonne des recettes, doivent apparaître les ressources dont vous disposez déjà (apport personnel ou autofinancement…).
• Pour les partenariats, précisez s’ils sont acquis, en cours de négociation ou à acquérir.
• Distinguez les apports en financement direct ou en nature.
• Parce qu’il est évolutif un budget doit toujours être daté : budget prévisionnel au « …….20.. » /

 

Etape 4 – Formaliser le Projet.

C’est l’engagement écrit [visible] de votre détermination à réaliser votre projet.

C’est une étape essentielle. Elle atteste de la réalité du projet. Cette formalisation est le préalable à la recherche de partenaires. Vous avez réuni suffisamment d’éléments pour monter le dossier de présentation de votre projet. Votre objectif maintenant est de convaincre, pas de faire de la littérature.

Concrètement vous êtes désormais en mesure de répondre aux questions suivantes:

• Qui, quoi, pourquoi, pour qui, comment, où, combien ?
• Qui? Porteur et origine du projet.
• Pourquoi, Pour qui ? Finalités.
• Quoi, Où, Quand ?
• Comment ? Approche technique (besoins, ressources, compétences.
• Combien ? Approche financière.

Le dossier de présentation est bâti sur la trame de ces questions. Il intègre un volet financier et un volet communication. Il doit être :
Court.
• Clair.
• Vivant.
• Crédible : toutes les informations doivent être vérifiées et argumentées, notamment le volet financier.
• Evolutif : adaptable en fonction des interlocuteurs.

Vous allez envoyer ou remettre ce dossier à vos interlocuteurs. Il vous représente et témoigne du travail que vous avez déjà effectué et de votre détermination à réussir. Soignez-le sans luxe inutile, la forme sera presque aussi importante que le contenu.

• Faites relire votre dossier par plusieurs personnes avant de le diffuser. Elles vous diront si tout est clair et compréhensible. Ce qui vous semble clair peut ne pas l’être pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet comme vous. Ces personnes relèveront les fautes que vous avez oubliées car on en oublie toujours même après relecture.
• Travaillez sur ordinateur pour pouvoir faire évoluer le dossier sans problème.
• La réalisation d’un dossier de présentation et sa diffusion ont un coût, prévoyez-le au budget prévisionnel.

 

Etape 5 – Trouver des partenaires.

Se donner les moyens d’aller au bout de votre idée et de réaliser votre projet dans les meilleures conditions.

Vous allez confronter votre idée, donc un peu de vous-même, aux regards critiques de professionnels qui n’ont généralement pas beaucoup de temps à vous consacrer. C’est parfois douloureux et exaspérant, mais cet « effet miroir» est indispensable pour affiner et clarifier votre projet, révéler vos compétences de négociateur. Vous allez devoir argumenter et convaincre, essuyer probablement de nombreux refus avant les premiers accords qui donneront un coup d’accélérateur à votre projet.

Si l’état des lieux a été bien fait, vous devez savoir quels sont les organismes les plus à même de vous aider. Peut-être en avez-vous déjà rencontrés certains? Commencez par ceux-là.

Les aides sont aussi diverses que les partenaires sont multiples.

Selon l’organisme, vous pouvez obtenir :

• Un soutien financier : sponsoring, mécénat, prêt, subvention, bourse, prix …
• Une aide en nature: réduction sur du matériel, prêt d’un local.
• Un parrainage médiatique: articles ou reportages sur votre projet.
• Des conseils et des contacts : mise en relation avec d’autres partenaires potentiels.
• Une caution morale: les encouragements de vos partenaires sont précieux, surtout si ce sont des personnalités reconnues.
• Une approche nouvelle ou des pistes pour développer votre projet à laquelle vous n’aviez pas pensé.

La marche à suivre :

• Sélectionnez vos « cibles » : une vingtaine au maximum après avoir identifié, pour chacune d’entre elles, comment elle peut vous aider et ce que vous pouvez lui apporter en contrepartie.
• Construisez un argumentaire court et précis.
• Formulez une demande réaliste.
• Envoyez un dossier adapté au partenaire et dans la mesure du possible prenez rendez-vous.
• Préparez soigneusement l’entretien.
• Demandez à formaliser les engagements par écrit. Ce qui n’est pas écrit, n’est pas acquis.
• Suivez de près les décisions et assurez-vous qu’elles sont appliquées.

Note :

• Analysez précisément vos besoins, sans les sous-évaluer, en distinguant le partenariat en nature du partenariat financier.
• Cela vous aidera à formuler une demande précise et vous rendra plus crédible.
• N’oubliez pas de prévoir une marge de sécurité pour prendre en compte les imprévus.

Parrainage/ sponsoring : Soutien matériel ou financier en vue d’en retirer un avantage publicitaire.
Mécénat : Soutien matériel ou financier sans contrepartie.
Partenariat : Coopération d’institutions ou de personnes sur un objectif partagé.
Patronage : Soutien moral.

• Pour amorcer la pompe et vous faire les dents, commencez par les apports en nature. Normalement, ils sont plus faciles à obtenir et vous permettront de donner corps à votre dossier en montrant que vous avez déjà convaincu des partenaires (toujours la question de la crédibilité).
• Construisez un argumentaire simple qui prend en compte le point de vue du partenaire que vous sollicitez et ce que vous pouvez lui apporter. Les bonnes négociations sont les négociations « gagnant-gagnant ».
• Mettez-vous à la place de votre interlocuteur.
• Présentez un dossier qui tient la route techniquement et financièrement.
• Osez même ce qui vous semble impossible si vous avez foi en votre projet. Au pire vous aurez un « non ».
• Préparez l’entretien: durée, contenu, expression, écoute, attitude. Quoi qu’il arrive, pensez à demander à votre interlocu­teur s’il connaît d’autres contacts pour votre projet: « A votre avis qui pourrait être intéressé par ce projet? Si oui, est-ce que nous pouvons appeler de votre part ? »
• Diversifiez vos sources de financement. Il arrive que des partenaires se désistent au dernier moment. Ne prenez pas le risque de vous retr­ouver à zéro au moment de passer à l’action. Ne mettez pas tous les œufs dans le même panier.
• Soyez attentif aux réactions de votre interlo­cuteur. Ce sont autant d’indications utiles sur les points forts et les faiblesses de votre projet et sur la façon dont vous le présentez.
• Faites preuve de détermination et surtout de patience. Qui dit négociation, dit durée.
• Contractualisez avec les partenaires impor­tants. Les écrits restent.
• Maintenez les contacts durant la réalisation du projet et au-delà. Les contacts d’aujourd’hui peuvent être les parte­naires de demain si vous vous y prenez bien.

Les sponsors et les partenaires aiment

• Qu’on sache ce qu’ils représentent.
• Qu’on leur dise qu’ils sont indispensables au projet.
• Pouvoir communiquer à travers le projet.
• Rencontrer un jeune qui a la même passion qu’eux.
• L’enthousiasme et la détermination.
• Les sponsors et les partenaires détestent être appelé cinq fois par jour pour savoir s’ils ont pris une décision.
• Perdre leur temps et leur argent.
• Ne pas comprendre ce que vous leur dites.
• Avoir l’impression qu’on leur force la main.

 

Etape 6 – Bâtir un plan d’action.

Il permet:

• D’organiser votre travail en grandes étapes.
• De planifier dans le temps les activités et les tâches de chaque étape.
• De visualiser l’état d’avancement du projet.

Chaque étape doit être considérée comme un objectif avec :

• Une cible à atteindre.
• Une mesure quantitative ou qualitative que vous avez fixée vous-même, qui indique que l’objectif est atteint.
• Une échéance de réalisation.

Note :

• Le plan d’action se remplit de gauche à droite, du plus général au plus précis: d’abord les gran­des étapes, puis les activités, puis les délais, puis le découpage en tâches précises.
• Le temps est au cœur du plan d’action.
• N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre. Faites preuve de lucidité pour évaluer le temps nécessaire à chacune des tâches que vous vous êtes fixées.
• Pensez en semaines, voire en mois, mais fixez des dates réelles d’échéance. De toute façon, au début, vous serez toujours trop court, alors prévoyez large.
• Le plus simple au départ, c’est de partir de la date butoir, de l’échéance ultime qui vous change en citrouille si elle n’est pas respectée. Donc remontez le temps, raisonnez en « rétro planning ».
• Vous devez régulièrement faire le point sur ce qui a été fait et réajuster le plan d’action (insérer, modifier, supprimer) en fonction de l’évolution du projet et de son contexte : nouvelles tâches à effectuer et nouveaux problèmes à résoudre.
• Si votre projet est collectif, il est très important de bien répartir les rôles et les tâches de chacun, en fonction de ses compétences et de ses disponibilités.
• N’oubliez pas que vous avez des objectifs à atteindre, soyez réalistes.

 

Etape 7 – Communiquer.

Se doter de moyens supplémentaires. Parfois essentiels. à la réussite du projet : le savoir-faire et le faire-savoir sont indissociables.
Toute démarche de projet est une démarche de relation et d’interaction avec l’environne­ment.

Vous allez nécessairement entrer en communication avec lui.

La question est de savoir pourquoi ? Et comment ?

Avant de vous lancer vers les autres, soyez d’abord au clair avec votre propre image, ce que vous voulez en montrer, votre identité officielle en quelque sorte :

• Qui vous êtes.
• Ce que vous faites.
• A qui vous vous adressez.

Ensuite et seulement ensuite, vous pourrez diffuser cette information à l’extérieur en respectant les principes suivants :

• Cerner les cibles prioritaires :
◦ Qui ? Pourquoi ?
◦ Les jeunes, quels jeunes, les étudiants, les ruraux …
◦ Les partenaires, sociaux, économiques, publics, privés …
◦ Le grand public, les familles, les adultes …
◦ Les institutions et les médias.
• Définir le message :
◦ Quoi ? Pour qui ?
◦ Positionner le projet par rapport à l’existant.
◦ Identifier les principaux arguments en faveur du projet.
◦ Adapter le message dans sa forme et son contenu en fonction des cibles.
• Choisir les moyens :
◦ Quels supports ? Combien ?
◦ Médias, locaux et/ou nationaux, audiovisuels.
◦ Internet.
◦ Création de documents d’information, dépliants, affiches …
◦ Information directe auprès des acteurs de terrain, associations …
◦ Création d’évènements …

La communication du projet est une question impor­tante, qu’il ne faut ni surestimer, ni sous-estimer.
Elle fait appel à des compétences spécifiques (rédaction, graphisme, infographie, relations presse … ) qui sont autant de coûts supplémentaires. Raison de plus pour rechercher le plus d’impact à moindre coût en fonction des besoins de votre projet et de vos objectifs.

Note :

• Commencez par le commencement. Créez votre identité officielle et visuelle (logo).
• Identifiez vos priorités en fonction de votre projet et des moyens dont vous disposez.
• Cherchez les compétences qui vous manquent soit à travers un sponsoring (imprimeur, infographiste … ), soit à travers des écoles spécialisées dont les étudiants ne demandent qu’à mettre en pratique ce qu’ils apprennent (BTS de Communication ou de Force de vente, écoles de graphisme, d’attachés de presse … ). Ils seront d’autant plus motivés qu’il s’agit d’aider un jeune à monter un projet.
• Relier si possible votre projet à l’actualité locale et nationale.
• Cherchez le contact avec les médias.
• Donnez-vous du mal pour y arriver. Vous toucherez en même temps des partenaires potentiels et le grand public, sans rien dépenser, sauf votre matière grise et peut ­être quelques frais de transport.
• Epluchez la presse locale et régionale, rele­vez les noms des journalistes qui pourraient être intéressés et contactez-les. Les jeunes qui bougent et qui entreprennent sont des sujets qui intéressent, profitez-en.
• Soyez crédibles : argumentaire et fond de dossier doivent être prêts. L’idéal est de laisser une note synthétique (communiqué de presse) qui reprend l’essentiel des infor­mations. Vous faciliterez le travail du journa­liste. Surtout évitez de vous contredire d’un contact à l’autre.
• Pensez à tenir les journalistes régulièrement informés de l’évolution de votre projet et n’oubliez pas de leur renvoyer l’ascenseur si vous avez l’occasion.
• N’oubliez pas les radios, vous pouvez négo­cier un partenariat en spots publicitaires.
• Faites le choix de la simplicité et de la « lisi­bilité » pour vos documents promotionnels. Allez à l’essentiel. Les dépliants surchargés d’informations, de motifs ou de couleurs en tout genre manquent en général leur cible. Simplicité ne veut pas dire absence de créati­vité.
• Elaborez un vrai plan de communication.

Réfléchissez bien au moment le plus oppor­tun (ni trop tôt, ni trop tard), aux supports (dépliants, affiches, radio, encarts presse … ), aux modes de diffusion (envois, dépôts, mailings … ) et aux quantités nécessaires.
La communication est une fonction délicate mais valorisante. Lorsque le projet est collectif, elle peut créer des dissensions au sein du groupe si une« tête d’affiche» se détache indépendamment des autres membres de l’équipe.
Mieux vaut le savoir pour contrôler les phénomènes de « vedettariat » qui peuvent perturber la vie du projet.

 

Etape 8 – Réaliser le Projet.

Passer de l’idée au projet.de la réflexion à l’action. Une grande Qualité Qui vous servira dorénavant très souvent.

Vous allez faire la preuve de votre sens des responsabilités.de votre capacité à prendre des décisions et à les assumer.

Votre motivation étant acquise, tout repose main­tenant sur votre disponibilité, sur votre capacité à organiser et gérer votre temps.

Entourez-vous : l’expérience des autres est la meilleure arme contre l’erreur.

Note :

• Préparez-vous au maximum avant la phase active. Essayez d’anticiper sur les problèmes que vous allez rencontrer. Cela vous fera gagner du temps au moment où vous n’en aurez pas assez, en particulier:
◦ N’hésitez jamais à vous renseigner, plutôt deux fois qu’une, à prendre conseil notamment sur le plan juridique, pour déter­miner quel est le statut le mieux adapté à votre projet ou pour tout engagement contractuel.
◦ Prenez le temps de lire et de comprendre tout ce que vous signez.
◦ Ne vous engagez pas au-delà de ce que vous avez ou de ce vous pouvez faire.
◦ Constituez et conservez des traces écrites de tout ce que vous communiquez et recevez. Sachez distinguer entre courrier simple ou recommandé. Certains courriers nécessitent la garantie supplémentaire « recommandé avec accusé de réception ».
◦ Identifiez précisément les incidences en matière de responsa­bilités civile et pénale liées à la réalisation du projet.
◦ Mettez-vous au clair avec toute la réglementation, les décla­rations, les obligations légales et les autorisations administra­tives qui relèvent de votre projet. Il sera trop tard pour vous apercevoir le soir du spectacle que vous n’êtes pas en confor­mité avec les règles de sécurité.
◦ Ouvrez un compte en banque uniquement affecté au projet à partir du moment où il y a maniement de fonds et veillez à n’y affecter que les dépenses et recettes qui relèvent du projet.
◦ Assurez-vous d’avoir au moins les bases des compétences requises. Formez-vous si néces­saire. Si le temps vous manque, trouvez ces compétences chez un ou des coéquipiers. Sinon, sous-traitez ce que vous ne savez pas faire.
◦ Continuez à demander conseil et à vous faire aider même dans la phase de réalisa­tion du projet. On croit avoir pensé à tout. Ce n’est jamais le cas. La gestion des impré­vus fait partie des compétences requises et hautement valorisées.
◦ Prenez régulièrement du recul par rapport à l’action. Faites l’effort de lever la tête du gui­don, de descendre de vélo et de vous regar­der pédaler. Cela vous évitera de tomber dans le trou que vous n’avez pas vu s’ouvrir à VOS pieds.
◦ Mettez à jour tout aussi régulièrement le plan d’action. Réagissez rapidement aux contraintes qui surgissent et aux opportuni­tés qui se présentent.
◦ Ne vous laissez pas écraser par l’urgence, ni mettre la pression. Prenez le temps de réflé­chir avant toute décision importante.
◦ Pensez à protéger les droits de propriété intellectuelle que pourrait susciter la réalisa­tion du projet : création artistique, dessin, modèle, marque, brevet, etc.
◦ Anticipez les obligations liées à l’attribution de toute aide publique et, le cas échéant, pri­vée (compte rendu d’activité, justificatifs d’utilisation des fonds reçus … ).

Que votre projet soit ponctuel (organisation d’un événement) ou durable (création d’une activité), la phase de réalisation est une phase délicate mais, ô combien, exaltante. Une fois qu’on y a pris goût, on peut difficilement s’en passer. Le projet produit l’homme qui produit le projet, etc.

 

Etape 9 – Evaluer et Formuler un bilan.

L’évaluation est au service du projet, elle est utile et nécessaire :

• Elle met le doigt sur vos forces et vos faiblesses.
• Elle met en évidence les compéten­ces que vous avez mobilisées (les acquis de l’expérience).
• Elle permet de revenir vers vos par­tenaires avec un bilan lucide (crédi­bilité oblige). Les partenaires d’hier peuvent être les employeurs de demain.
• Elle contribue à fidéliser vos parte­naires sur de nouveaux projets.
• Elle vous aide à déterminer vos prochains objectifs et vos prochai­nes actions.
• Prenez le plan d’action étape par étape, activité par activité, mesurez et analysez les écarts entre les objectifs fixés et les résultats obtenus, essayez de comprendre aussi bien les facteurs de réussite que les raisons des échecs.
• Notez les « + » et les « – », ce qui vous a paru le plus difficile et le plus facile, ce qui vous a donné la plus grande satisfaction et le pire désagrément, ce qui a été le plus formateur et ce que vous pensez avoir découvert sur vous-même.
• Procédez en deux temps : une première analyse à chaud, laissez décanter quelques semaines et remet­tez tout sur la table. La mise à distance apporte plus de sérénité et d’objectivité dans le jugement. Il faut le savoir et le vérifier concrètement.
• Constituez votre « petite bibliothèque des erreurs » à ne pas renouveler. On apprend plus des échecs que des réussites.
• Attention quand même, les situations ne se repro­duisent jamais à l’identique. Les rapports humains ne se mettent pas en équation, heureusement, sinon quel ennui !
• Confrontez votre analyse avec des personnes exté­rieures au projet. Elles vous aideront à situer la part de chacun dans les réussites et les échecs.
• Une bonne évaluation est une formidable aide à la décision pour vos projets futurs.
• Préparez un petit document de bilan à l’intention de vos partenaires. Pensez à les remercier de leur partici­pation. Vous pouvez soit vous déplacer chez eux pour leur présenter les résultats concrets du projet (film, expo, rencontres débats), soit organiser une petite fête de bilan qui réunira tout le monde. Tout dépend du lien que vous souhaitez conserver avec eux.

 

Etape 10 – Se Prolonger.

Maintenant il faut consolider les fondations, développer et tenir la distance.

C’est le moment de vérifier si la méthode est vrai­ment acquise.

Ne brûlez pas les étapes sous prétexte que vous avez acquis de l’expérience.

• Repartez du bon pied : commencez par combler les faiblesses que l’évaluation a mises en évidence. Appuyez-vous sur ces résultats pour gagner en temps et en efficacité.
• Demandez conseil et continuez à vous former si votre projet l’exige.
• Soyez attentif à évaluer correctement la charge de travail et l’investissement temps nécessaires au dévelop­pement du projet.
• Conservez un questionnement critique permanent.
• Fini le bricolage, vous passez « pro ». Organisez-vous comme il faut. Prenez le temps de peser vos décisions : un peu moins d’intuition, un peu plus de réflexion seront les bienvenues.
• Continuez à vous faire plaisir, ce sera votre moteur et votre bouée de sauvetage quand vous serez submergé de travail.
• Ne baissez pas les bras, vous aurez forcément des hauts et des bas.

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