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L’un des problèmes majeurs que pose la communication entre les hommes tient à ce que la signification des termes employés dans les échanges verbaux, est différente selon les interlocuteurs « technicité, connaissances et vécus ». Ces différences d’interprétation peuvent générer parfois des malentendus plus ou moins graves qui pourraient peut-être être évités en précisant le sens exact des termes utilisés.

Ces problèmes ne sont pas nouveaux mais notre société actuelle, et parmi celle-ci de nombreuses personnalités participent à entretenir des confu­sions permettant de rallier l’opinion générale pour recueillir une adhésion quasi-totale.

Un exemple qui nous concerne particulièrement : le terme « sport » est mis « à toutes les sauces ». C’est très « tendance ». On écrit et on parle du sport à l’école, du sport des seniors pour les plus de 60 ans, d’aller « faire son sport » pour un simple footing. Et pourtant … S’il s’agit bien dans tous les cas d’activités physiques, ces locutions n’ont rien en commun, sinon qu’elles sont des activités motrices.

  • Est-il donc plus vulgaire ou plus archaïque de parler d’édu­cation physique ou motrice, d’activité physique d’entretien et de santé ou encore de loisir sportif ?
  • Sans doute, dans une époque où l’image est reine et où la « frime » a plus de poids que la réalité …

Donc il est indispensable, pour la bonne compréhension des notions, de définir les termes qui seront employés sur le terrain.

Athlétique :

Dans !’Antiquité grecque, l’athlète était celui qui combattait dans les lieux publics (la notion de spectacle était déjà un corollaire), en s’adonnant aux acti­vités gymniques. Celles-ci étaient représentées par la lutte, la course, le saut et les lancers du disque et du javelot. Les vainqueurs, c’est à­ dire les gagnants dans leur discipline, recevaient des récompenses.

Il est donc normal de concevoir ce qui peut être qualifié d’athlé­tique : c’est la manifestation de qualités physiques de haut niveau d’expression : plus vite, plus fort, plus haut, plus loin, plus long­temps.

L’athlétisme est devenu le sport qui regroupe les courses, les sauts, les lancers.

Formation

Il est toujours délicat de définir un vocable dont les significations sont variées sinon multiples comme celui que nous employons.

D’après certains dictionnaires, son sens s’étend du vol de canards ou d’avions, d’un groupe de bateaux, d’un orchestre pour rejoindre des notions considérées comme beaucoup plus nobles, comme l’édu­cation et la culture, en passant par l’apprentissage professionnel. Ces ouvrages fournissent pourtant quelques pistes, grâce aux définitions de synonymes qui autorisent des distinctions un peu éclairantes pour établir une formulation plus précise et satisfaisante.

Elle est définie comme l’action d’apprendre ce qu’il est utile de savoir. En négligeant d’approfondir la signification du mot utile, on peut estimer que l’idée dominante se situe dans l’appropriation ou et la transmission de connaissances, de savoirs, autrement dit d’un contenu.

J.-J. Rousseau indique que « l’instruction n’est qu’une partie de l’éducation. »

Enseignement

Il est considéré comme « l’action et l’art de transmettre des connaissances à quelqu’un ». La transmission étant du domaine de la communication.

Apprentissage

Il en est le plus souvent question dans une formation, dite professionnelle, et serait : « l’acquisition de connaissances, d’informations, de savoir faire, du domaine pratique ou intellectuel. »

Développement

L’idée dominante du terme est celle d’expansion, d’extension, d’accroissement. Un processus qui va du petit vers le grand, du peu vers le plus.

Éducation

C’est un concept plus général. Éduquer (de « educare » = condui­re), c’est « conduire vers … » qui implique une finalité, un objectif. Elle peut être considérée comme « la mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d’un être humain ».

La formation constitue, comme le développement, un objectif de l’éducation dont il convient de fixer le but, l’objectif final.

L’idée de former suggère celle d’édifier, de construire … avec le matériau des savoirs acquis par l’instruction. Si l’on consent à placer – à terme – l’autonomie comme résultat final de l’éducation, on peut admettre que des savoirs « construits » font appel à une participation active de plus en plus personnelle des sujets auxquels elle s’adresse.

Formation athlétique

Nous proposons donc de définir la formation athlétique en rapport avec nos préoccupations, comme : « une action éducative métho­dique, menée sur des enfants et des adolescents dont on sollicite la participation active de plus en plus autonome, destinée à leur per­mettre d’exprimer à l’âge adulte le maximum de leur potentiel athlétique dans la spécialité de leur choix ».

Mettre en place une action formative

Une action formative consiste à :

  • 1. Apprendre des connaissances (acquérir des informations et des outils).
  • 2. Apprendre à apprendre (s’organiser pour sélectionner les infor­mations pour mieux se les approprier).
  • 3. Apprendre à faire (s’organiser pour choisir et mettre l’action en œuvre).
  • 4. Apprendre à faire ou agir ensemble (s’inclure dans un collectif qui s’entraide pour faire mieux ou davantage).

Tout acte de formation s’inscrit dans un environnement où des interactions s’établissent entre les pôles d’un quadrilatère formé par l’enseigné, la connaissance, le groupe et l’enseignant.

Ce quadrilatère est déformable selon l’évolution du processus, selon l’importance prise par l’un des pôles à certaines périodes du cheminement.
Les fluctuations de la forme du quadrilatère doivent correspondre à la philosophie du projet de formation.

L’inné et l’acquis

Des tentatives resurgissent périodiquement pour tenter de faire prévaloir l’importance inégale de l’inné par rapport à l’acquis (au détriment de ce dernier), notamment dans le domaine de l’intelli­gence.

Or nous savons maintenant que si la programmation génétique est souvent capitale dans les développements physique et physiologique, il n’en est pas de même pour l’organisation cérébrale.

Le cerveau humain possède une capacité caractéristique à s’auto-organiser.

Les travaux de recherche ont permis de montrer que le développement des capacités intellectuelles s’effectue par des processus d’interac­tions complexes entre des phénomènes de maturation (d’origine interne) et des phénomènes de stimulation (d’origine externe) sans pouvoir établir de priorité constante des uns et des autres.

(un poten­tiel latent a besoin d’une stimulation pour se révéler).

Aptitude

Elle représente une disposition personnelle naturelle ou acquise à faire quelque chose. Une aptitude peut se transformer en capacité.

Capacité

Qualité de celui qui est apte à comprendre une chose et à la faire. Être capable de, c’est montrer concrètement ce que l’on peut faire.
Elle consiste à avoir le pouvoir de faire, avec une connotation de regroupement des paramètres qui permettent l’action.

Des capacités peuvent devenir des compétences.

Compétence

Ensemble des conditions estimées nécessaires à la réussite (somme de connaissances, de savoirs faire et d’expériences).

LA GRANDE ENFANCE 6-11 ANS

DONNÉES THÉORIQUES ET PRATIQUES

La grande enfance est qualifiée de premier âge d’or pour les apprentissages. Les raisons sont nombreuses.

  • Le plaisir des découvertes.

  • L’enthousiasme quand l’intérêt a été provoqué.

  • Leurs stéréotypes sont encore limités.

  • Mentalité saine dans les pratiques ludiques.

  • Esprit de compétition.

  • Acceptation de l’adulte.

C’est l’époque du premier « accrochage » dans le choix d’une spécialisation possible. Il est donc important pour un club qui reven­dique une bonne formation de choisir des éducateurs compétents, et ouverts pour eux-mêmes, à une conformation dans un esprit de per­fectionnement permanent. Le projet sportif – formateur d’une école de sport doit faire l’objet d’une attention particulière et d’un suivi régulier.

CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES

Les enfants de cet âge restent généralement très homogènes, même si des différences pondérales peuvent se présen­ter. Il est bon d’être attentif à la surcharge et s’enquérir d’une prise en compte du problème auprès des parents afin de mieux y remédier.

Depuis une trentaine d’années, la société connaît une augmentation croissante d’enfants précocement obèses. Les causes sont, économiques, mais bien évidem­ment alimentaires.

On constate, généralement, chez ces jeunes une consommation très forte de sucreries, pâtisseries, glaces, sodas, cocas, barres chocolatées et autres, autant d’accu­mulation de sucres rapides le plus fréquemment combinés avec des graisses, avec une suppression des repas traditionnels au profit de sandwiches et de « grignotages télé & phone ».

Il faut rappeler que les sucres « rapides » sont rapidement digé­rés (environ une vingtaine de minutes}, c’est-à-dire transformés en nutriments pour passer dans le sang puis pénétrer dans les diffé­rentes cellules de l’organisme.

Ces sucres, utilisés surtout par les muscles (gros consommateurs d’énergie) et le cerveau subissent une oxydation proportionnelle au travail musculaire mis en œuvre. Mais non utilisés au cours des trente minutes qui suivent leur ingestion, ces sucres en surplus se transforment d’abord en glycogène (polymè­re du glucose}, en réserve dans les cellules et dans le foie.

En surabondance, ils deviennent des réserves de graisse s’accumulant dans les aponévroses puis dans des régions sélectives pour chaque individu (taille, abdomen, nuque …). Le phénomène est commun à tous les âges !

On peut toutefois dire que les enfants, à cette période de leur développement, sont dans l’ensemble équilibrés, harmonieux et que l’on peut les faire jouer ensemble, indifféremment, filles et garçons.

CARACTÉRISTIQUES PHYSIOLOGIQUES

Caractéristiques hormonales

Dans les deux sexes, les hormones sont sécrétées de façon sensiblement égale et en faible quantité. Elles ne sont d’ailleurs pas produites par les glandes sexuelles, encore immatures, mais par les cortico-surrénales. Ce qui signifie que les différences que l’on établit à cet âge entre filles et garçons ne sont pas physiolo­giques, mais du domaine socioculturel.

L’appareil moteur (os, articulations, muscles)

Sauf exception à cet âge, les mouvements gardent leur amplitu­de complète, si l’activité corporelle est suffisante en quantité et en qualité.

On peut le vérifier en jouant à « faire le chat » qui ronronne, en position à quatre pattes à genoux. On arrondit le dos puis en glissant les mains en avant et en gardant les cuisses verticales, on s’étire en creusant le dos.

Par des jeux du même genre, il est possible de leur faire entretenir l’amplitude articulaire et l’élasticité musculaire « normales ». C’est aussi un moyen de déceler d’éventuelles rai­deurs de certaines régions corporelles afin de pouvoir y remédier par quelques étirements passifs ou actifs.

L’appareil cardio-pulmonaire

Est très adaptable et mis en œuvre par les enfants dans leurs dif­férents jeux. Ils se régulent d’eux-mêmes pour récupérer des efforts fournis, le plus souvent brefs, rapides, intenses et répétés.

Il y a quelques réserves dans des stages auprès d’intervenants et d’enseignants qui imposaient systématiquement aux enfants en début de séance, des « échauffements » calqués sur ceux des adultes, qui eux, en ont besoin.

A-t-on souvent vu des filles et des garçons s’échauffer avant de jouer à « chat perché ou sauter à la corde ? Laissons-les en liberté. La sécuri­té étant assurée par ailleurs. Leur énergie s’accroît, leur besoin d’activité devient de plus en plus important.

En France, plus que dans les pays voisins, le système scolaire impose une immobilité prolongée en position assise pendant quatre à cinq heures par jour avec des coupures, il est vrai. C’est tout de même beaucoup !

Bien que nous sachions, et depuis longtemps, que la possibilité d’attention active efficace de ces enfants, ne dépasse pas 15 à 20 minutes pour une même matière, dans une demi-journée.

L’éducation respiratoire

Dans les différentes activités pratiquées dans les écoles de sport, à l’oc­casion de jeux proposés qui provoquent de l’essoufflement, c’est l’âge idéal pour l’éducation respiratoire :

Comment :

  • en leur faisant prendre conscience de la respiration nasale et buccale ;
  • en leur faisant découvrir une respiration ventrale et une respi­ration costale ;
  • en leur faisant constater la différence entre la respiration de repos et la respiration d’effort ;
  • en leur inculquant la notion de rythmicité dans une ventilation liée aux changements d’allure.

REPOS

EFFORT

ORGANE

NASALE

NASALE ET BUCCALE

LOCALISATION

VENTRALE

COSTALE

INSPIRATION

ACTIVE

PASSIVE (RÉFLEXE)

EXPIRATION

PASSIVE

VOLONTAIRE-ACTIVE

Il est capital de procéder à cet apprentissage et d’en contrôler de temps en temps individuellement la réalisation. Car il faut garder en permanence l’idée que la ventilation est le seul moyen volontaire d’intervention du sportif sur ses récupérations.

CARACTÉRISTIQUES SENSORI-MOTRICES

Les trois phases de la motricité

Deux phases invisibles et une phase visible.

La motricité s’effectue en trois phases dont le déclenchement et le déroulement ne sont pas liés de façon systématique (intervention de la mémoire et de la volonté).

La PRISE D’INFORMATION

Elle fonctionne sur le mode centripète avec à l’origine corporelle des capteurs spécialisés qui transmettent les signaux au centre ner­veux approprié et maintenant bien localisé. Elle est dotée d’une faculté de stockage qui influe même de façon inconsciente sur le choix des informations et les rend « sélectives ». Elle est invisible à l’observateur.

LE CHOIX ET LA DÉCISION

Choix et décision concernent l’action à accomplir en vue d’un objectif à atteindre. La mémoire est capitale, permettant en un temps plus ou moins durable, des comparaisons avec des expériences vécues précédemment. En rapport voisin avec la situation présente et le rappel de leur conséquence : réussite ou échec. Cette phase est invisible à l’observateur.

L’EXÉCUTION

Elle se trouve liée aux trois types de mouvements :

  • Réflexes,
  • Auto­matiques
  • Et volontaires,

C’est la seule phase observable

CARACTÉRISTIQUES INTELLECTUELLES

Le fonctionnement intellectuel se révèle par deux capacités qui se traduisent par ce qu’il est coutume d’appeler I ‘intelligence.

Ce sont deux processus de la pensée :

  1. L’analyse
  2. Et la synthèse.

Le problème de l’intelligence

Intelligence dérive du mot latin « intelligentsia » qui signifie à la fois l’action de « comprendre » et la « bonne entente » ou enco­re « commun accord » (vivre en bonne intelligence avec autrui).

C’est une capacité générale d’adap­tation aux différents problèmes posés par.

Le processus du développement intellectuel (Jean Piaget]

On peut maintenant concevoir que le développement intellec­tuel, comme le développement physique, physiologique, affectif et social ne s’effectue pas de façon régulière et linéaire, mais procède par seuils et par stades.

Jean Piaget (1896-1980), citoyen suisse de langue française, étu­die le développement de l’enfant et de son intelligence. Il publie Le langage et la pensée chez l’enfant, en 1923, puis quelques années plus tard La naissance de l’intelligence chez l’enfant.

Il propose deux notions essentielles pour expliquer ce développement :

  1. Le processus d’accommodation
  2. Et le processus d’assimilation.

LE PROCESSUS D’ACC0MMODATION

Il correspond aux actions accomplies dans la motricité et dans la pensée de l’enfant, lorsqu’il se trouve confronté à une situation nou­velle qui lui pose problème.

La solution sera apportée par le sujet grâce à une expérimenta­tion active (pensée ou motricité) faisant référence – par la mémoire – aux expériences vécues par le passé. Le plus souvent par la métho­de des « tâtonnements et erreurs », jusqu’à l’obtention du résultat efficace.

Il y a alors une adaptation circonstancielle qui apporte une équilibration entre la recherche du résultat et la gratification quand il y a réussite et la persévérance pour aboutir, malgré des échecs.

LE PROCESSUS D’ASSIMILATION

Le renouvellement de la même situation-problème entraînera la réponse efficace et positive de plus en plus souvent et rapidement, de telle sorte que le problème s’estompera. Cette réponse sera peu à peu intégrée.

Le sujet va se l’approprier, la faire sienne. Piaget parle alors du processus d’assimilation.

C’est la période riche de la scolarité primaire : lire, écrire, comp­ter, s’organiser, se situer dans l’espace et le temps…

Mais c’est aussi le moment où les inégalités sociales se révèlent de plus en plus nettement, liées au niveau culturel de la famille et au statut socio-économique des parents.

CARACTÉRISTIQUES SOCIALES

Désir de valorisation

Le jeune, au cours de cette période, se plie volontiers à une orga­nisation sociale lorsqu’elle lui convient, c’est-à-dire lorsqu’elle lui permet de se sentir valorisé car la comparaison par la compétition est primordiale.

Dans tous les domaines. C’est l’âge où les sujets veulent être les plus forts, les plus rapides, les plus habiles, les plus malins.

Ils revendiquent un papa et une maman les plus beaux, les plus ceci, les plus cela avec la plus belle « bagnole ou caisse ».

Cette comparaison permanente les aide à prendre conscience de leur personnalité et de celle d’autrui.

Leur égocentrisme s’atténue en fin de période, mais ils restent très sensibles à tout ce qui flatte leur ego. Car c’est aussi l’âge des défis : « T’es pas cap’ … ».

Les amitiés durables

Les relations avec les autres enfants étaient jusque-là occasion­nelles éventuellement régulières, liées surtout aux habitudes familiales. Les relations interindividuelles s’établissaient au cours de jeux divers, selon les circonstances.

C’est pendant cette période qu’apparaissent des attachements préférentiels qui procèdent de l’affectif, le plus souvent inconsciem­ment, mais qui s’orientent vers la durée.

La découverte de soi (qui n’en est qu’à ses débuts) s’effectue conjointement à la découverte de l’autre. Ainsi peuvent naître des amitiés …

C’est l’âge d’or pour les éducateurs qui savent exploiter le plaisir des découvertes du monde et des autres. Ils peu­vent proposer aux jeunes des situations variées, diversifiées qui :

  • Enrichissent leur vécu par une accumulation d’expériences ;

  • Développent leur faculté d’adaptation générale et de coordina­tion ;

  • Leur permettent de compenser leurs échecs dans certains domaines, par des réussites dans l’éventail des situations pro­posées (gratification) ;

  • Les amènent réciproquement à relativiser leurs réussites par rap­port à des échecs (humilité).

Attitude pédagogique

Les grandes lignes de l’attitude du pédagogue au cours de la période sont centrées sur quelques thèmes :

  • La rigueur dans le respect des consignes.

  • La manifestation de l’attention personnelle portée à chaque enfant (paroles, gestes, mimiques … ).

  • Éviter la vexation, sauf exception pour des fautes graves ou dangereuses.

  • Réaliser un équilibre entre « encouragements-satisfactions » et « consolation-espérance » pour chacun.

  • Appliquer une justice impersonnelle avec sacralisation de la règle.

  • Enfin et surtout entretenir, voire accentuer l’envie de progresser.

DONNÉES PRATIQUE

Le volume musculaire

  • Il n’est pas question de proposer des séances spécifiques inutiles et néfastes (croissance). Les éducateurs se bornent à surveiller les sur­charges pondérales pouvant provoquer des handicaps pour le présent et l’avenir.

  • La relation avec les parents est très recomman­dée.

  • Il ne s’agit plus de volume musculaire mais d’excès graisseux.

La force

  • Comme pour le développement du volume musculaire, un travail spécifique est inutile.

  • Le développement de la force s’effectue de façon automatique à travers toutes les activités pratiquées dans tous les actes de la vie courante et au sein du club.

  • La tonicité musculaire sera acquise par la pratique de jeux divers.

  • Précaution : appairer les sujets par poids de corps.

La vitesse

Bien que le jeune ne puisse prétendre à des performances dans ce domaine, il est fortement recommandé de :

  • Détecter les jeunes dotés d’une aptitude particulière à base génétique ;

  • D’entretenir et développer chez tous les jeune cette qualité si précieuse.

EXEMPLE SPORT CO

  • Réalisation de parcours de 15 à 40 mètres effectués à 80 % et jusqu’à 100 % de leur maximum avec des récupérations adap­tées.

  • Leur durée est liée à la reconstitution (synthèse) de la réserve de phosphocréatine dans les fibres.

  • Épuisée en 6 à 10 secondes, elle est restaurée après 1 minute pour un effort à 80 %. Pour les efforts à 100 %, la synthèse se réalise à 90 % après 2 minutes de repos … et à 100 % après 4 minutes.

LES OBJECTIFS

  • Développer la réactivité (avec des signaux auditifs et visuels).

  • Développer la vivacité (vitesse gestuelle).

  • Développer l’efficacité des appuis.

  • Apprentissage de quelques bases techniques.

De nombreuses situations ludiques peuvent être proposées dont des formes compétitives comme les parcours au premier arrivé avec des positions de départ variées, des courses à rattraper (sur 2 lignes décalées de 2m) et là aussi avec départs en positions variées.

DOMAINE DES ENDURANCES

Il n’est pas nécessaire de consacrer des séances particulières ou même de fractions de séance aux deux aspects de l’endurance.

  • D’abord, parce que la puberté va intervenir pour installer de nou­velles conditions enzymatiques, aussi bien pour le travail aérobie que pour le travail glycolytique.

  • Ensuite parce que l’entraînement d’endurance aérobie fondamentale qui pourrait être utile, notamment sur le plan cardio-pulmonaire, demande de la durée qui paraît fastidieuse car monotone pour de nombreux jeunes de cet âge.

En fait, cet entraînement s’effectue par l’ensemble des activités physiques auxquelles se livre l’enfant, puisqu’il s’agit d’une accumu­lation quantitative d’efforts de moyenne et faible intensité.

Enfin un dernier argument en faveur de cette prise de position, c’est que l’expérience a prouvée à diverses reprises que pour des postes très différents, c’est la qualité la plus facile à améliorer en relativement peu de temps.

La ventilation

Par contre, à l’occasion des jeux pratiqués qui engendrent l’es­soufflement, pendant des pauses de récupération, il est souhaitable de procéder à l’éducation respiratoire.

Notamment en :

  • faisant constater la différence entre la ventilation de repos et celle d’effort ;

  • insistant sur l’alternance rythmique expiration-inspiration ;

  • faisant valoir que dans l’effort, c’est l’expiration qui doit être volontaire et active alors que l’expiration est devenue « réflexe ».

Au repos, c’est l’inspiration qui est active, suivie d’une expiration passive.

A PÉRIODE PUBERTAIRE 11-12 à 14-15 ANS

DONNÉES THEORIQUES ET PRATIQUES

Elle débute à 11-12 ans chez la fille et 12-13 ans chez le garçon.

Elle dure jusqu’à 13-14 ans pour les premières et 14-15 ans pour les seconds. C’est une période clé dans la vie des humains. On parle d’ailleurs à son sujet de « révolution pubertaire » et de« boulever­sement hormonal ».

Un ou deux ans avant l’apparition des signes particuliers au sexe, l’hypothalarnus commence à fabriquer le releasing facteur, un neuro­transmetteur qui agit sur une glande endocrine voisine, l’hypophyse qui déclenche la production d’hormones de croissance (GH) et d’hor­mones gonadotropes qui règlent les glandes sexuelles (on dit de l’hypophyse qu’elle est le « chef d’orchestre » des glandes endocrines).

CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES

Les filles atteignent la puberté plus tôt que les garçons, entre 9 et 12 ans. Elles sont aussi plus grandes entre 10,5 et 13,5 ans et plus lourdes entre 10,1 et 13,8 ans (données statistiques). C’est plus tard que les garçons dépassent définitivement les filles en taille et en poids.

En général, les différences entre les morphologies des sujets vont créer une hétérogénéité au sein des groupes. On trouve des différences de taille de 20 à 25 cm voire davantage et de 5 à 15 kilos pour des enfants de même âge civil.

La croissance en taille et le développement musculaire procèdent par « poussées » et la plupart du temps par « alternance ». On peut observer des accroissements de taille de 7 à 12 cm et plus en un an pour un même individu et des poussées de 3 à 5 cm et plus en 4 ou 5 semaines.

Les membres s’allongent, presque toujours les inférieurs avant les supérieurs, puis le thorax se développe. Pour les membres, il est fré­quent de constater une alternance : le droit avant le gauche ou le contraire. Il convient de ne pas s’affoler en cas de déséquilibre pas­sager. Mais une surveillance s’impose afin de pouvoir intervenir si l’anomalie est persistante. Car un déséquilibre (une jambe plus cour­te que l’autre) provoque des réactions en chaîne dans la statique du rachis (scoliose).

CARACTÉRISTIQUES PHYSIOLOGIQUES

Les os

Les cartilages de conjugaison, situés aux deux extrémités de la diaphyse des os longs, qui gouvernent le développement des os en longueur, sont fragiles comme tous les cartilages.

La pratique d’ef­forts intenses et répétés (charges importantes) peut provoquer l’arrêt plus ou moins complet de la croissance (nécrose du cartilage). Une radio du poignet (interprétée par un spécialiste) détermine sans crainte d’erreur si la croissance d’ensemble est terminée.

Le sujet peut alors pratiquer la musculation avec charges progressives sans inconvénient, après en avoir appris les techniques correctes (règles d’exécution).

Les articulations

Les cartilages articulaires qui se trouvent en contact permanent, lubrifiés par le liquide synovial facilitant le glissement des surfaces articulaires entre elles sont fragiles également (comme le sont aussi les fibro cartilages : bourrelets, ménisques, disques). Leur usure pré­maturée peut être à l’origine de phénomènes d’arthrose avec souvent production d’ostéophytes ou de hernie discale.

La musculation n’est pas seule en cause. La répétition des micro­traumatismes dus aux courses longues sur terrain dur (route) provoque les mêmes résultats.

Les ligaments articulaires et les muscles péri-articulaires doivent garder leur élasticité, pour préserver la mobilité autorisant l’ampli­tude complète des mouvements permis par la forme des surfaces. Élasticité et amplitude sont des facteurs d’efficacité des mouve­ments.

D’où l’importance des exercices d’étirements dont le rôle majeur est de rétablir ces deux qualités.

Les muscles

Le capital génétique a programmé

  • Le nombre de fibres qui composent chaque muscle avant la naissance : il ne variera pas !

  • Une répartition des fibres lentes, rapides et intermédiaires dans chaque muscle du corps. Mais cette répartition n’est pas défini­tive. Pourquoi ? Parce que les cellules (= fibres) musculaires sont sous l’étroite dépendance des commandes nerveuses au plan fonctionnel. C’est donc la qualité (intensité) et la quantité des stimulations nerveuses qui interviennent dans les change­ments de types des fibres.

  • Les transformations sont possibles. Elles devront être entretenues par des sollicitations suffisantes.

L’expérience a montré que la tendance habituelle consiste dans la transformation du vite vers le lent par insuffisance de stimulations efficaces. D’où l’importance du travail de vitesse à tout âge (bien mené et sans excès), puis de la force après la fin de la croissance. Vitesse et force sont liées au nombre des fibres rapides contenues dans les muscles ; notamment dans ceux dont la fonction balistique est dominante. Ce sont les muscles longs des membres et des cein­tures.

Les conditions requises pour que les stimulations soient efficaces sont bien connues : sollicitation à partir de 80 % du maximum pour les courses sur des distances courtes (jusqu’à 50 ou 60 mètres et plus) avec des récupérations proportionnées aux efforts demandés. La fré­quence hebdomadaire doit être en quantité suffisante selon les enfants. Le travail de force serait prématuré.

Le système cardio-pulmonaire

Les rythmes cardiaque et respiratoire sont eux aussi programmés génétiquement. Les progrès dans leur fonctionnement se manifes­tent par un ralentissement. Celui-ci reste dans une « fourchette » et varie selon les sujets, leur activité et leur degré d’entraînement.

Le muscle cardiaque, comme le diaphragme, est très adaptatif.

Le travail aérobie doit mener de pair avec un double objectif :

  • l’augmentation du volume des cavités cardiaques, afin de pro­pulser davantage de sang à chaque pulsation ;

  • l’augmentation de l’épaisseur des parois cardiaques, afin qu’elles aient la force d’éjecter le sang par les artères aorte et pulmonaire.

Il convient donc d’alterner des séances d’endurance fondamenta­le et des séances d’efforts intermittents. La personnalisation de cet entraînement étant rendue possible par des tests indispensables.

La respiration est le seul moyen le plus directement efficace non seulement pour gérer les récupérations, mais aussi pour mieux maî­triser les réactions spontanées primaires, le plus souvent violentes, qui sont préjudiciables. Il est bon de vérifier auprès des joueurs si l’édu­cation respiratoire prévue à la période antérieure a laissé des traces.

La régulation hormonale et enzymatique

Pendant toute cette période, la sécrétion de testostérone (hormo­ne mâle responsable entre autres de la synthèse des protéines) augmente, contribuant ainsi à l’accroissement de la masse musculaire.

  • Chez le garçon, elle augmente de 10 fois, faisant passer la pro­portion de la masse musculaire par rapport aux autres tissus de 27 à 41,8 %, ce qui représente 14,8 % d’augmentation en fin de période pubertaire.

  • Chez la fille, elle passe de 25 à 35,8 % soit une augmentation de 10,8 %.

Les enzymes qui interviennent dans les processus aérobie et anaé­robie lactique se mettent en place dans tous les tissus organiques, de telle sorte que cette période de transformation peut être également une période d’orientation vers certaines activités en liaison avec de nouvelles aptitudes, de nouvelles préférences, et de nouveaux rap­ports sociaux qui influent beaucoup sur la motivation des individus.

CARACTÉRISTIQUES SENSORI-MOTRICES

Incoordination générale

Les modifications morphologiques, notamment l’augmentation de la taille et du poids, provoquent dans la plupart des cas une dimi­nution très marquée des coordinations spécialisées.

La precision du contrôle gestuel diminue avec la modification temporaire de nombreux paramètres de l’action. Il n’est donc pas étonnant d’avoir à renouveler des apprentissages techniques alors qu’ils avaient été réalisés peu de temps auparavant.

Cette période d’incoordination nécessite des restructurations presque permanentes dans toutes les phases de la motricité, puis­qu’elles sont l’objet :

  • Phase 1

  • dans le domaine de l’information ;

  • de modifications dans la vision, la kinesthésie et l’équilibration

  • de modifications qui en découlent directement dans les rap­ports espace-temps ;

  • Phase 2

  • dans le domaine du choix et de la décision ;

  • les expériences passées sont devenues caduques, par consé­quent la comparaison n’est plus valable pour choisir puis décider de l’acte à exécuter ;

  • Phase 3

  • les facteurs d’exécution se trouvent en plein dévelop­pement, mais leur niveau de performance est très variable selon les sujets puisqu’ils ne sont pas encore matures.

La fatigue

Les périodes de poussées de croissance sont souvent accompa­gnées et/ou suivies d’états de fatigue générale qui se traduisent par des moments« d’apathie » (indolence, inertie, paresse, rêverie) plus ou moins prolongés et plus ou moins répétés.

Il est fréquent de constater chez les jeunes de cet âge des moments de manifestations très dynamiques – parfois même exces­sives – qui contrastent avec des « plages » plus ou moins durables de baisse énergétique. Autrement dit, on observe une suite de com­portements cycliques, irréguliers et très personnels dont l’adulte a des difficultés à démêler le vrai du faux. Mais il est normal d’être compréhensif et tolérant vis-à-vis des joueurs qui sont habituelle­ment de bonne volonté.

CARACTÉRISTIQUES INTELLECTUELLES

Un progrès majeur consiste dans le passage progressif des opéra­tions « concrètes » aux opérations « formelles ». La logique formelle concerne la forme des opérations de l’entendement, du rai­sonnement, sans considérer la matière sur laquelle elles s’effectuent. Ainsi, l’équation (a+b)( a – b) = a2 – b’ est formelle comme valable pour tous les nombres réels. Ce stade autorise :

  • Le passage du concret à l’abstrait (généralisation par induc­tion).
  • L’élaboration du raisonnement déductif (du général au particulier) –
  • L’accès au monde hypothétique : Si je pourrais … (c’est la possibilité du rêve éveillé).
  • Le début de la construction d’un système de valeurs personnel : beau, bien, vrai, laid, mal, faux …
  • L’accès à l’introspection, grâce à la distanciation par rapport à l’implication affective.

Toutes opérations de la pensée qui débouchent sur une nouvelle capacité de concentration et d’images mentales, plus précises et per­mettant une visualisation anticipée de son propre modèle à atteindre.

C’est une grande compensation à l’incoordination motrice pour acquérir des schèmes moteurs fondamentaux.

CARACTÉRISTIQUES PSYCHO-AFFECTIVES

Dans le domaine psychique, une labilité qui correspond à l’insta­bilité hormonale s’établit pendant le début de la période et pendant une durée plus ou moins longue avant stabilisation.

Pour les rapports avec le corps et leurs manifestations émotives, on peut parler d’un âge « des pudeurs », qui correspond à l’appari­tion des caractères sexuels primaires et secondaires.

Caractères sexuels primaires

  • Descente des testicules dans les bourses et développement des organes sexuels chez les garçons.

  • Développement des seins et élargissement du bassin chez les filles.

  • Apparition des règles pour les filles.

  • Manifestations érectiles et éventuellement orgasme pour les deux sexes.

Caractères sexuels secondaires

  • Mue de la voix chez les garçons.

  • Développement de la pilosité :

    • inversion du triangle pileux sous-ombilical

    • pointe en haut chez le garçon.

    • pointe en bas chez la fille.

    • implantation pileuse différente sur le front et la nuque

    • en 3 pointes sur le front et la nuque pour le garçon,

    • presque rectiligne pour la fille.

La proximité qui se réalise dans les vestiaires (sexes séparés), les douches, les piscines sont des occasions pour décomplexer des sujets pudiques et timides de façon positive et saine vis-à-vis de la nudité. Cela favorise la prise de conscience d’une identité sexuelle. Mais la réalité montre que l’adolescent et l’adolescente connaissent d’énormes difficultés à accepter leurs changements corporels. li est d’ailleurs logique que ces problèmes sexuels constituent une des causes principales de leurs préoccupations et de leurs angoisses pour beaucoup d’entre eux. Pendant la période suivante, nous verrons de plus près leur difficulté à réaliser les adaptations nécessaires.

On peut déjà par ailleurs constater :

  • un détachement de plus en plus prononcé vis-à-vis de l’influen­ce parentale ;
  • un comportement et des propos de plus en plus critiques vis-à­vis des adultes ;
  • une mise en cause de l’autorité, en général ;
  • un désir d’autonomie et de prise de responsabilité.

Mais la discordance entre le vouloir de ces jeunes et leur pouvoir véritable engendre déjà des mini conflits avec les adultes.

À contrario, on notera une sensibilité extrême aux critiques qui leur sont faites, même très justifiées, provoquant des réactions de colère, de fuite  en claquant la porte , ou une bouderie plus ou moins durable.

Enfin, on peut remarquer que même si des progrès considérables ont été accomplis depuis quelques années, subsistent encore des attitudes « machistes » ! La sensibilité qui s’exprime par les manifes­tations variées des émotions est considérée différemment selon le sexe : la douleur, physique ou morale, traduite par les larmes reste justifiée pour la fille, tandis que … un garçon, ça ne pleure pas !.

La construction du statut du garçon et de la fille va durer pendant toute l’adolescence.

CARACTÉRISTIQUES SOCIALES

La prise de distance par rapport aux parents, aux enseignants, aux adultes en général, s’accompagne d’une propension à s’attacher aux camarades du même âge. Le « groupe » devient une notion impor­tante qui perdure à l’adolescence. L’action collective prend peu à peu une grande valeur. Mais les réactions de groupes peuvent entraî­ner des dérives avec la formation de « bandes ».

Ces bandes sont des micro-sociétés, fonctionnant avec leurs règles propres, avec des leaders, des égéries, des lieutenants, des hommes a tout faire. Elles ont leur hiérarchie, leurs rituels, leurs codes, leur justice. En général, régnant sur une zone (immeuble, quartier) déli­mitee, elles se heurtent à des bandes rivales pour étendre leur influence (souvent aussi, l’étendue de leur marché de drogue). Les conflits se règlent la plupart du temps avec violence. Autrement dit, il s’agit de « mafias » en modèle réduit. C’est un aspect négatif de /a valeur de groupe.

Par contre, contrôlé par des associations diverses – comme les clubs sportifs-, cet « esprit de groupe » peut devenir formateur de citoyenneté. Mais les adultes qui animent ces équipes doivent prendre conscience de nouvelles exigences nées de la période cri­tique que traversent leurs joueurs. Ce sont des exigences

  • de compétences ;

  • de respect mutuel et réciproque

  • du droit de s’exprimer démocratiquement.

  • de la participation à l’organisation de leur activité.

La mise en œuvre d’un projet commun, parallèle au projet sportif comme, par exemple, un voyage de fin de saison dans une région inhabituelle peut devenir une occasion concrète de formation socia­le. Établissement des règles de vie du groupe, répartition des différentes tâches, organisations de tombola, de soirées loto pour renflouer un « budget-voyage » constituent d’excellents moyens éducatifs. Sus aux idées !

DONNÉES PRATIQUES

LA PUISSANCE

Ce n’est pas encore le moment favorable à l’acquisition du volu­me musculaire et de la force maximale qui ne sera véritablement un objectif qu’en fin d’adolescence. Par contre, la musculation qui concerne le gainage s’impose d’autant plus que les modifications rnorphologiques fragilisent la tenue rachidienne. C’est un travail d’entraînement impératif, au même titre que celui qui concerne la Vitesse.

La vitesse

Tous ces changements nuisent aussi aux perceptions du domaine de la vitesse. Il convient de les adapter régulièrement aux variations surtout sensitives qui affectent les repères spatiaux temporels des mouvements. Les différents aspects à entretenir et développer qu’il faut rappeler sont : la réactivité, la vivacité, la coordination des appuis, l’amplitude, la fréquence, le relâchement, l’explosivité des appuis dans les différents plans.

Les parcours efficaces n’excèdent pas une douzaine de secondes étant réalisés avec une intensité égale et supérieure à 80 % du maxi­mum, avec des récupérations correspondantes à la durée et l’intensité de la dépense énergétique.

Le perfectionnement technique a plus d’impact qu’à la période précédente. li sera effectué d’abord sans ballon puis avec, dans des parcours d’assimilation. On peut l’orienter vers les thèmes qui sui­vent : courir dans l’axe, rôle des bras et surtout des épaules, placement du bassin, dos, tête, décontraction de la mâchoire infé­rieure, changements de direction et mise en action. Les progrès passent par l’acquisition de perceptions justes avec, par exemple, la notion de ligne droite pied-tête dans la poussée sur chaque appui de la mise en action.

Le perfectionnement en précision des images mentales est un gros atout pour progresser. La possibilité représentative qui se per­fectionne est extrêmement bénéfique aux différents aspects du jeu athlétique, technique et tactique. En outre, ces représentations sont très utiles dans la concentration des joueurs avant les matchs et dans des moments de pré-action en cours de partie.

LES ENDURANCES

À partir de 13 ans, on peut proposer de temps en temps des séances spécifiques d’endurance fondamentale, à conduire de façon classique au début (c’est-à-dire en continu régulier), en équilibre res­piratoire. Un test Vameval aura permis de fournir les allures adaptées à chaque joueur. Puis, pendant le même temps de course de 20 à 30 minutes, le fartleck constitue une bonne préparation à du travail intermittent. Celui-ci peut être réalisé uniquement en course mais organisé avec des exercices spécifiques du jeu ; il est mieux adapté et recueille l’assentiment de la plupart des jeunes. C’est une forme d’entraînement« intégré » très répandu à juste titre pour les équipes dont le nombre des séances hebdomadaires est limité.

L’ADRESSE

Les changements organiques aux conséquences motrices ne sont pas très favorables aux diverses composantes de cette qualité, notam­ment en ce qui concerne la régularité. L’objectif est essentiellement grâce à des répétitions régulières, de procéder aux adaptations ren­dues indispensables par les nouvelles conditions d’exécution.

Pour cette qualité, au cours de la période, ce sont les progrès effectués dans le domaine intellectuel qui pallient les troubles qui résultent du domaine psycho moteur.

Les modes d’enseignement sont semblables, c’est-à-dire

  • les mises en situation ouvertes ou/et fermées

  • les exercices de dissociation segmentaire ;

  • l’entretien d’automatismes non-stéréotypés.

Auxquels s’ajoute une double approche :

  • la maintenance d’une formation polyvalente

  • le début d’une spécialisation au poste.

Les moyens pédagogiques, notamment l’organisation par ate­liers, sont toujours efficients. Ils gagnent à être incorporés à des situations collectives

  • les signaux de déclenchement des actions ;
  • la nature de l’opposition (passive, active, pressante, réelle)
  • l’exécution de 2 exercices simultanément;
  • les espaces et les distances
  • le rythme d’exécution.

On ne peut ignorer qu’au cours de cette période d’instabilité, la participation aux activités sportives, qui paraissait capitale pendant les années précédentes, perd sa position privilégiée. Cette participa­tion repose maintenant davantage sur le contact social. Les copains jouent un grand rôle dans le choix des activités de loisir. La relation à l’autre ne repose plus seulement sur l’évaluation compétitive. Les rapports de concurrence directe qui servaient à s’évaluer existent toujours, mais ont des aspects bien plus collectifs. Le groupe de copains prend de plus en plus d’importance.

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Méthodologie

Physiologie

Anatomie

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