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Physiologie : Les Fibres Musculaires

Physiologie : Les Fibres Musculaires

Les fibres musculaires

La fonction physiologique de toute fibre sensitive ou motrice se traduit par la variation du potentiel de repos. Ce potentiel de repos est à -70 mV, la fibre étant polarisée positivement à l’extérieur et négativement à l’intérieur.

La réalisation d’un influx moteur va suivre la loi du « tout ou rien », c’est à dire que l’influx devra avoir une variation minima de 100 mV pour dépolariser la fibre, le potentiel de fibre passant à +30 mV. La vitesse de dépolarisation varie en fonction de la structure de la fibre de 15 à 120 mètres par seconde.

La fibre revient ensuite à son état initial en passant par une période d’hyperpolarisation réfractaire absolue de 1 ms pendant laquelle elle n’est plus excitable et une période réfractaire relative pouvant durer jusqu’à 15 ms et pendant laquelle la fibre n’est excitable que par un nouvel influx plus intense que le précédent.

En tenant compte da la période réfractaire, on calcule qu’un nerf ne peut pas transmettre des influx supérieurs à 1000 Hz

 

Les fibres sont classées en plusieurs types principaux :

  • aa fibres nerveuses motrices
  • Ia proprio-sensitives des fuseaux musculaires, 80 à 120 m/s
  • Ib proprio-sensitives des organes de Golgi tendineux
  • ab fibres sensitives de grand diamètre, myélinisées, très rapides, afférentes des récepteurs de la peau, inhibitrices, antalgiques, 60 m/s
  • ag fibres motrices efférentes des fuseaux musculaires
  • ad fibres sensitives de petit diamètre, myélinisées, moins rapides que ab , nociceptives, provoquant une douleur rapide, fulgurante, à type de piqûre, afférentes des récepteurs sensitifs de la peau pour la chaleur, le froid, la douleur, 15 à 25 m/s
  • B fibres végétatives préganglionnaires, 3 à 15 m/s
  • C fibres sensitives de petit diamètre, non myélinisées, lentes, nociceptives provoquant une douleur tenace à type de brûlure
  • différents types d’autres fibres (postganglionnaires, fibres afférentes du nerf grand sympathique, fibres sensitives de la peau, fibres des racines postérieures)

Classification des fibres motrices

Elles sont classées en trois types principaux dont le métabolisme est différent :

  1. rapides
  2. intermédiaires
  3. lentes

La cellule musculaire est en fait une fibre constituée de plusieurs noyaux situés en périphérie et de plusieurs milliers de myofibrilles parallèles, entourées de mitochondries et situées dans le sarcoplasme avec d’autres constituants cellulaires.

Les fibres lentes sont majoritaires dans les muscles de posture (muscles du rachis, abdominaux), les fibres rapides sont majoritaires dans les muscles travaillant essentiellement de manière dynamique (quadriceps, muscles des yeux, des doigts etc…).

De la même manière, les hommes et femmes sédentaires possèdent 45 à 55% de fibres lentes alors qu’un sportif d’endurance possédera une musculature majoritairement en fibres lentes et qu’un sprinter possédera une musculature majoritairement en fibres rapides. L’entraînement permet de plus ou moins spécialiser un type de fibres.

Chez les sportifs entraînés « en force », la surface de section des différentes fibres peut surpasser de 45% celle des athlètes d’endurance ou d’individus sédentaires de même âge, car l’entraînement en force et en puissance stimule le développement de l’appareil contractile. Les athlètes mâles ont habituellement des fibres plus volumineuses que les athlètes femelles. Cependant, l’identification d’un nombre prédominant de fibres n’a pas d’incidence sur la performance, car c’est l’interaction optimale de tous les systèmes qui est importante.

Les motoneurones de la corne antérieure sont du type A. Lorsque leur diamètre varie entre l0 et 20 µm, ce sont des fibres Aa .

On distingue aussi d’autres fibres de type A, les fibres efférentes gamma (g ), dont le diamètre est inférieur à 10 µm et la vitesse de conduction moitié moindre. Ces fibres innervent des capteurs intramusculaires sensibles à l’étirement, dont le rôle est de détecter les minimes variations de longueur des fibres musculaires.

Les fibres motrices rapides sont sollicitées par la stimulation électrique normalement juste avant ou en même temps que les fibres sensitives ab .

Plus le diamètre d’une fibre est grand, plus vite elle est dépolarisée.

En pratique les fibres sensitives sont excitées par des influx pouvant aller jusqu’à 300 Hz de fréquence et les fibres musculaires par des influx de 100 Hz de fréquence maximum.

schéma des courbes de Howson

La fibre lente (type I)

  • fibre rouge de contraction lente
  • très résistante à la fatigue
  • activité tonique
  • métabolisme aérobique oxydatif
  • mitochondries
  • les fibres I sont entourées d’un réseau capillaire très dense pouvant atteindre 200 km pour 100 g de muscle, chaque fibre étant en contact avec 6 à 8 capillaires.

La fibre intermédiaire (type IIa)

  • fibre intermédiaire de contraction rapide
  • résistante à l’activité intermédiaire
  • tonico-phasique
  • La fibre de type IIa est dite intermédiaire du fait qu’elle est relativement rapide et qu’elle présente une bonne capacité aérobie (haut niveau d’activité de l’enzyme S.D.H.) et anaérobie (haut niveau l’activité de l’enzyme P.F.K.) alors que les fibres du type IIb ont le plus grand potentiel anaérobie ; ce sont les fibres FG (fast glycolitic). La fibre du type IIc est rare et non différenciée : c’est probablement une fibre en voie de réinnervation ou de transformation.

La fibre rapide (type IIB)

  • fibre blanche de contraction rapide typiquement phasique
  • métabolisme anaérobique pauvre en mitochondries
  • moins oxydative et plus anaérobique
  • développe une grande puissance mais de courte durée
  • très fatigable.
  • riche en glycogène

L’entraînement permet aux fibres rapides d’améliorer leur potentiel métabolique aérobie sans entrer en concurrence avec les fibres lentes et de déterminer ainsi une augmentation de la consommation d’O2

Physiologie des fibres motrices

Transmission de l’excitation au muscle

L’influx part de la cellule ganglionnaire motrice jusqu’aux plaques motrices, chaque plaque motrice commandant plusieurs fibres. La plaque motrice excitée libère les molécules d’acethylcholine qui vont permettre la contraction des fibres.

Notons que plus le mouvement est précis, plus il y a d’axones innervant le muscle et moins il y a de fibres par plaque motrice. Un muscle de l’œil alignera 10 fibres maximum par plaque, alors qu’un muscle squelettique alignera jusqu’à 2000 fibres par plaque.

Notons que le muscle lisse nécessite un temps de contraction plus grand que le muscle strié.

L’augmentation du nombre de fibres musculaires recrutées dans une contraction permet de diminuer la dépense énergétique et musculaire. La corticalisation des acquis effectuée, permet de faire passer ce contrôle au second degré et de libérer la concentration et la réflexion pour d’autres tâches.

L’hyperplasie des fibres musculaires n’est pas prouvée chez l’humain.

Chaque fibre musculaire striée présente généralement une seule jonction neuro-musculaire, concernant le même type de fibres. Toutes les fibres musculaires d’une unité motrice sont du même type mais ces fibres musculaires ne sont pas groupées mais entremêlées avec d’autres fibres de type différents et dépendant d’autres unités motrices. Les fibres rapides sont innervées par de gros motoneurones, les fibres lentes par des petits neurones. La stimulation d’un seul motoneurone alpha peut faire contracter jusqu’à 300 fibres musculaires.

Les terminaisons d’un nerf innervent au moins une des 250 millions de fibres musculaires de l’organisme. Comme il n’y a qu’environ 420 000 fibres nerveuses motrices, chacune d’entre elles innerve donc plusieurs fibres musculaires.

Les neurones conduisent l’influx dans une seule direction, dite centrifuge. La vitesse de conduction d’une fibre nerveuse est proportionnelle au diamètre de la fibre et à l’épaisseur de sa gaine.

La force d’une contraction varie par nombre d’unités motrices recrutées et par augmentation des fréquences. Pour des puissances croissantes, les fibres musculaires à contraction rapide sont progressivement sollicitées. Elles ont une aptitude élevée pour le métabolisme anaérobie et consomment le glycogène de façon accélérée. Leur stock se réduit douze à treize fois plus rapidement que celui des fibres à contraction lente, car la contraction dynamique peut multiplier par 100 le métabolisme du muscle.

Cependant après 9 à 12 heures d’exercice, le seul glycogène restant est celui des fibres rapides inutilisées. La répétition prolongée de contractions musculaires entraîne une perte d’ions potassium et de calcium dans la cellule musculaire. La séparation des ponts d’actine-myosine nécessitant de l’ATP, qui n’est plus fourni pas manque de glycogène, ne se produit pas et induit une contracture; c’est pourquoi, la contracture intéresse de manière privilégiée les fibres rapides.

Noter que les fibres lentes ST ont une grande capacité aérobie, mais également une petite capacité anaérobie. L’inverse est vrai pour les fibres rapides FT.

Les fuseaux neuro-musculaires et le système gamma

Les fuseaux neuro-musculaires transmettent l’information afférente sur la longueur et la tension des fibres musculaires. Leur fonction principale est de réagir à l’étirement du muscle en initiant, par voie réflexe, une contraction plus forte qui réduit l’étirement. Le fuseau neuro-musculaire est lié, en parallèle, aux fibres musculaires extrafusales. A l’intérieur du fuseau, on distingue deux types de fibres musculaires spéciales dites intrafusales:

  • Les fibres à sac nucléaire sont de bonne dimension et renferment plusieurs noyaux dans la région équatoriale. On en compte habituellement deux par fuseau.
  • L’autre type de fibres intrafusales renferme plusieurs noyaux, étalés tout le long de la fibre.

Les régions polaires des fibres intrafusales sont striées (elles contiennent de l’actine et de la myosine) et sont capables de se contracter.

Ces fuseaux neuro-musculaires reçoivent l’innervation des trois types de fibres nerveuses : deux sont afférentes ou sensitives et une est efférente ou motrice.

  • Une afférence primaire s’enroule autour de la région équatoriale. C’est la fibre annulospiralée qui réagit directement à l’étirement du muscle; la fréquence de ses potentiels d’action est proportionnelle au degré d’étirement.
  • L’autre type d’afférence, qui est plus petite, et dont les terminaisons s’étalent comme un bouquet, innerve principalement les fibres à chaîne nucléaire, bien qu’on la trouve aussi au niveau des fibres à sac nucléaire. Ces dernières afférences sont moins sensibles à l’étirement que les premières.

L’activation des afférences annulospiralées et en bouquet déclenche une volée d’influx qui emprunte les racines postérieures (voie sensorielle) pour aller stimuler de façon réflexe les motoneurones localisés dans la moelle épinière. Le muscle se contracte donc plus fortement, se raccourcit et annule ainsi la stimulation des fuseaux neuro-musculaires.

La mince fibre gamma efférente dont les terminaisons innervent les régions polaires contracte des fibres musculaires intrafusales. Ces fibres, dont l’activation relève des centres nerveux supérieurs, complètent le mécanisme. La stimulation des fibres gamma fait contracter les régions contractiles des fibres intrafusales, ajustant ainsi la sensibilité du fuseau neuro-musculaire pour toute longueur musculaire.

Les organes neuro-tendineux (ou organes de Golgi) sont reliés en série à près de 25 fibres musculaires extrafusales. On retrouve aussi des récepteurs dans les ligaments des articulations; ils sont d’abord et avant tout des détecteurs de la tension et non de la longueur musculaire. La fonction première des organes neuro-tendineux est de protéger le muscle et son tissu conjonctif, de blessures dues à une trop grande charge.

Ce sont les récepteurs propriocepteurs qui transmettent rapidement l’information relative à la dynamique musculaire par des fibres spécialisées. Les corpuscules de Pacini sont de petites structures elliptiques localisées près des organes neuro-tendineux. Ils détectent les variations de mouvements et de pression.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

6 – Physiologie : La communication cellulaire

La survie d’un individu pluricellulaire dépend de la capacité de ses cellules à communiquer entre elles. En effet, pour assurer le maintien de l’homéostasie, les cellules qui constituent un tissu doivent échanger de l’information pour coordonner leur action, de même que les différents organes doivent pouvoir émettre et recevoir des messages, et changer leur fonctionnement en conséquence.

La communication chimique

La communication chimique correspond à la transmission de molécules informatives telles que des hormones, des facteurs de croissance, des neurotransmetteurs, des médiateurs de l’inflammation ou même des gaz comme le NO (monoxyde d’azote). Le principe est simple :

Une cellule synthétise la substance et la libère ; la sécrétion se fait généralement par exocytose, mais certaines substances sont capables de traverser directement la membrane cellulaire et sont
libérées par diffusion simple.

La substance est transportée vers sa cible. Il peut s’agir de la cellule sécrétrice elle-même (communication autocrine) ou de cellules distinctes. Dans ce dernier cas, on distingue les communications paracrine (para = à côté de) et endocrine (cellules éloignées).

La cellule cible porte à sa surface des récepteurs spécifiques. Dans la plupart des cas, il s’agit de protéines transmembranaires qui vont induire toute une série de changements à l’intérieur de la cellule.

Dans certains cas, quand le messager est capable de traverser directement la membrane cellulaire (cas du NO par exemple), le récepteur peut être situé à l’intérieur de la cellule. L’activation du récepteur induit des changements dans la cellule.

A n d’assurer une spécificité locale et temporelle, il est préférable que le messager ne s’accumule pas et soit détruit au fur et à mesure de son utilisation. L’inactivation se fait grâce à des enzymes spécifiques localisées à proximité du site récepteur.

Communication autocrine

La substance libérée agit sur la cellule qui l’a sécrétée. Ce mode de communication permet d’exercer un rétrocontrôle positif ou négatif de la sécrétion. Les cellules cancéreuses utilisent la communication autocrine pour stimuler leur survie et leur prolifération.

Communication paracrine

La cellule sécrétrice exerce son action dans son environnement proche. La substance est captée par des récepteurs localisés à proximité du lieu de sécrétion, et détruites par des enzymes extra- cellulaires pour éviter une diffusion plus large.

Communication endocrine

Il s’agit d’une communication sur de grandes distances. Une substance (hormone) est produite par une glande, libérée dans la circulation sanguine et transportée par le sang dans l’ensemble de l’organisme. Seules les cellules possédant des récepteurs spécifiques sont sensibles à l’hormone. Ces récepteurs sont capables de détecter de très petites quantités de la substance et de se lier à elle avec une grande affinité.

Communication par contact direct

Les jonctions communicantes (ou jonctions gap) sont le principal moyen de communication entre deux cellules adjacentes. Les membranes des cellules adjacentes sont traversées par des protéines appelées connexines qui forment une sorte de pore (le connexin) permettant à de petites molécules ou à des ions de passer directement. Elles permettent ainsi d’assurer un couplage métabolique et électrique entre les cellules. Ce type de communication est fréquemment rencontré au cours du développement. Chez l’adulte, on les trouve aussi en grande quantité dans le tissu cardiaque.

Cas particulier du système nerveux : la synapse

Une information est véhiculée de façon rapide, précise et dèle, au sein d’un même neurone, même sur de grandes distances, au moyen d’impulsions électriques appelées « potentiels d’action ». La communication nerveuse d’une cellule à sa cible peut se faire par voie électrique ou par voie chimique.

  • La communication électrique se fait via une jonction gap.
  • Toutefois, le plus souvent, la communication se fait sous forme chimique. Elle s’apparente à une communication de type paracrine, mais elle est beaucoup plus spécifique. En effet, la zone de contact est très restreinte, et la communication se fait entre une cellule dite pré- synaptique, qui libère le neurotransmetteur, et une partie restreinte de la cellule cible, appelée élément postsynaptique.

Différents modes de communication cellulaire.

L’astrocyte est une cellule gliale qui participe à la régulation de la communication synaptique.

7 – Physiologie : Les systèmes réceptoriels

7 – Physiologie : Les systèmes réceptoriels

Les systèmes réceptoriels

L’organisme communique des informations très différentes à l’échelle cellulaire. Celles-ci peuvent induire des réponses très longues (croissance, développement) ou de l’ordre de la milliseconde (in ux nerveux). Pour cela, l’organisme dispose de systèmes de transduction variés.

Systèmes à action ionotropique

L’action ionotropique met en jeu des systèmes capables de moduler la perméabilité membranaire à un ion induisant une modification du potentiel transmembranaire. Cette action contribue à la genèse et à la propagation d’influx nerveux et peut également affecter des mécanismes sécrétoires. Dans le cas des canaux ioniques, il n’existe pas de site spécifique pour un ligand. Néanmoins des modulateurs chimiques (toxines, ATP, calcium) et physiques (déformations de la membrane, stimulation électrique) peuvent interagir avec les protéines formant le canal et conduire à la réponse cellulaire. En revanche, les récepteurs-canaux ionotropiques, possèdent un récepteur spécifique à un ligand comme l’acétylcholine, la sérotonine, le glutamate… L’interaction (plus lente) ligand/récepteur modifie la conformation structurale du récepteur-canal qui devient alors perméable à un ion.

Systèmes à action métabotropique

L’action métabotropique est une transduction indirecte à but amplificateur qui met en jeu un ensemble de « seconds messagers » intracellulaires ainsi que des cascades de phosphorylation au niveau cytoplasmique. En fonction des protéines cibles (enzymes, canaux ioniques, facteurs de transcription…), les réponses cellulaires s’étendent sur une échelle de temps plus ou moins longue selon le mécanisme sous-jacent : croissance, différenciation ou mort cellulaires, réponses immunes et physiologiques.
Les récepteurs couplés à une protéine G (RCPG) sont des protéines formées de sept hélices transmembranaires. Ils sont couplés aux effecteurs cytoplasmiques. Il existe deux catégories de récepteurs : les RCPG « métabotropiques » moteurs de la neurotransmission lente (réponse cellulaire de l’ordre de la minute) et les RCPG sensibles aux peptides hormonaux tels que le glucagon et la calcitonine (réponse cellulaire de l’ordre de l’heure).
Les récepteurs-enzymes sont des protéines formées d’une hélice transmembranaire. Ils ont la particularité de porter un système enzymatique cytoplasmique (kinase) activé par le ligand. L’autophosphorylation du complexe ligand/récepteur stabilise le système pour induire un effet prolongé (plusieurs heures). Facteurs de croissance, hormones (insuline) ou cytokines sont des ligands naturels pouvant agir à long terme sur la synthèse protéique.

Systèmes à action nucléaire

En présence de leur ligand, les récepteurs nucléaires agissent au niveau du noyau sur une échelle de temps très longue (heures, jours). Ils ont la capacité de réguler la transcription génique grâce à leur fixation sur des séquences de réponse présentes sur l’ADN. Actuellement, deux grands types de récepteurs sont classés selon leur localisation cellulaire et la nature des ligands : le type I cytoplasmique est sensible aux hormones stéroïdes et il se transloque dans le noyau ; le type II est présent nativement dans le noyau et est sensible aux lipides et aux hormones thyroïdiennes. L’action du récepteur nucléaire peut être activatrice ou inhibitrice selon la participation de protéines annexes appelées co-activateurs ou co-répresseurs.

 

Types de couplage récepteur-effecteur et transduction.

Messagers secondaires : adénosine monophosphate cyclique (AMPc) ; calmoduline kinase (CaM kinase) ; ion calcium (Ca2+) ; diacyglycérol (DAG) ; guanosine monophosphate cyclique (GMPc) ; inositol triphosphate (IP3) ; protéine kinase A, C ou G (PKA, PKC, PKG) ; récepteurs couplés aux protéines G kinase (RCPG kinase).

8 – Physiologie : Les secteurs liquidiens

8 – Physiologie : Les secteurs liquidiens

Les secteurs liquidiens

Le constituant majoritaire des organismes vivants est l’eau qui représente 60 à 70 % de la masse d’un individu, et se répartit entre différents compartiments.

Généralités

On distingue le compartiment intracellulaire ou cytosol, séparé de l’environnement cellulaire par la membrane plasmique, et le compartiment extracellulaire, comprenant le liquide interstitiel et le plasma, la phase liquide du sang.

La quantité totale d’eau chez un individu de 70 kg est d’environ 42 L. Les secteurs liquidiens se distinguent par leur proportion dans l’organisme, leur concentration totale en solutés (osmolarité), leur teneur en ions et en protéines. Ces différences de concentration pour chacun des solutés constituent des gradients chimiques. Ces différents liquides sont en équilibre entre eux et soumis à des mécanismes d’échanges et de circulation.

Le secteur extracellulaire

Aussi appelé « milieu intérieur », c’est un liquide dont la composition est régulée. Son rôle est de protéger le liquide intracellulaire des variations du milieu extérieur (effet tampon) et, grâce à sa circulation, de permettre l’approvisionnement des cellules en O2 et en nutriments, et l’évacuation du CO2 et des produits du métabolisme.

Comment mesurer le volume d’un compartiment ?

L’injection d’une quantité connue de molécules dans la circulation sanguine permet de déterminer leur dilution dans l’espace disponible. Des molécules aptes à traverser les membranes plasmiques, telles que l’urée, sont utilisées pour évaluer la quantité d’eau totale de l’organisme. Des solutés capables de traverser la paroi vasculaire mais pas la membrane plasmique, comme le mannitol (un sucre), permettent de déterminer le volume du milieu intérieur.

L’évaluation du volume plasmatique peut être effectuée à l’aide de composés qui, comme le bleu Evans, restent con nés dans le plasma. Ces mesures de volumes liquidiens sont utiles en pharmacocinétique pour déterminer la biodistribution de médicaments. On procède par prélèvement sanguin puis dosage de la concentration de la molécule étudiée.

Le secteur intracellulaire

Le secteur intracellulaire constitue le volume d’eau le plus important : les deux tiers du volume d’eau résident à l’intérieur des cellules, soit environ 28 L. Ce secteur est assimilé généralement au cytosol mais une partie non négligeable de l’eau est située dans les organites intracellulaires. Les constituants essentiels du secteur intracellulaire sont :

  • les ions K+ (quinze fois plus abondants que le Na+), cation majoritaire,
  • les ions phosphate (H PO − et HPO 2−),
  • les ions hydrogénocarbonate, appelés « ions bicarbonate » (HCO −) et les ions chlorure (Cl−).

Les protéines intracellulaires, chargées négativement, contribuent également de manière importante à l’osmolarité intracellulaire et à l’équilibre des charges ioniques (électroneutralité). Dans certains compartiments intracellulaires, la concentration en certains ions peut se révéler plus importante (Ca2+ dans le réticulum ou l’appareil de Golgi, H+ dans les endosomes, lysosomes ou vésicules synaptiques).

Le secteur extracellulaire

Aussi appelé « milieu intérieur », il est constitué du plasma, du liquide ou lymphe interstitiel(le) qui baigne directement les cellules des tissus, et de la lymphe canalisée qui circule dans les vais- seaux lymphatiques. Il est séparé du milieu extérieur par les téguments et les barrières épithéliales. La concentration en ions est la même dans les différentes composantes du milieu intérieur.

Les ions majoritaires des liquides extracellulaires sont le Na+ (25 fois plus abondants que le K+) et le Cl−. Le plasma se distingue des autres compartiments extracellulaires par une concentration importante de protéines qui ne passent pas la barrière vasculaire (de l’ordre de 70 g·L−1).

Le secteur transcellulaire

Le secteur transcellulaire est constitué de liquides, produits par filtration et sécrétion à partir du plasma, présents dans des cavités isolées de l’organisme et séparées du milieu intérieur par une barrière épithéliale. Ce secteur, dont la composition est proche de celle du liquide interstitiel, est constitué notamment du liquide céphalorachidien présent dans les ventricules et canaux du système nerveux central, et du liquide synovial présent dans les cavités articulaires.

 

Les compartiments liquidiens.

Gauche : représentation schématique des différents secteurs liquidiens, de leur volume respectifs (en pourcentage de la masse d’eau totale de l’organisme), de leur composition et des ux entre les compar- timents. La composition du milieu intérieur est similaire dans les différents secteurs, à l’exception de la concentration en protéines, plus élevée dans le plasma.

Droite : représentation anatomique des ux de liquides entre plasma sanguin, lymphe interstitielle et lymphe canalisée.

9 – Physiologie : Transports membranaires et échanges entre secteurs liquidiens

9 – Physiologie : Transports membranaires et échanges entre secteurs liquidiens

Transports membranaires et échanges entre secteurs liquidiens

À l’interface des différents secteurs liquidiens se trouvent des barrières biologiques : membrane plasmique entre secteur intracellulaire et milieu intérieur, paroi vasculaire entre plasma et liquide interstitiel, barrière épithéliale entre milieu intérieur et milieu extérieur. L’eau et les solutés peuvent diffuser soit entre les cellules (transports paracellulaires) soit à travers l’épaisseur des cellules (transports transcellulaires).

La membrane plasmique : support des échanges

Au niveau de la membrane plasmique s’effectuent des échanges basés sur des mécanismes de diffusion simple, de transports de molécules organiques et d’ions  et de transports vésiculaires.

Les différents types de transport membranaire.

Les molécules hydrophobes (hormones stéroïdes par exemple) ou apolaires (telles que l’O2 ou le CO2) peuvent traverser la bicouche phospholipidique de la membrane par diffusion simple en s’insinuant entre les lipides. La diffusion simple s’effectue spontanément, sans besoin d’apport d’énergie d’origine métabolique, selon le gradient de concentration de la molécule, c’est-à-dire du compartiment le plus concentré vers le compartiment le moins concentré. C’est donc un mécanisme de transport passif.

L’échange d’eau et de solutés à travers la membrane est facilité par des protéines membranaires appelées transporteurs qui permettent aux cellules d’importer ou d’exporter de manière spécifique et sélective des molécules organiques et des ions. Ces mécanismes peuvent être régulés par le métabolisme cellulaire contrairement à la diffusion simple. Selon le type de protéine, le ux peut s’effectuer selon le gradient de concentration (transport passif facilité) ou contre le gradient de concentration (transport actif).

Les transports vésiculaires permettent aux cellules de libérer par exocytose des molécules généralement de grande taille (peptides ou protéines) ou hydrosolubles (neurotransmetteur par exemple) stockées dans des vésicules cytoplasmiques, ou de puiser par endocytose dans le milieu extracellulaire des molécules qui se retrouvent ensuite stockées dans des vésicules intracellulaires.

Les transports actifs

En consommant de l’énergie produite par le métabolisme cellulaire sous forme d’ATP, les trans- ports actifs sont capables de transporter des solutés contre leur gradient de concentration. Cette propriété permet aux cellules de générer une différence de concentration transmembranaire pour certains solutés. Ces transports actifs sont quali és de primaires car ils sont capables d’hydrolyser l’ATP (ce sont des ATPases).

D’autres transports actifs utilisent comme source d’énergie un gradient de concentration pour un soluté donné qui, en diffusant passivement, fournit l’énergie permettant de transporter d’autres solutés contre leur gradient. Ce sont des transports actifs secondaires car s’ils utilisent une source d’énergie d’origine métabolique – le gradient généré par les transports actifs primaires – ils ne sont pas eux-mêmes capables d’hydrolyser l’ATP. Ce sont obligatoirement des cotransporteurs

Les transports passifs d’ions

Les ions (Na+, K+, Ca2+, Cl−) sont transportés passivement à travers la membrane plasmique par des canaux. Ces transports sont particulièrement importants dans les épithéliums, où ils participent aux phénomènes de sécrétion et de réabsorption ionique (épithéliums digestifs, respiratoires et urinaires par exemple) et dans les cellules excitables (neurones, cellules musculaires) où ces ux d’ions génèrent des signaux électriques, les potentiels d’action.

Les transports de molécules organiques

Les molécules organiques comme le glucose et les acides aminés sont transportées par différents types de transporteurs, passifs et actifs. À travers la barrière des entérocytes (cellules de la lumière intestinale), le glucose est transporté activement au niveau du pôle apical par des cotransporteurs Na+/Glucose (SGLT1), ce qui permet de diriger le glucose de la lumière intestinale vers le cytosol, puis par des transports facilités (GLUT2) au pôle basal, favorisant ainsi la sortie du glucose vers les vaisseaux sanguins. Dans les autres cellules de l’organisme, le glucose diffuse du milieu extracellulaire vers le cytosol par des transports facilités GLUT et alimente ainsi le métabolisme cellulaire. Des mécanismes similaires existent pour les transports d’acides aminés.

Exemples de transport à travers la barrière intestinale.

Transports membranaires et échanges entre secteurs liquidiens

À l’interface des différents secteurs liquidiens se trouvent des barrières biologiques : membrane plasmique entre secteur intracellulaire et milieu intérieur, paroi vasculaire entre plasma et liquide interstitiel, barrière épithéliale entre milieu intérieur et milieu extérieur. L’eau et les solutés peuvent diffuser soit entre les cellules (transports paracellulaires) soit à travers l’épaisseur des cellules (transports transcellulaires).

La membrane plasmique : support des échanges

Au niveau de la membrane plasmique s’effectuent des échanges basés sur des mécanismes de diffusion simple, de transports de molécules organiques et d’ions et de transports vésiculaires.

Les différents types de transport membranaire.

Les molécules hydrophobes (hormones stéroïdes par exemple) ou apolaires (telles que l’O2 ou le CO2) peuvent traverser la bicouche phospholipidique de la membrane par diffusion simple en s’insinuant entre les lipides. La diffusion simple s’effectue spontanément, sans besoin d’apport d’énergie d’origine métabolique, selon le gradient de concentration de la molécule, c’est-à-dire du compartiment le plus concentré vers le compartiment le moins concentré. C’est donc un mécanisme de transport passif.

L’échange d’eau et de solutés à travers la membrane est facilité par des protéines membranaires appelées transporteurs qui permettent aux cellules d’importer ou d’exporter de manière spécifique et sélective des molécules organiques et des ions. Ces mécanismes peuvent être régulés par le métabolisme cellulaire contrairement à la diffusion simple. Selon le type de protéine, le ux peut s’effectuer selon le gradient de concentration (transport passif facilité) ou contre le gradient de concentration (transport actif).

Les transports vésiculaires permettent aux cellules de libérer par exocytose des molécules généralement de grande taille (peptides ou protéines) ou hydrosolubles (neurotransmetteur par exemple) stockées dans des vésicules cytoplasmiques, ou de puiser par endocytose dans le milieu extracellulaire des molécules qui se retrouvent ensuite stockées dans des vésicules intracellulaires.

Les transports actifs

En consommant de l’énergie produite par le métabolisme cellulaire sous forme d’ATP, les trans- ports actifs sont capables de transporter des solutés contre leur gradient de concentration. Cette propriété permet aux cellules de générer une différence de concentration transmembranaire pour certains solutés. Ces transports actifs sont quali és de primaires car ils sont capables d’hydrolyser l’ATP (ce sont des ATPases).

D’autres transports actifs utilisent comme source d’énergie un gradient de concentration pour un soluté donné qui, en diffusant passivement, fournit l’énergie permettant de transporter d’autres solutés contre leur gradient. Ce sont des transports actifs secondaires car s’ils utilisent une source d’énergie d’origine métabolique – le gradient généré par les transports actifs primaires – ils ne sont pas eux-mêmes capables d’hydrolyser l’ATP. Ce sont obligatoirement des cotransporteurs

Les transports passifs d’ions

Les ions (Na+, K+, Ca2+, Cl−) sont transportés passivement à travers la membrane plasmique par des canaux. Ces transports sont particulièrement importants dans les épithéliums, où ils participent aux phénomènes de sécrétion et de réabsorption ionique (épithéliums digestifs, respiratoires et urinaires par exemple) et dans les cellules excitables (neurones, cellules musculaires) où ces ux d’ions génèrent des signaux électriques, les potentiels d’action.

Les transports de molécules organiques

Les molécules organiques comme le glucose et les acides aminés sont transportées par différents types de transporteurs, passifs et actifs. À travers la barrière des entérocytes (cellules de la lumière intestinale), le glucose est transporté activement au niveau du pôle apical par des cotransporteurs Na+/Glucose (SGLT1), ce qui permet de diriger le glucose de la lumière intestinale vers le cytosol, puis par des transports facilités (GLUT2) au pôle basal, favorisant ainsi la sortie du glucose vers les vaisseaux sanguins. Dans les autres cellules de l’organisme, le glucose diffuse du milieu extracellulaire vers le cytosol par des transports facilités GLUT et alimente ainsi le métabolisme cellulaire. Des mécanismes similaires existent pour les transports d’acides aminés.

Exemples de transport à travers la barrière intestinale.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

10 – Physiologie : L’osmose

L’osmose est le mouvement de molécules d’eau entre deux compartiments liquidiens selon un mécanisme de transport passif (diffusion simple + diffusion facilitée).

Les mouvements de l’eau, solvant biologique, entre les différents secteurs liquidiens peuvent provoquer des variations de concentration des solutés très importantes.

L’eau diffuse par osmose

Cette diffusion s’effectue du compartiment le plus riche en eau vers le milieu le moins riche. La présence de solutés dans une solution diminuant la concentration en molécules d’eau, l’osmose s’effectue des secteurs les moins concentrés vers les plus concentrés en solutés. Ce flux d’eau aboutit à équilibrer les concentrations de part et d’autre de la membrane. Bien que l’eau puisse traverser les bicouches lipidiques par diffusion simple malgré son caractère hydrophile, la perméabilité à l’eau des membranes plasmiques est considérablement augmentée par des canaux spécifiques, les aquaporines.

Notion d’osmolarité et de pression osmotique

La concentration totale s’appelle l’osmolarité, et est exprimée en Osmol·L−1 et correspond à la somme des concentrations en solutés (exprimées en mol·L−1) en tenant compte de la dissociation des ions en solution.
L’osmolarité efficace sur les mouvements d’eau s’appelle la tonicité (C, exprimée en Osmol·L−1). La présence de solutés perméants, qui diffusent simplement et s’équilibrent de part et d’autre de la membrane, n’in uence pas les mouvements d’eau, La tonicité ne tient donc compte que de la concentration des solutés imperméants. L’osmolarité d’une solution contenant 150 mM de NaCl est ainsi de 300 mOsm·L−1, correspondant à la somme des concentrations de Na+ et Cl−.

Osmolarité et tonicité.

  • A. Les tonicités physiologiques du cytosol et du plasma sont identiques ; les flux d’eau sont à l’équilibre.
  • B. Le milieu contient une molécule perméante (par exemple l’urée), qui diffuse et s’équilibre de part et d’autre de la membrane. Sa présence n’influence donc ni la tonicité ni l’osmose.
  • C. La concentration en espèces imperméantes (NaCl) est modifiée, la tonicité est affectée. Les concentrations en NaCl et en urée
    sont les concentrations extracellulaires.

Deux solutions d’osmolarité identique sont dites iso-osmotiques. Une solution de faible osmo- larité est dite hypo-osmotique au regard d’une autre plus concentrée (hyperosmotique). Deux solutions de tonicité identique sont dites isotoniques. Une solution de plus faible tonicité qu’une autre est dite hypotonique au regard de la première (hypertonique).

Les mouvements d’eau peuvent entraîner des variations de volume des compartiments liquidiens. L’eau étant la molécule la plus abondante de l’organisme, tout mouvement de sa part entraîne des variations de volume des secteurs concernés. Des cellules plongées dans une solution hypotonique subissent une entrée d’eau et une augmentation de leur volume cellulaire pouvant aboutir à la rupture de leur membrane plasmique, ou lyse cellulaire. A contrario, des cellules plongées dans une solution hypertonique subissent une diminution de volume cellulaire ou plas-molyse, due à une fuite d’eau

Pression oncotique et pression hydrostatique

Au sein des différents liquides organiques, la concentration totale en solutés est relativement identique et influence peu les mouvements d’eau. En revanche, la concentration en protéines libres est très différente entre les compartiments, forte dans les cellules et le plasma et faible dans le liquide interstitiel. La pression osmotique spécifique aux protéines est nommée pression oncotique et influence les mouvements et la circulation de liquides entre les différents compartiments. La circulation d’eau entre le plasma et le liquide interstitiel est dépendante de deux forces : la pression oncotique qui attire l’eau vers le plasma et la pression hydrostatique (due à la pression sanguine) qui pousse l’eau du sang vers le liquide interstitiel. La différence de ces deux forces entraîne des ux de liquides du sang vers les tissus (côté artériole du lit capillaire) ou des tissus vers le sang (côté veinule).

Pression osmotique (π) d’une solution : C’est une force qui attire l’eau depuis une autre solution à travers une membrane semi-perméable séparant les deux compartiments. L’osmose s’effectue des zones de faible π vers les zones de forte π. La valeur de π est donnée par la loi des gaz parfaits et s’exprime en pascal : π = R × T × C R = constante des gaz parfaits (8,32 J⋅mol–1⋅K–1), T = température (en K).

11 – Physiologie :  L’équilibre ionique

11 – Physiologie : L’équilibre ionique

Les ions sont des solutés chargés particulièrement importants en physiologie car :

• ils représentent plus de 90 % de l’osmolarité des liquides biologiques ;

• leur charge empêche leur diffusion simple à travers la bicouche lipidique ;

• leur charge leur confère la propriété de générer des signaux électriques ;

• ils peuvent réguler le fonctionnement de nombreuses protéines (Ca2+et Mg2+).

Principe général régissant la diffusion des ions

Les ions, du fait de leur charge, subissent, en plus du gradient chimique, des phénomènes d’attraction et de répulsion électrostatiques, les charges identiques se repoussant alors que les charges opposées s’attirent. La membrane plasmique est une bicouche phospholipidique isolante qui permet d’accumuler sur chacune de ses faces des charges électriques opposées, et donc de maintenir un gradient électrique de part et d’autre de la membrane.

Origine du gradient chimique

La pompe Na+/K+ de la membrane plasmique assure un transport actif primaire qui extrude trois ions Na+ et fait entrer deux ions K+ dans les cellules contre leurs gradients respectifs en hydrolysant une molécule d’ATP. Cette pompe, exprimée de manière ubiquitaire, est responsable des gradients chimiques de Na+ et K+ transmembranaires.

Gradient électrique transmembranaire

Quand la membrane est perméable aux ions (canaux ouverts), leur diffusion génère un ux de charges qui engendre une différence de potentiel (ddp). Si on mesure la ddp entre l’intérieur de la cellule et l’extérieur à l’aide d’électrodes reliées à un voltmètre, on constate que cette ddp est négative. La ddp membranaire est appelé potentiel de membrane (Vm) et constitue un gradient électrique qui attire ou repousse les ions.

Potentiel électrochimique

Le potentiel électrochimique représente la faculté à modifier la quantité d’une espèce chimique X en solution en un point de l’espace. Exprimée en J·mol−1, sa valeur est déterminée par :

μ(X) = R × T × Ln(C(X)) + z × F × E

avec R = constante des gaz parfaits (8,32 J·mol−1·K−1), T = température (en K), C = concentration (en mol·L−1), E = potentiel (en V), F = 96 500 Cb, z = valence.

Gradient électrochimique et équilibre électrochimique

L’existence d’une charge électrique sur une face de la membrane attire ou repousse les charges ioniques se trouvant en vis-à-vis.

le Na+ est attiré vers le cytoplasme par le gradient électrique (car la face interne de la membrane est chargée négativement et attire donc les cations) et par le gradient chimique. Le K+ est attiré vers le cytoplasme par le gradient électrique, et vers le milieu extracellulaire par le gradient chimique. Si la membrane est perméable à ces ions (si les canaux sont ouverts), ils vont diffuser dans le sens du gradient électrochimique, somme des gradients chimiques et électriques. Il est nécessaire de pouvoir calculer le gradient de manière à déterminer le sens de diffusion des ions.

Chaque ion est soumis à deux forces, électrique et chimique. Lorsque celles-ci sont égales et de sens opposé, l’ion est dit à l’équilibre. Cette situation survient pour une certaine valeur du potentiel de membrane (différence de potentiel entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule), appelée potentiel d’équilibre pour l’ion X (Eion). Cette valeur est calculée par l’équation de Nernst :

Les gradients chimiques (Gc) et électriques (Ge)
déterminent la diffusion des ions à travers la membrane.

Les gradients électrochimiques peuvent être déterminés en calculant la différence de potentiel électro- chimique Δμ pour chaque ion. Pour Na+ (en rouge), Δμ(X) < 0, l’ion diffuse de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule ; pour K+ (en bleu), Δμ(X) > 0, l’ion diffuse de l’intérieur vers l’extérieur ; pour Cl− (en vert), Δμ(X) = 0, l’ion est à l’équilibre électrochimique.

Gradient électrochimique d’un ion en solution Δμ

C’est la différence entre les potentiels électrochimiques d’un ion dans deux compartiments A et B :

Δμ = μA – μB = R × T × Ln(CA(X)/CB(X)) + z × F × (EA – EB)

6 – Physiologie : La communication cellulaire

12 – Physiologie : Le liquide céphalorachidien

Le liquide céphalorachidien

Anatomie

Le liquide céphalorachidien (LCR) est un liquide incolore dont la composition est très proche de celle du plasma. Il est contenu autour du système nerveux central, dans les espaces délimités par les méninges, ou à l’intérieur de celui-ci (dans les ventricules). Les méninges sont des membranes de protection au nombre de trois : la pie-mère est richement vascularisée et est collée à la surface du cerveau ; l’arachnoïde est une membrane très ne qui délimite un espace appelé « sous-arachnoïdien » dans lequel on trouve 150 mL de LCR ; la dure-mère est une membrane très solide. L’espace situé entre la dure-mère et l’arachnoïde (sous-dural) est très peu dilaté et ne contient donc pas de LCR. Au niveau de l’arachnoïde se trouvent des villosités arachnoïdiennes, qui agissent comme des soupapes et régulent la pression. Si la pression de LCR augmente, les villosités s’ouvrent pour laisser échapper le LCR.

Rôles

Le LCR a tout d’abord un rôle de protection mécanique. En e et, le cerveau est un organe extrême- ment fragile, protégé par une structure osseuse, la boite crânienne. Le LCR prévient les chocs directs du cerveau sur l’os (traumatismes crâniens). Il faut noter que cette protection est peu efficace chez le nourrisson, chez qui les espaces péri-cérébraux sont élargis. Si l’on tient compte en outre du fait que les muscles du cou assurant le maintien de la tête sont très faibles, on comprend aisément que secouer un bébé puisse avoir des conséquences dramatiques.

Le LCR a également un rôle de tampon et permet de maintenir un environnement physico-chimique constant. Il apporte des éléments nutritifs et assure l’élimination de divers solutés. Cette fonction est rendue possible par le fait que le plexus choroïde (la paroi du ventricule qui fabrique le LCR) autorise des échanges entre le sang et le LCR. Par exemple, le CO2 passe très facilement du sang vers le LCR. Ainsi, une élévation de la pression partielle de CO2 dans le LCR contribue à stimuler les centres respiratoires a n de compenser cet excès.

En médecine.

À partir de quelques millilitres de LCR prélevés par ponction lombaire, un examen cytochimique et bactériologique permet de faire le diagnostic de maladies infectieuses (méningite…), inflammatoires (sclérose en plaque…), ou de détecter des métastases de cancer (lymphome notamment). Depuis peu, elle aide au diagnostic de la maladie d’Alzheimer, en mettant en évidence des biomarqueurs qui reflètent les lésions neuropathologiques cérébrales caractéristiques de la maladie (peptide Aβ1-42, protéine tau). En n, la ponction lombaire permet aussi de mesurer la pression intracrânienne et ainsi de détecter un éventuel œdème cérébral ou un hématome.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

13 – Physiologie : Les tissus de l’organisme

C’est quoi un tissu ? Le tissu … C’est une population de cellules différenciées qui forment un ensemble fonctionnel, territorial et biologique. Plus de 200 types cellulaires différents constituent l’organisme humain. Ces cellules sont agencées en structures organisées appelées tissus.

Les tissus et leurs niveaux d’organisation

L’organisme, comme chaque organe, est constitué de quatre tissus fondamentaux : le tissu épithélial, le tissu conjonctif, le tissu nerveux et le tissu musculaire. Les épithéliums dérivent des trois tissus embryonnaires, à savoir de l’ectoderme, du mésoderme et de l’endoderme ; les tissus conjonctifs et les tissus musculaires du mésoderme ; et le tissu nerveux de l’ectoderme.

Un ensemble fonctionnel signifie que, bien que toutes les cellules appartenant à ce tissu ne soient pas identiques, elles concourent toutes à la même fonction physiologique. Par exemple, les cellules de l’épithélium digestif participent toutes à la fonction digestive même si certaines sont spécialisées dans la fonction d’absorption des nutriments, d’autres dans la sécrétion de mucus et d’autres dans les échanges ioniques. Un ensemble territorial signifie que chaque tissu est observé dans un territoire de l’organisme et est séparé des tissus voisins par une barrière, la membrane basale. Un ensemble biologique est caractérisé par des propriétés fonctionnelles et moléculaires qui lui sont spécifiques. On peut ainsi identifier les tissus par les marqueurs biologiques spécifiques (protéines par exemple) qui leur sont propres.

Systèmes de cohésion tissulaire

La notion de tissu implique celle d’unité et donc une cohésion assurée par des systèmes de jonctions entre les cellules du tissu (jonctions cellules-cellules) et entre les cellules et la matrice extra- cellulaire (systèmes d’adhésion cellules-matrice). Ces systèmes sont plus ou moins abondants selon le type de tissu.

Les jonctions cellules-cellules

Les jonctions serrées forment une ceinture protéique (à base de claudines et occludine) autour de chaque cellule et provoquent l’accolement des membranes plasmiques voisines. Sur la face cytoplasmique, le complexe protéique interagit avec les filaments d’actine intracellulaire. Ces jonctions (appelées aussi jonctions étanches) forment des barrières plus ou moins étanches selon les tissus.

Les jonctions adhérentes constituent également un système protéique en ceinture (à base de cadhérines) et permettent un attachement intercellulaire grâce aux interactions entre cadhérines de cellules voisines.

Les desmosomes établissent des systèmes d’interaction ponctuels (en rivet) formés de protéines de la famille des cadhérines (desmogléines et desmocollines).

Les complexes jonctionnels interagissent au niveau cytoplasmique avec le cytosquelette, les filaments ns d’actine pour les jonctions adhérentes et serrées et les filaments intermédiaires pour les desmosomes.

Les systèmes d’adhérence cellule-matrice

Ils sont représentés par des systèmes d’hémidesmosomes et d’adhésions focales. Les protéines membranaires permettant l’interaction avec la matrice extracellulaire sont des protéines de la famille des intégrines qui, sur leur face cytoplasmique, interagissent également avec le cytosquelette (actine pour les adhésions focales et filaments intermédiaires pour les hémidesmosomes). Ainsi, il existe une cohésion conférant une résistance mécanique aux tissus, leur permettant de supporter des déformations et des étirements.

Les jonctions et systèmes d’adhésion cellulaires.

Les systèmes d’adhésion sont constitués de protéines membranaires (claudine, occludine, cadhérines,intégrines…) et de protéines cytoplasmiques formant des complexes d’adhésion avec lesquelles interagissent les filaments du cytosquelette (actine pour les jonctions serrées, adhérentes et focales, lament intermédiaire pour les desmosomes et hémidesmosomes).

Les quatre grandes familles de tissus de l’organisme.

Ces tissus sont observés au niveau des différents organes, ici l’estomac.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

14 – Physiologie : La matrice extracellulaire

La matrice extracellulaire constitue le compartiment extracellulaire des tissus. Cette matrice est abondante dans le tissu conjonctif et nettement moins dans les épithéliums. La matrice est com- posée de fibres protéiques et d’une substance fondamentale.

Rôles de la matrice extracellulaire

Les propriétés de la matrice extracellulaire sont dépendantes du type de bres présentes et de la proportion bres/substance fondamentale. La matrice peut ainsi être liquide (plasma sanguin), gélatineuse (cartilage), breuse (tendons) ou solide (os).

La matrice extracellulaire est impliquée dans les fonctions suivantes :

  • Mécanique : résistance à l’étirement (tendons, ligaments), élasticité (cordes vocales), support (os, cartilage), soutien et jonctions entre organes.
  • Transport : gaz, nutriments, hormones… (plasma sanguin).
  • Filtration : membranes basales (glomérule rénal).
  • Adhésion, migration cellulaire : membrane basale (épithélium).

Les constituants : fibres et substance fondamentale

Les fibres sont constituées essentiellement de collagènes et d’élastine

Les collagènes sont les protéines les plus abondantes (25 % de la masse protéique de l’organisme). Elles sont sécrétées par exocytose sous la forme de procollagène par de nombreux types cellulaires dont les broblastes. À l’extérieur des cellules, les procollagènes sont transformés en tropo-collagènes qui s’assemblent ensuite pour former des structures macromoléculaires, les brilles qui peuvent s’agréger pour former des fibres de grande taille (plusieurs microns de diamètre et dizaines de microns de longueur). Ces protéines sont très résistantes à la traction mais peu élastiques.

 Interaction cellule-constituants de la matrice.

GAG et protéines de la matrice extracellulaire s’associent pour former des structures macromoléculaires observables en microscopie électronique.

L’élastine est une protéine supportant des étirements jusqu’à 150 % de sa longueur de repos. Dans les tissus soumis à des étirements importants (artères, poumons), ces ibres sont mélangées à des bres de collagène conférant à l’ensemble résistance et élasticité. Son élasticité est due à sa grande hydrophobicité qui lui permet de se replier sur elle-même spontanément suite à un étirement.

La substance fondamentale

C’est le milieu, liquide ou semi-liquide (visqueux), dans lequel baignent, et avec lequel interagissent, les cellules. Elle est constituée :

  1. de liquide extracellulaire (eau, ions, nutriments) ;
  2. de polymères de glucides, les glycosaminoglycanes (ou GAG) tels que l’acide hyaluronique et la chondroïtine sulfate. Les GAG chargés négativement attirent les cations et absorbent l’eau, créant une turgescence tissulaire qui augmente la résistance de la matrice extracellulaire à la compression et aux chocs ;
  3. de protéines glycosylées, les glycoprotéines d’adhérence ( bronectine, laminine) et les protéo- glycanes (protéines associées à des GAG). Les GAG peuvent s’associer avec les protéoglycanes pour former des structures macromoléculaires.

Un exemple de matrice extracellulaire : la membrane basale

La membrane basale est une matrice extracellulaire en feuillets, riche en collagène, séparant deux compartiments tissulaires. Elle est présente entre les épithéliums et les conjonctifs, entre les cellules musculaires et les neurones (au niveau des jonctions neuromusculaires), ou encore entre un épithélium et un endothélium vasculaire (par exemple, membrane alvéolocapillaire pulmonaire). Outre son rôle de barrière, la membrane basale joue un rôle dans la structure des tissus en permettant l’ancrage, la migration et la survie cellulaires. Elle a un rôle nutritif pour les cellules épithéliales. D’une épaisseur totale de 100 à 500 nm, elle est constituée de plu- sieurs lames (basale et réticulaire) dont les constituants sont produits par l’épithélium et par le conjonctif sous-jacent.

Structure (A) et constituants de la membrane basale (B) séparant un épithélium d’un conjonctif.

Structure (A) et constituants de la membrane basale (B) séparant un épithélium d’un conjonctif.

Un exemple de matrice extracellulaire : la membrane basale

La membrane basale est une matrice extracellulaire en feuillets, riche en collagène, séparant deux compartiments tissulaires. Elle est présente entre les épithéliums et les conjonctifs, entre les cellules musculaires et les neurones (au niveau des jonctions neuromusculaires), ou encore entre un épithélium et un endothélium vasculaire (par exemple, membrane alvéolocapillaire pulmonaire). Outre son rôle de barrière, la membrane basale joue un rôle dans la structure des tissus en permettant l’ancrage, la migration et la survie cellulaires. Elle a un rôle nutritif pour les cellules épithéliales. D’une épaisseur totale de 100 à 500 nm, elle est constituée de plu- sieurs lames (basale et réticulaire) dont les constituants sont produits par l’épithélium et par le conjonctif sous-jacent.

Structure (A) et constituants de la membrane basale (B) séparant un épithélium d’un conjonctif.

15 – Physiologie : Les épithéliums

15 – Physiologie : Les épithéliums

Les épithéliums se renouvellent constamment et possèdent une organisation architecturale carac­téristique:

  • une ou plusieurs couches de cellules jointives reposant sur une matrice extracellulaire spéciali­sée, la membrane basale, qui les sépare des tissus conjonctifs voisins;
  • très peu de milieu et de matrice extracellulaire;
  • une absence de vaisseaux sanguins;
  • une polarité morphologique très prononcée. À leur apex, vers la cavité (ou lumière), les cellules pré­sentent un pôle morphologique et fonctionnel appelé pôle apical (ou luminal). Les surfaces latérales et le pôle opposé des cellules épithéliales, vers la membrane basale, constituent le pôle basolatéral. On distingue les épithéliums de revêtement et les épithéliums glandulaires.

Spécialisations et classifications des épithéliums

Les épithéliums sont constitués d’une couche de cellules reposant sur la membrane basale (épithé­lium simple et épithélium pseudostratifié) ou de plusieurs couches (épithélium stratifié) de cellules de forme aplatie (épithélium pavimenteux), cubique (épithélium cubique) ou allongée (épithélium cylindrique ou prismatique).

Des systèmes de spécialisations peuvent être présents aux pôles fonctionnels.

  • Au pôle apical : microvillosités (des replis digitiformes de la membrane plasmique qui aug­mentent sa surface), cils (structures motiles qui permettent de déplacer des particules ou des liquides dans la lumière), grains de sécrétion ou de mucus.
  • Au pôle basolatéral: systèmes d’adhésion à la matrice et jonctions cellule-cellule.

Les différents types d’épithéliums : L’épithélium pseudo-stratifié se caractérise par la présence d’une seule assise de cellules reposant toutes sur la membrane basale mais n’atteignant pas systématiquement la lumière.

Les épithéliums de revêtement

Les épithéliums de revêtement constituent la paroi interne des cavités ouvertes sur le milieu extérieur (lumière digestive, respiratoire, urinaire), la paroi interne des cavités isolées de l’extérieur (cavités pleurale, péritonéale, péricardique, ventricules cérébraux), et la paroi interne du système circulatoire (vaisseaux sanguins, oreillette et ventricule). Ils séparent donc le milieu intérieur du milieu extérieur. Toute molécule pénétrant dans le milieu intérieur ou en sortant, doit passer cette barrière. Les épithéliums de revêtement assurent les fonctions suivantes:

  • protection contre la déshydratation, les agressions microbiennes, chimiques et physiques (couche superficielle de la peau: épiderme, épithéliums de la partie antérieure du tube digestif, de l’urètre et du vagin). Ces épithéliums sont le plus souvent des épithéliums stratifiés.
  • échange peu sélectif et très rapide de gaz. Ces épithéliums sont formés d’épithéliums simples pavimenteux (paroi des alvéoles pulmonaires et des vaisseaux sanguins).
  • transport spécifique et sélectif de molécules et d’ions au niveau des épithéliums digestifs (fonction d’absorption des nutriments) et urinaires (fonction d’excrétion). Ce sont également des épithéliums simples.
  • motilité et déplacement de particules ou de liquides pour les épithéliums ciliés. Ils sont obser­vés au niveau des voies respiratoires supérieures et permettent, grâce aux mouvements des cils d’évacuer les particules vers l’air extérieur.

Les épithéliums glandulaires

Ces épithéliums ont pour fonction principale la production et la libération d’un produit de sécrétion vers le milieu extérieur (ce sont les glandes exocrines) ou le milieu intérieur (ce sont les glandes endocrines, qui sécrètent des hormones dans le sang). Les cellules glandulaires peuvent être disséminées dans un épithélium de revêtement (cellules caliciformes de l’intestin ou de la trachée), ou regroupées en glandes pluricellulaires (glandes salivaires) qui déversent leurs secrétions dans des canaux.

Les glandes exocrines produisent des secrétions soit de nature aqueuse, les secrétions séreuses, riches en ions et/ou en enzymes (suc pancréatique, sueur), soit de nature visqueuse, les sécrétions muqueuses (ou mucus), caractérisées par la présence de mucines, des glycoprotéines. Ce mucus joue le rôle de lubrifiant et est sécrété notamment dans les voies respiratoires et digestives.
Les produits de sécrétion sont libérés par exocytose (sécrétion mérocrine), détachement de l’apex cellulaire (sécrétion apocrine) ou lyse (sécrétion holocrine).

Mode de sécrétion des épithéliums glandulaires.

16 – Physiologie : Les tissus conjonctifs

16 – Physiologie : Les tissus conjonctifs

Le terme de tissu conjonctif (TC) désigne l’ensemble des tissus dérivés du mésenchyme embryonnaire présentant une structure diffuse. Par opposition aux épithéliums, les cellules du TC ne sont pas jointives et baignent dans une abondante matrice extracellulaire constituée de deux composants essentiels, les fibres protéiques et la substance fondamentale. Les TC consti­tuent la voie de passage des vaisseaux sanguins dans l’organisme. Ce sont les tissus les plus abondants, ils sont impliqués dans les fonctions de remplissage, de soutien, d’emballage, de stockage d’énergie et de transport.

Structure générale du tissu conjonctif. Ici est représenté un tissu conjonctif lâche, le tissu aréolaire.

Les cellules du tissu conjonctif

Les cellules fixes ou résidentes

Les cellules résidentes du TC proviennent des cellules souches mésenchymateuses. Elles sont responsables de la synthèse de la matrice.

  • Les fibroblastes sont les cellules actives du conjonctif. Ces cellules fusiformes ou étoilées synthétisent et libèrent les constituants macromoléculaires de la matrice extracellulaire, et notamment les collagènes et les protéoglycanes. Les fibrocytes inactifs sont des fibroblastes quiescents.
  • Les myofibroblastes possèdent les propriétés des fibroblastes associées à des propriétés de contractilité.
  • Les adipocytes sont spécialisés dans la mise en réserve de graisses ; ils dérivent également du mésenchyme, et sont présents dans tous les TC.
  • Les ostéocytes et ostéoblastes, et les chondrocytes et chondroblastes sont trouvés respective­ment dans le tissu osseux et le tissu cartilagineux.

Les cellules libres ou mobiles

  • Les cellules libres sont d’origine hématopoïétique (macrophages, mastocytes, granulocytes et lymphocytes) et sont impliquées dans les fonctions de défense de l’organisme et les fonctions immunitaires. La présence de ces cellules est notamment dépendante du niveau d’inflammation du tissu.
  • Les macrophages dérivés de monocytes circulants sont capables de passer la paroi des vais­seaux sanguins par diapédèse et de se transformer ensuite en histiocytes puis en macrophages doués de phagocytose.
  • Les mastocytes sont impliqués dans la libération d’histamine et de cytokines au cours des réactions allergiques.
  • Les granulocytes sont responsables de réactions immunitaires non spécifiques, et les lympho­cytes sont les cellules effectrices de l’immunité spécifique.

Les différents types de tissus conjonctifs et leurs rôles

Les tissus conjonctifs présentent plusieurs modes d’organisation. On distingue les TC propre­ment dit des TC spécialisés (les tissus adipeux, osseux, cartilagineux ou encore sanguins). Les proportions cellules/fibres/substance fondamentale vont donner ses propriétés mécaniques au tissu conjonctif. On distingue ainsi différents tissus conjonctifs proprement dit en fonction de ces proportions:

Les TC denses riches en fibres.

Ces dernières peuvent être orientées selon un seul axe (les TC denses réguliers : les tendons, ligaments), orientées dans les trois axes de l’espace (les TC denses irréguliers : aponévrose, valves cardiaques), ou de nature élastique (les TC denses élastiques : paroi de l’aorte, cordes vocales). L’abondance de ces fibres confère une résistance mécanique très importante (résistance à l’étirement du collagène supérieure à celle de l’acier à poids égal).
Les TC spécialisés ont des structures dévolues à une fonction essentielle. Le tissu osseux pré­sente une matrice solide minéralisée riche en cristaux d’hydroxyapatite. Le tissu cartilagineux possède une matrice gélatineuse ou fibreuse selon le type de cartilage. Le tissu adipeux, essen­tiellement constitué de cellules et présentant peu de fibres et de matrice, est spécialisé dans le stockage des triglycérides dans des vésicules lipidiques.

Les TC lâches riches en substance fondamentale.

Ces tissus souples forment par exemple le stroma de certains organes (tissu conjonctif réticulé), ou la paroi conjonctive de la muqueuse intes­tinale. Le chorion (ou lamina propria) des muqueuses est un exemple de tissu aréolaire.

Les TC spécialisés

Les TC spécialisés ont des structures dévolues à une fonction essentielle. Le tissu osseux pré­sente une matrice solide minéralisée riche en cristaux d’hydroxyapatite. Le tissu cartilagineux possède une matrice gélatineuse ou fibreuse selon le type de cartilage. Le tissu adipeux, essen­tiellement constitué de cellules et présentant peu de fibres et de matrice, est spécialisé dans le stockage des triglycérides dans des vésicules lipidiques.

Exemples de tissus conjonctifs.

Exemples de tissus conjonctifs.

A) Tissu adipeux riche en cellules arrondies, les adipocytes présentant un noyau aplati par la gouttelette lipidique.

B) Tissu conjonctif élastique (artère).

C) Tissu conjonctif dense irrégulier (valvule cardiaque). Les fibres sont orientées dans les différents axes.

D) Tissu conjonctif dense régulier (tendon). Les fibres sont parallèles les unes aux autres.

17 – Physiologie : Le tissu nerveux

17 – Physiologie : Le tissu nerveux

Le tissu nerveux, qu’il soit central (SNC) ou périphérique (SNP), est constitué de deux types cel­lulaires d’origine ectodermique (à une exception près, la microglie):

• les neurones, qui assurent la fonction de communication;

• les cellules gliales, qui forment un tissu de soutien et régulent la fonction nerveuse. On estime qu’elles représentent 50 % du nombre total de cellules dans le système nerveux.

Les neurones

Ils constituent l’unité fonctionnelle du tissu nerveux et ont plusieurs caractéristiques.

Leur morphologie est en relation avec leur fonction de communication

Les neurones présentent un corps cellulaire (ou soma, ou péricaryon), duquel partent deux types différents de prolongements appelés neurites :

  • les dendrites sont courts, ramifiés et effilés à un pôle ; ils reçoivent des informations provenant d’autres neurones.
  • l’axone propage des informations vers d’autres cellules. De longueur pouvant varier de quelques micromètres à 1 mètre, il est en général unique et se ramifie à son extrémité.

Les neurones peuvent être classés en plusieurs catégories selon leur structure. On distingue ainsi, selon le nombre de neurites partant du corps cellulaire, les neurones unipolaires, bipolaires, et multipolaires .

La morphologie des neurones est adaptée à leur fonction : le soma intègre les milliers d’infor­mations qui lui parviennent des dendrites, et l’information est ensuite relayée vers l’axone et peut se propager de manière ciblée à distance des centres nerveux.

Ce sont des cellules excitables

Cela signifie qu’ils peuvent produire des signaux électriques rapides, les potentiels d’action, pro­pager cette information sur de longues distances le long de l’axone et la transmettre à une autre cellule. Ces fonctions d’excitabilité sont dues à des canaux ioniques activés par une variation de potentiel électrique, les canaux voltage-dépendants.

Ils communiquent entre eux

Les zones de communication entre neurones, appelées synapses, s’effectuent généralement entre l’extrémité d’un axone (le bouton axonal) et le système de réception d’un autre neurone, les den­drites ou le soma. Les synapses peuvent être chimiques ou électriques (jonction gap). Au niveau des synapses chimiques , les neuromédiateurs sont libérés par l’élément présynaptique, ils se fixent sur des récepteurs postsynaptiques et induisent une réponse. Les synapses électriques permettent aux informations électriques (potentiels d’action) de circuler directement d’un neurone à un autre.

Les cellules gliales ou gliocytes

Ces cellules possèdent avant tout une fonction de tissu de soutien (glie = colle), mais leurs fonc­tions sont diverses.

Histologie du tissu nerveux.

Morphologie (A) et classification des neurones.

(B) Les différents types de cellules gliales du système ner­veux central.

(C) Synapse chimique.

(D) Les cellules gliales du système nerveux

18 – Physiologie : Le tissu musculaire

18 – Physiologie : Le tissu musculaire

Le tissu musculaire est constitué de cellules – les myocytes ou fibres musculaires – spécialisées dans la production d’un travail mécanique, la contraction, à partir d’une énergie chimique, l’ATP. On distingue trois types de muscles:

les muscles striés souvent attachés au squelette et impliqués dans le mouvement autour d’une articulation, la posture et la production de chaleur,

le muscle cardiaque (myocarde) propulsant le sang dans les vaisseaux,

les muscles lisses composant la couche de cellules musculaires enveloppant un grand nombre d’organes creux (voies digestives, respiratoires, vaisseaux sanguins…) et permettant leur motilité.

Structure

Organisation générale

D’une façon générale, les myocytes sont des cellules allongées de grande taille. Leur membrane plasmique est appelée sarcolemme. L’intérieur de la cellule (sarcoplasme) contient l’appareil contractile. Celui-ci est formé de l’association de macromolécules, notamment l’ actine et la myosine, organisées en myofilaments parallèles les uns aux autres, et dont l’ensemble forme les myofibrilles. Les myofilaments sont reliés au sarcolemme par des points d’attache protéiques impliquant la dystrophine, qui permettent la fixation à la membrane basale qui entoure les cellules musculaires, grâce notamment à la laminine. Lors de la contraction musculaire, les filaments d’actine et de myosine interagissent, formant des ponts actomyosiques capables de générer une force, ce qui provoque le coulissement des filaments les uns par rapport aux autres.

Particularités des différents types de cellules musculaires

  • Les cellules musculaires striées sont des cellules géantes (plusieurs millimètres ou centimètres de longueur), polynucléées, issues de la fusion de myoblastes. Elles ont une forme cylindrique, et sont orientées parallèlement les unes aux autres. Les myofilaments d’ actine et de myosine s’organisent pour former une unité contractile appelée sarcomère, qui se répète sur la longueur de la fibre. Cette organisation apparaît striée en microscopie. C’est pourquoi les muscles sque­lettiques sont aussi appelés « muscle striés ». La contraction musculaire se fait donc selon un seul axe (longueur de la cellule).
  • Les cellules musculaires cardiaques sont plus petites (quelques centaines de micromètres de longueur), et ramifiées. Elles possèdent deux à trois noyaux. Elles sont liées entre elles par des disques intercalaires, au niveau desquels les cellules communiquent par des jonctions intermé­diaires, communicantes et des desmosomes. Elles ont également un aspect strié.
  • Les cellules musculaires lisses sont mononucléées et fusiformes (20 à 200 µm). Au contraire des deux autres, les myofilaments sont organisés de manière désordonnée, permettant le rac­courcissement de la cellule dans tous les axes. Les filaments d’actine s’ancrent sur des corps denses.
Le tissu musculaire

Différents types de tissus musculaires

Propriétés

Les trois tissus musculaires possèdent des caractéristiques structurelles communes leur conférant des propriétés de:

  • Contractilité. C’est la capacité de se contracter avec force en présence de la stimulation appro­priée.
  • Excitabilité. C’est la faculté de percevoir un stimulus et d’y répondre. Le stimulus est un ordre envoyé par le système nerveux, la réponse est une contraction.
  • Élasticité. Si l’on étire un muscle, celui-ci tend à revenir à sa longueur initiale par simple effet élastique, sans utilisation d’énergie. L’élasticité joue un rôle d’amortisseur lors de variations brutales de la contraction.
  • Extensibilité. Lorsqu’elles sont relâchées, les fibres musculaires peuvent être étirées au-delà de la longueur de repos.
19 – Physiologie : Le tissu sanguin

19 – Physiologie : Le tissu sanguin

Le tissu sanguin est une forme particulière de tissu conjonctif. Le sang est une suspension de cellules, les globules, dans un liquide, le plasma. Les cellules occupent entre 40 % et 50 % du volume cellulaire ; c’est l’hématocrite.

Le plasma

Le plasma est isolé à partir du sang prélevé en présence d’un anticoagulant et séparé de la phase cellulaire par centrifugation. Le sérum est au contraire obtenu à partir de sang prélevé sans agent anticoagulant. Après coagulation, il est séparé du caillot par centrifugation. Ainsi, la différence entre sérum et plasma réside dans le fait que le sérum est du plasma dépourvu des protéines participant à la coagulation (fibrine). De nombreux solutés sont dissous dans le plasma : électrolytes, nutriments (glucose, acides aminés…), vitamines, hormones, gaz (CO2 et O2). L’ osmolarité et le pH du plasma sont des constantes strictes maintenues entre 280 et 300 mOsm·L−1 et à 7,42 respectivement. D’autres molécules sont transportées par des protéines abondantes dans le plasma. Le plasma contient en effet typiquement 60 à 80 g de protéines par litre de sang.

Ces protéines sont pour la plus grande part l’albumine (40 g·L−1), produite par le foie, et les immunoglobulines produites par les lymphocytes. La pression oncotique générée par ces protéines abondantes permet de retenir l’eau dans le lit vasculaire. Lorsque la production de ces protéines est défaillante (insuffisance hépatique par exemple), le plasma tend à sortir des vaisseaux sanguins pour former des œdèmes dans les tissus ou des épanchements (ascites) dans la cavité abdominale. De nombreuses autres protéines sont présentes dans le plasma, participant à la coagulation, au transport d’hormones, de fer (transferrine), de vitamines liposolubles et de lipides (les lipoprotéines).

Hématocrite (A) et hématie (B). La mesure de l’hématocrite permet d’estimer le volume de sang occupé par les hématies.

Hématocrite (A) et hématie (B).
La mesure de l’hématocrite permet d’estimer le volume de sang occupé par les hématies.

Les cellules sanguines

Les cellules sanguines dérivent de cellules souches multipotentes de la moelle osseuse lors d’un processus appelé hématopoïèse. Les cellules issues des cellules souches perdent progressivement… leur capacité d’ autorenouvellement et se différencient en passant par des stades de progéniteurs (cellules souches différenciées mais non identifiables morphologiquement), puis de précurseurs (premières cellules identifiables par des critères morphologiques), et enfin de cellules matures capables de passer dans la circulation sanguine. À chaque étape de la maturation, des facteurs de croissance présents dans le microenvironnement de la colonie cellulaire orientent le devenir des cellules progénitrices vers une lignée cellulaire précise. L’érythropoïétine est indispensable à la production des hématies. Les constituants cellulaires du sang sont de trois types.

Les globules rouges, ou hématies, ou érythrocytes

Issues de la lignée érythroïde, ce sont les cellules les plus nombreuses du sang, et même du corps humain (hormis les bactéries commensales du tube digestif). Leur couleur rouge est due à la présence d’un pigment dans le cytoplasme, l’hémoglobine. Cette protéine augmente consi­dérablement les capacités de transport des gaz du sang en fixant l’ O2. Ces cellules ont une forme biconcave typique , particulièrement adaptée aux échanges gazeux à travers la membrane plasmique et à leur cheminement dans des capillaires sanguins de petite taille. Elles perdent leur noyau au cours de leur maturation et en sont donc dépourvues. Leur durée de vie est de 120 jours environ.

Les globules blancs ou leucocytes

  • Les granulocytes, caractérisés par la présence de granules cytoplasmiques et de noyaux pluri­lobés, sont répartis en trois types cellulaires différents : les neutrophiles, (les plus abondants), les éosinophiles et les basophiles.
  • Les monocytes sont de grosses cellules sanguines capables de passer dans les tissus et de se différencier ensuite en macrophages.
  • Les lymphocytes. Ils sont capables d’entrer dans les tissus et d’y survivre pendant des jours ou des semaines.

La lignée myéloïde est constituée de granulocytes et de monocytes. Ils participent aux fonctions associées à l’immunité innée (phagocytose, dégranulation et libération de cytokines et chimio­kines). La lignée lymphoïde (lymphocytes) est responsable de l’immunité spécifique. Les leuco­cytes sont mille fois moins abondants que les hématies, et ont des durées de vie très variables, de quelques heures à quelques jours pour la lignée myéloïde, voire à quelques années pour la lignée lymphoïde.

Les plaquettes

Également appelées thrombocytes, participant à l’hémostase, les plaquettes dérivent lors de l’hé­matopoïèse de la fragmentation de cellules géantes, les mégacaryocytes.

Taille et numération des différentes cellules sanguines.

Taille et numération des différentes cellules sanguines.

20 – Physiologie : Les membranes tissulaires

20 – Physiologie : Les membranes tissulaires

Les membranes tissulaires sont des structures constituées de tissus différents séparant les organes ou autres tissus. On distingue trois types de membranes épithéliales (muqueuses, séreuses, mem­brane cutanée) et un type dépourvu d’épithélium (synoviale).

Les muqueuses

Ces membranes de revêtement délimitent des cavités ouvertes sur le milieu extérieur. Elles constituent la surface des voies digestives, respiratoires, génitales et urinaires. Elles sont formées d’au moins une couche d’épithélium exposé vers la lumière de la cavité, et d’un tissu conjonctif sous-jacent. Grâce à un épithélium continu formé de cellules parfaitement jointives, ces membranes forment des barrières limitant le passage de microorganismes, de particules ou de molécules toxiques pour l’ orga­nisme. L’épithélium peut être stratifié (œsophage), assurant ainsi un rôle de protection, ou simple (intestin), assurant une fonction de sécrétion et d’absorption. Le tissu conjonctif de la muqueuse est un tissu aréolaire appelé chorion ou lamina propria. Il donne souplesse et élasticité à l’ensemble de la structure, lui permettant de s’adapter à des contraintes mécaniques (distension par exemple).

Les muqueuses sécrètent un liquide visqueux riche en glycoprotéines, le mucus, assurant l’hy­dratation de l’épithélium. Il protège la muqueuse (contre des enzymes, des pathogènes ou des substances toxiques) en les emprisonnant et en les évacuant de la lumière grâce aux cils des cellules épithéliales (muqueuse respiratoire). Par ses fonctions de lubrifiant, il assure un transit efficace des particules dans les voies digestives.

 

Exemples de muqueuses de l’appareil digestif.
Exemples de muqueuses de l’appareil digestif.

Les séreuses

Les séreuses sont composées d’un feuillet viscéral collé contre l’organe et d’un feuil let pariétal en vis-à-vis de la cavité séreuse.
L’ensemble délimite une cavité isolée de l’extérieur, et « emballe » ainsi certains organes.
Chaque feuillet est constitué d’un épithélium pavimenteux simple, d’un mésothélium orienté vers la cavité, et d’un tissu conjonctif aréolaire. La cavité contient un liquide séreux de volume limité sécrété par le mésothélium, qui a une fonction de lubrifiant et permet le glissement des deux feuillets. Les séreuses sont des structures qui s’adaptent aux variations de volume de différents organes. Les principales séreuses sont la plèvre qui entoure les poumons, le péricarde autour du cœur et le péritoine qui emballe les organes de la cavité abdominale.

Exemple de séreuse : le péricarde

Exemple de séreuse : le péricarde

La membrane cutanée

La membrane cutanée ou peau, structure de quelques millimètres d’épaisseur et d’environ 2 m2 de surface chez l’homme, est une barrière continue délimitant la surface extérieure de l’organisme du milieu intérieur. Elle assure des fonctions sensorielles, de protection (contre les microorganismes, protections chimique et mécanique), de thermorégulation et d’échange. Elle comprend plusieurs couches de tissus : l’épiderme, un épithélium stratifié kératinisé constitué de kératinocytes, dont la couche superficielle, la couche cornée, ainsi que le film hydrolipidique en surface assurent les fonctions de protection ; le derme, un tissu conjonctif assurant une fonction de soutien et de nutrition envers l’épiderme et l’hypoderme, d’épaisseur variable riche en adipocytes. 

Exemple de membrane cutanée. À gauche : la peau ; à droite, l’épiderme.

Exemple de membrane cutanée.
À gauche : la peau ; à droite, l’épiderme.

La membrane synoviale

La membrane synoviale borde la cavité articulaire. Elle est essentiellement constituée d’un tissu conjonctif aréolaire bordé par une couche de cellules non jointives, les synoviocytes, qui produisent le liquide synovial présent dans la cavité articulaire. Le liquide synovial est un ultrafiltrat du plasma qui, grâce à l’acide hyaluronique, forme un gel déformable et élastique capable d’absorber les chocs et de lubrifier l’articulation.

21 – Physiologie : Qu’est-ce qu’une cellule souche ?

21 – Physiologie : Qu’est-ce qu’une cellule souche ?

Par définition, une cellule souche est une cellule capable de s’autorenouveler indéfiniment (et donc d’échapper au vieillissement cellulaire) et de générer différents types cellulaires. Ainsi, les cellules souches sont à la base de toutes les cellules différenciées (spécialisées) de l’organisme, et elles participent à la régénération et au renouvellement tissulaire.

Les différents types de cellules souches

Dans les trois premiers jours du développement, des cellules souches embryonnaires (ES, Embryonic Stem cells) totipotentes sont présentes. Elles pos- sèdent tout le potentiel pour générer un organisme entier et donc tous les tissus. Pendant les six premières semaines, l’embryon renferme des cellules souches pluripotentes, capables d’engendrer les trois feuillets embryonnaires (endoderme, mésoderme, ectoderme). À partir du 46 e jour de développement embryonnaire, les cellules souches ont perdu de leur potentiel et sont qualifiées de multipotentes, car elles sont capables de produire différents types de cellules d’un même feuillet. Chez l’adulte, certaines cellules souches n’ont la possibilité de ne générer qu’un seul type cellulaire, participant ainsi à la régénération tissulaire ; elles sont dites unipotentes.

Outre ces différents phénotypes cellulaires, on peut distinguer des cellules souches iPS (Induced Pluri- Potent Stem Cells) obtenues en culture par manipulation génétique de cellules adultes différenciées. Leurs propriétés fonctionnelles sont équivalentes à celles des cellules ES.

Leur utilisation en recherche

Sauf dérogation exceptionnelle accordée par l’agence de biomédecine, l’utilisation des cellules ES est interdite en France pour des raisons éthiques. En revanche, les cellules iPS étant obtenues par simple biopsie de cellules somatiques (cellules de la peau par exemple) et reprogrammation in vitro, et ne nécessitant pas la manipulation d’embryons humains, leur utilisation en recherche ne fait face à aucune interdiction éthique. Le développement des cellules iPS (qui a valu un prix Nobel à leur découvreur Shinya Yamanaka en 2012) a suscité l’espoir d’applications potentielles en médecine. Leur trans- plantation pour traiter des maladies neurodégénératives comme la chorée de Huntington, les lésions de la moelle épinière, les diabètes, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou l’insuffisance cardiaque, a été envisagée. L’utilisation de ces cellules en clinique permettrait d’éviter les phénomènes de rejet puisque les cellules pourraient être transplantées après reprogrammation sur le donneur (auto- greffe). Pour l’instant, l’innocuité des cellules iPS n’étant pas prouvée (risque de développement tu- moral de ces cellules), et le débat sur les dérives de leur utilisation (rajeunissement d’organes) n’étant pas clos, l’utilisation clinique de ces cellules chez l’Homme reste interdite en France

6 – Physiologie : La communication cellulaire

22 – Physiologie : Le muscle

Toutes activités physiques et sportives impliquent une interaction entre le sportif et un engin, le sol ou un autre sportif. Ainsi le lanceur va interagir avec un poids, un disque ou un marteau, le coureur à pied avec le sol, alors que le judoka va interagir directement avec un adversaire. Dans tous les cas, ces différentes interactions sont possibles dans un premier temps grâces à des mouvements segmentaires, c’est-à-dire au déplacement d’un segment osseux par rapport à un autre. Ainsi pour lancer le poids le plus loin possible, le lanceur va effectuer une extension du bras sur l’avant-bras afin d’accélérer le poids.

L’action ne va pas se limiter à ce seul mouvement bien entendu, le tronc et les membres inférieurs participeront également. En fait, même le plus simple mouvement localisé, comme lorsqu’on soulève une charge en flexion de l’avant bras sur le bras, entraîne la contraction de plusieurs muscles participant directement au mouvement (ce sont les muscles dits agonistes: dans le cas de la flexion de l’avant bras sur le bras: biceps brachial mais également le brachial et le long supinateur) mais aussi la contraction de nombreux autres muscles participant au contrôle de la posture notamment.

Autres exemples: le coureur à pied va effectuer une extension du pied sur la jambe et de la jambe sur la cuisse afin de se déplacer vers l’avant après contact avec le sol.

Ou encore, le judoka effectuera une flexion de l’avant-bras sur le bras afin d’attirer son adversaire vers lui. On pourrait multiplier ces exemples à l’infini.

Tous ces mouvements segmentaires sont rendus possibles grâce à l’action des muscles qui développent une force permettant de déplacer les leviers osseux autour des différents axes articulaires (le coude, le genou, la cheville par exemple). Cette force est produite par la transformation d’énergie chimique en énergie mécanique au sein du muscle. Et c’est grâce aux 600 et quelques muscles que comporte notre organisme que l’on peut marcher, courir, lancer, sauter, nager, frapper, danser, et faire tousles mouvements et activités physiques possibles et imaginables.

Structure du muscle.

Le muscle est constitué de milliers de cellules musculaires de forme cylindrique qu’on appelle les fibres musculaires. Plusieurs fibres musculaires forment un faisceau et plusieurs faisceaux forment l’ensemble du muscle. Chaque fibre musculaire est entourée par une fine couche de tissu conjonctif : l’endomysium qui la sépare des autres fibres. Le sarcolemme, situé sous l’endomysium, délimite le contenu cellulaire.

De même chaque faisceau musculaire est entouré du périmysium, alors que l’épimysium entoure l’ensemble du muscle. Ces différentes enveloppes conjonctives se réunissent pour former un tissu dense et très solide: le tendon. Elles se sont entrelacées avec les fibres de l’os. Cet ensemble constitue donc un lien très solide entre le muscle et l’os.

Le muscle est composé d’environ 75 % d’eau. Mais les éléments les plus importants d’un point de vue fonctionnel sont les protéines, qui correspondent à environ 20 % de la masse musculaire. Si elles sont si importantes, c’est qu’elles sont responsables des propriétés contractiles du muscle.

Les principales protéines sont la myosine, l’actine, la troponine et la tropomyosine.

Lorsqu’on observe une fibre musculaire au microscope, on peut observer une alternance de bandes claires et de bandes sombres qui lui donnent un aspect strié. En langage technique les bandes claires sont dites isotropes, ce qui signifie qu’elles laissent passer la lumière. C’est pourquoi on les appelle les bandes I (I pour isotropes). Si elles laissent passer la lumière, c’est parce qu’à cet endroit, seuls les filaments fins constitués principalement d’actine et de tropomyosine sont présents.

A l’inverse les bandes sombres sont dites anisotropes et on les appelle bandes A. c’est parce qu’à cet endroit on peut observer la présence des filaments fins mais également des filaments épais constitués de myosine.

La bande I est séparée en deux parties par la ligne Z. L’unité comprise entre 2 lignes Z s’appelle le sarcomère. C’est l’unité fonctionnelle de la cellule musculaire. C’est à l’intérieur de cette unité fonctionnelle que la contraction musculaire va se dérouler, principalement sous l’effet d’une interaction entre les filaments fins et épais aboutissant à un raccourcissement du sarcomère.

 

6 – Physiologie : La communication cellulaire

5 – Physiologie : Les mécanismes de régulation

Les mécanismes de régulation

Les éléments du mécanisme homéostatique

La régulation d’un paramètre, appelé variable biologique, entre des limites physiologiques nécessite plusieurs acteurs : un capteur, qui mesure la valeur d’un paramètre physique (comme la température) ou chimique (comme la glycémie) ; un centre de contrôle qui analyse les don- nées transmises par le capteur, les compare à la valeur de référence ou au point de consigne, et détermine la réaction à mettre en œuvre ; et un effecteur qui agit pour amener la variable régulée au plus près de la valeur de référence par des mécanismes de compensation.

 

La régulation peut être nerveuse ou hormonale

Il faut un système de communication rapide et efficace entre les différents acteurs. Dans certains cas, capteur, centre régulateur et effecteur sont anatomiquement très proches, et la régulation se fait grâce à des signaux intracellulaires. Par exemple, lors d’une contraction musculaire répétée, la baisse des stocks de molécules énergétiques stimule le transport de glucose du sang vers la cellule en activité. Dans d’autres cas, la communication afférente (du capteur vers le centre) et efférente (du centre vers l’effecteur) se fait sur des distances importantes. Dans ce cas, le message est véhiculé par le système nerveux ou hormonal. C’est le cas de la thermorégulation : les capteurs situés dans la peau informent par voie nerveuse le centre localisé dans l’hypothalamus, une structure du système nerveux central, qui à son tour envoie un ordre aux vaisseaux sanguins cutanés par voie hormonale pour induire leur constriction ou leur dilatation.

L’hypothalamus, grand centre de régulation : L’hypothalamus est au carrefour du système nerveux et hormonal, et il reçoit de nombreuses informations de l’ensemble du corps. De ce fait, il peut assurer la régulation de la température, de la faim (équilibre énergétique), de la soif (équilibre hydrique), de la pression artérielle, du sommeil, de la reproduction…

 

Notion de régulation

La régulation peut se faire par compensation (rétroaction négative), par ampli cation (rétroaction positive) ou par anticipation (régulation prédictive).

Rétroaction négative ou compensation

Le plus souvent, une variation d’un paramètre biologique met en jeu un système de rétroaction (ou feedback) négative, dans le but de s’opposer à la variation observée et de faire revenir la valeur au plus proche du point de consigne. C’est le principe du thermostat : la baisse de température de la pièce sous le point de consigne entraîne la mise en route de la chaudière. En physiologie, le système effecteur correspond à un homéostat. Il peut être assimilé à un régulateur en constance. La plupart des régulations hormonales sont soumises à des mécanismes de rétroaction négative. L’exemple classique est celui de la régulation de la glycémie.

Rétroaction positive ou amplification

Dans des cas plus rares, il peut arriver que l’effecteur ampli e les variations de la variable régulée. On a alors un système de rétroaction positive, qui s’apparente à un régulateur en tendance. Il ne s’agit plus de revenir à une valeur de référence, mais d’accroître le déséquilibre. En réalité, malgré les apparences, il s’agit bien d’un mécanisme homéostatique, mais le point de consigne est modifié. Ainsi, le système va évoluer en s’éloignant de la valeur de référence initiale, pour se rapprocher d’une nouvelle valeur. Quand celle-ci sera atteinte, le système reviendra à une régulation en constance, a n de maintenir le paramètre au plus près de cette valeur. Ces mécanismes de rétroaction positive n’ont pas pour but de créer un déséquilibre, mais de créer les conditions d’un nouvel équilibre.

Exemple : Un exemple de rétroaction positive Lors de l’accouchement, la pression exercée par le bébé sur le col utérin provoque la libération d’ocytocine par l’hypothalamus, qui renforce l’activité du muscle utérin et accroît donc la pression. Cette boucle s’interrompt à la délivrance, quand la pression revient naturellement à sa valeur initiale.

Anticipation ou régulation prédictive

Il arrive qu’une réponse adaptative se mette en place avant même que la variable n’ait changé. Pour reprendre l’exemple de la glycémie, l’organisme sécrète de l’insuline avant que le taux de glucose dans le sang n’ait varié. Cette sécrétion anticipée d’insuline met en jeu des réponses nerveuses à des stimulations visuelles, olfactives, et gustatives induites par la seule présentation d’un repas. On parle de régulation prédictive.

 

Principe de la boucle de régulation.

Exemple de la thermorégulation.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

Histoire de la physiologie de l’exercice

Histoire de la physiologie de l’exercice

Si la notion d’homéostasie est relativement récente, l’idée que la santé dépend d’un équilibre du milieu intérieur est bien plus ancienne. On la trouve dès l’Antiquité, en Asie comme en Grèce.

L’âyurveda, une médecine traditionnelle d’Asie du sud

Dans les hymnes composées en sanskrit dans l’Inde antique, vers 1 500 ans avant notre ère, certains textes portent sur la protection de la santé par les dieux ; il s’agit d’éloigner les monstres et les démons qui apportent les maladies, et de préserver les « humeurs ».

Pour les médecins indiens antiques, le corps humain est un ensemble de tissus, issus des éléments fondamentaux de l’Univers (terre, air, feu, eau, éther) dans lesquels circulent des fluides. Ils sont soumis à l’action de trois humeurs, ou dosha, nommées vâta « soufflee », pitta « bile » et kapha « phlegme ». Ces dosha contrôlent toutes les fonctions du corps et doivent être en équilibre. La Sush- ruta-Samhitâ est un ensemble de livres rédigés par Sushruta, un médecin indien dont on situe la vie vers 600 ou 800 avant notre ère. Sushruta préconisait une pratique physique modérée quotidienne (marche, course, nage…) pour maintenir l’équilibre entre les dosha.

Les philosophes grecs

Pour Pythagore (570-490 av. J.-C.), l’Univers est constitué de quatre éléments (terre, air, feu, eau) et possède des qualités (chaud, froid, humide, sec). Il pense que les maladies sont la conséquence d’un manque d’harmonie entre les éléments, les qualités et le corps. L’harmonie peut être préservée par une hygiène de vie incluant les activités physiques. Hippocrate de Cos (460-370 av. J.-C.) et ses disciples reprennent cette idée des quatre éléments et qualités. Ils vont plus loin en développant la théorie des humeurs, qui s’apparente aux dosha : en effet, l’organisme est régi par quatre humeurs (sang, phlegme, bile jaune et bile noire), et la bonne santé dépend d’un équilibre harmonieux entre elles.

Une rupture de l’équilibre se traduit par l’apparition d’une maladie. Selon Hippocrate, la nourriture seule ne peut maintenir un homme en bonne forme physique. Un exercice régulier et modéré est nécessaire également.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

Physiologie : Les principaux tissus de l’organisme humain

 

Chaque cellule se fond dans un ensemble plus complexe, destiné à l’accomplissement d’une tâche bien précise de l’organisme : le tissu.

Un tissu, par définition, est un montage de cellules bien spécialisées, semblablement différenciées vis-à-vis des cellules primitives, qui accomplissent toutes un travail bien déterminé (exemple : le tissu musculaire).

Dès lors, on peut définir un organe comme étant un assemblage de tissus entre lesquels il existe une division du travail : le fonctionnement de l’organe résulte de la combinaison des activités de différents tissus le composant.

Exemple : l’intestin grêle, organe de l’appareil digestif, se compose :

  • de tissu épithélial : barrière séparant le milieu extérieur du milieu intérieur (cellules à mucus) ;
  • de tissu musculaire lisse ayant la propriété d’être contractile effectuant le brassage des aliments et l’avancée vers le gros intestin ;
  • de tissu glandulaire ayant le pouvoir de sécrétion contribuant à la transformation chimique des aliments et à leur absorption ;
  • de tissu conjonctif d’emballage et de soutien (le péritoine) qui permet de protéger et de maintenir l’intestin au contact des autres viscères ;
  • de tissu sanguin : les vaisseaux sanguins irriguant l’intestin ;
  • de tissu nerveux représenté par les terminaisons des nerfs responsables de la motricité intestinale.

Plusieurs organes concourant à l’existence d’une « grande fonction » constituent un appareil.

Exemple : l’appareil digestif, permettant la digestion, est constitué par, de la bouche à l’anus : la bouche, le pharynx, l’œsophage, le foie, le pancréas, l’intestin grêle, le gros intestin, l’anus.

Les principaux tissus de l’organisme :

  1. les tissus épithéliaux ;
  2. les tissus de type conjonctif ;
  3. le sang et la lymphe ;
  4. le tissu musculaire ;
  5. le tissu nerveux.

Les tissus épithéliaux

Ils représentent des tissus dont les cellules sont juxtaposées, formant une trame jointive qui limite des surfaces comme l’épiderme ou qui tapisse les cavités ouvertes sur l’extérieur (les muqueuses).

Exemples d’épithéliums :

  • épithélium intestinal ;
  • épithélium de la trachée artère.

À noter qu’un endothélium est un épithélium qui tapisse une cavité non ouverte vers l’extérieur comme le cœur, les vaisseaux sanguins, les plèvres pulmonaires ou le péritoine des viscères abdominaux.

Les rôles des épithéliums sont :

  • de former un tissu de protection en formant une barrière entre deux milieux (la peau) ;
  • d’établir une frontière d’échanges comme au niveau des villosités intestinales qui permettent l’absorption des produits digérés.

Certains épithéliums élaborent des substances particulières pour les déverser dans la cavité qu’ils délimitent : ce sont les épithéliums glandulaires ou glandes.

Il y a sécrétion puis excrétion. Certaines sécrétions sont déversées à l’extérieur, ce sont les glandes exocrines (glandes salivaires, sébacées), d’autres sont déversées dans le sang, ce sont les glandes endocrines (thyroïde, surrénales).

Les tissus conjonctifs

Le tissu conjonctif est caractérisé par des espaces laissés libres entre les cellules, elles-mêmes réunies par leurs prolongements. C’est un tissu de soutien et de remplissage, interposé entre les organes, comblant les vides (comme le coton assure l’emballage et la protection du cadeau fragile). Il peut aussi être un tissu rigide servant de support comme le cartilage ou l’os.

Il est caractérisé par une substance fondamentale contenant plus ou moins de fibres de différents types.

Les tissus conjonctifs proprement dits

Lâche

Il enveloppe un grand nombre d’organes. Il forme le tissu sous-cutané, allant de la face profonde de la peau aux muscles et au squelette. Ces cellules baignent dans un liquide interstitiel appelé lymphe lacunaire, lieu d’échanges entre le sang et les cellules des tissus voisins. C’est là que les globules blancs du sang, traversant les parois des vaisseaux sanguins, s’agglutinent autour des microbes et autres éléments étrangers pour les absorber et les digérer (phagocytose) luttant ainsi contre l’infection.

Fibreux

De nombreuses fibres collagènes entrecroisées dominent la structure du tissu, lui conférant résistance à l’étirement. Il forme les tendons, les aponévroses et les ligaments.

Élastique

Les fibres de la matrice sont à dominante élastique. La propriété d’élasticité ainsi obtenue permet l’étirement et le retour à la forme d’origine : il forme la paroi de certains vaisseaux sanguins.

Le tissu cartilagineux

La substance fondamentale a fixé la « cartilagéïne », lui conférant souplesse et rigidité. Ce cartilage n’est pas vascularisé. Il se nourrit par imbibition (comme l’eau pénètre l’éponge sous la pression de la main). D’où les difficultés à cicatriser et les problèmes liés au vieillissement du cartilage (arthrose).

Deux types de cartilage :

  • celui qui forme le revêtement des surfaces articulaires (cartilage articulaire), des anneaux de la trachée-artère et du larynx, des cartilages de croissance chez l’enfant ;
  • le fibrocartilage ou cartilage fibreux, très résistant comme les ménisques et les disques intervertébraux.

Le tissu osseux

La substance fondamentale fixe des sels calcaires (l’osséine), lui conférant rigidité et dureté. Il est très richement vascularisé. Il forme le squelette.

Le tissu adipeux

Il est formé par des cellules qui se sont chargées de graisse. Il apparaît dans toutes les régions du corps, mais il s’accumule généralement dans le tissu sous-cutané (comme l’abdomen et les fesses). Il sert d’amortisseur et d’isolant thermique.

Le tissu sanguin

C’est un tissu conjonctif avec des cellules (globules) plongées dans une substance fondamentale (le plasma). Dans l’organisation des tissus du corps, les cellules ne sont pas plongées directement dans le milieu sanguin. Le sang circule dans un réseau de vaisseaux allant des plus gros (artères et veines) aux plus fins (capillaires). Certaines cellules traversent les parois des vaisseaux sanguins pour migrer dans les interstices crées entre les différents tissus : elles forment la
lymphe lacunaire. Celle-ci est progressivement reprise et canalisée dans un réseau collecteur autonome : le système lymphatique qui fait directement retour au sang.

Sang, lymphe interstitielle et lymphe vasculaire forment le milieu intérieur baignant toutes les cellules, qui y puisent les aliments nécessaires à leur fonctionnement et qui y déversent leurs déchets.

 

Le tissu musculaire

Il est caractérisé par la présence de fibrilles s’étendant sur toute la longueur des cellules (les myofibrilles). Douées de la propriété de contractilité, ces myofibrilles confèrent au tissu musculaire son rôle essentiel : la motricité.

Le tissu musculaire lisse

Il forme l’enveloppe des viscères (estomac, intestin…) et des vaisseaux de l’appareil circulatoire, ainsi que le cœur. Les contractions sont involontaires et fonctionnent par voie réflexe (système nerveux neurovégétatif).

Le tissu musculaire strié

Les myofibrilles, longs filaments allongés, présentent une striation transversale due à une succession de bandes claires et de bandes sombres. Le microscope électronique a montré que les myofibrilles étaient constituées par la juxtaposition de nombreux filaments : les uns, épais, formés par la myosine, les autres, plus fins, formés par l’actine.

Le glissement des filaments de myosine et d’actine explique le raccourcissement du muscle.

De nombreuses mitochondries sont inclues dans le cytoplasme (sarcoplasme) apportant l’énergie nécessaire au travail. Les fibres s’accolent les unes aux autres pour former des faisceaux primaires, puis secondaires et enfin tertiaires, constituant un muscle. Chaque faisceau est entouré d’une enveloppe spécifique (endomysium, périmysium, épimysium) entre lesquelles circulent les nombreux vaisseaux sanguins du muscle.

Un muscle est recouvert d’une enveloppe protectrice, l’aponévrose, qui le sépare des muscles voisins .

Un muscle apparaît donc, entouré par son aponévrose, comme un sac allongé qui en contiendrait d’autres, disposés parallèlement et accolés par leurs parois. Dans les plus petits sacs, on retrouve les fibres musculaires. Les parois Un muscle intermusculaires se prolongent à chaque extrémité pour former les tendons, qui s’implantent Un faisceau musculaire dans l’os.

La fibre musculaire striée est à contraction volontaire ; elle Une fibre est richement vascularisée, l’irrigation sanguine y étant variable suivant l’état de repos ou d’activité (vasodilatation et Une myofibrille vasoconstriction).

Le tissu musculaire strié a des propriétés d’excitabilité (système nerveux), de contractilité, d’élasticité et d’extensibilité. Son rôle essentiel est d’être l’élément moteur du mouvement, indispensable à la vie de relation.

(Le tissu cardiaque est un tissu musculaire particulier : il est strié mais à contraction involontaire).

Le tissu nerveux

Il est composé de cellules hautement différenciées : les neurones. Chaque neurone comprend un long prolongement central (l’axone), d’où partent des bifurcations latérales (collatérales) et se termine par l’arborisation terminale.

Autour du corps cellulaire, on distingue plusieurs prolongements : les dendrites, petites ramifications courtes. Les cellules nerveuses se réunissent pour former les nerfs. Un neurone s’associe avec un autre neurone par l’intermédiaire d’une synapse.

On estime qu’il pourrait y avoir 50 à 100 milliards de neurones pour le cerveau (personne n’a jamais pu les dénombrer exactement). La cellule nerveuse ne se reproduirait pas, d’où la gravité des lésions nerveuses.

Le rôle essentiel du tissu nerveux est la conduction de l’influx nerveux :

  • certains nerfs conduisent l’influx nerveux de la périphérie vers les centres nerveux : ils sont dits sensitifs (ou afférents) ;
  • d’autres conduisent l’influx nerveux des centres nerveux vers la périphérie : ils sont moteurs (ou efférents : les motoneurones).

Le tissu cartilagineux n’est pas vascularisé

Après une entorse du genou, il peut y avoir eu atteinte méniscale, c’est-à-dire qu’un (ou les deux) ménisque a pu subir une lésion lors du déboîtement passager et brusque des surfaces articulaires.

Cette lésion (fissure, micro-arrachement) ne peut se réparer d’elle-même. En effet, le ménisque étant un fibrocartilage, n’est pas irrigué par les vaisseaux sanguins. Donc il ne peut recevoir les matériaux qui pourraient consolider la lésion. C’est pourquoi il y a souvent rechute avec nouvelle lésion mais plus importante, et ainsi de suite jusqu’à l’intervention chirurgicale (ablation).

Qu’est-ce que l’arthrose ?

Souvent pathologie des personnes âgées, l’arthrose se définit comme l’usure du cartilage articulaire. Petites fissures du cartilage au départ, les lésions entraînent progressivement la destruction dudit cartilage avec déformations osseuses et douleurs. Il y a risque d’arthrose chaque fois qu’une articulation est trop sollicitée et lors de microtraumatismes répétés.

La formation d’un cal osseux après fracture

L’os, matériau très résistant, peut, suivant la violence des traumatismes, se briser : c’est la fracture. Si les deux extrémités restent en contact (fracture sans déplacement) et si les articulations sont immobilisées, les cellules osseuses fabriquent de l’os, permettant la formation de la cicatrice osseuse ou « cal osseux ». La fracture est alors consolidée.

Ce cal osseux subit des remodelages, ce qui lui confère une résistance identique à l’os normal. (Quand il y a discontinuité des surfaces osseuses, il faut avoir recours à la chirurgie pour réaliser une ostéosynthèse.)

Relation entre le tissu nerveux et le tissu musculaire

Chaque fibre nerveuse a, sous sa dépendance, un certain nombre de fibres musculaires. On appelle unité motrice l’ensemble neurone moteur et ses fibres musculaires. Le nombre de fibres musculaires par neurone dépend de la précision du mouvement qui est effectué par le muscle pendant son activation.

Par exemple, les unités motrices des muscles oculaires peuvent n’être formées que par une seule fibre musculaire tant la précision doit être importante.

L’apprentissage moteur

L’apprentissage moteur est la mise en relation entre la commande motrice (système nerveux) et l’appareil musculaire. L’expérience gestuelle permet d’être plus efficace dans le recrutement des programmes moteurs en liaison avec le but recherché. Afin d’aider à inventorier le plus large programme possible d’actions motrices, il est important de commencer l’éducation physique le plus tôt possible.

Comme l’écrit Azémar : « L’individu est fait de ce qu’il a fait, l’enfant se fait de ce qu’il fait. » Il existe des périodes critiques du développement neuronal, c’est-à-dire des moments privilégiés où la sollicitation est indispensable pour l’établissement d’une liaison, d’une connexion synaptique.

Weineck écrit : « Ce que l’enfant n’apprend pas, l’adulte ne l’apprendra peut-être jamais. »

1 – Physiologie : Les niveaux d’organisation du vivant

1 – Physiologie : Les niveaux d’organisation du vivant

Les niveaux d’organisation du vivant

Les organismes vivants pluricellulaires présentent différents niveaux d’organisation structurels et fonctionnels. Cette organisation permet de répartir les tâches dans un organisme et spécialise chaque niveau dans une fonction principale.

Le plus petit échelon capable de vie est la cellule. La cellule et les organites qu’elle contient sont constitués de molécules organiques simples ou complexes (glucides, lipides, protides, acides nucléiques), certaines de très grande taille, les macromolécules. L’ensemble de ces molécules entrent en jeu dans des réactions enzymatiques et biochimiques spécifiques.

Les cel­lules interagissent avec leur environnement constitué d’autres cellules, des liquides circulants et de la matrice extracellulaire, grâce à des systèmes d’adhésion et à des récepteurs membra­naires. Elles échangent également des substances avec le milieu ambiant, leur permettant de puiser des nutriments et d’évacuer des déchets.

À l’échelon supérieur, les cellules s’organisent en ensembles fonctionnels appelés tissus, et l’apposition de plusieurs tissus forme des organes, qui eux-mêmes forment des systèmes ou appareils. La description de ces organes et des appa­reils correspond à l’anatomie, et leur étude fonctionnelle à la physiologie.

Les niveaux d’organisation du vivant et leur ordre de grandeur.
À l’échelon le plus petit, les fonctions du vivant sont assurées par des molécules impliquées dans les réactions biochimiques. Les cellules constituent l’échelon élémentaire du vivant. Dans les organismes pluricellulaires, ces cellules s’organisent en tissus puis organes et systèmes assurant des fonctions spécialisées.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

2 – Physiologie : Les problématiques de la physiologie

Les problématiques de la physiologie

La physiologie puise dans les données apportées par l’histologie et l’anatomie – sciences uni­quement descriptives – pour comprendre les relations entre une structure et une fonction. Pour prendre l’exemple du système digestif, l’approche histologique permet d’appréhender comment cet organe assume tout d’abord la fonction d’absorption des nutriments à travers la muqueuse, puis la fonction de motilité (et donc le transit intestinal) grâce aux muscles lisses.

La description des mécanismes digestifs nécessite de s’adresser à l’échelon moléculaire afin de comprendre les événements enzymatiques qui permettent de transformer les aliments en nutri­ments et les mécanismes de transports moléculaires à la base de l’absorption, mais également à l’échelon macroscopique (organes et systèmes) afin de comprendre la cohérence entre les diffé­rents segments du tube digestif. En cela, la physiologie est une science intégrative qui nécessite d’agréger des concepts provenant de plusieurs disciplines de la biologie pour décrire le fonction­nement d’un organisme complexe.

 

La physiologie étudie donc :

  • la coordination des fonctions complexes par l’action concertée d’un ensemble de cellules, de tissus, d’organes différents, voire d’un ensemble de systèmes;
  • les mécanismes de communication et de transport de l’information à l’intérieur de la cellule, entre la cellule et son milieu ambiant, et entre différents tissus de l’organisme;
  • le maintien par l’organisme de l’environnement cellulaire direct, à savoir le milieu intérieur, à travers un certain nombre de mécanismes biologiques permettant de maintenir l’homéostasie;
  • les relations entre organismes d’une même espèce. Cet aspect concerne notamment la physio­logie de la reproduction mais également la physiologie comportementale qui fait appel à des spécialités telle que la psychophysiologie ou la neurophysiologie.

Physiologie et médecine

La notion de physiologie en médecine re ète le fonctionnement sain de l’organisme. Ainsi, une valeur physiologique de la glycémie, centrée autour de 0,8 g⋅L–1, re ète la valeur moyenne mesu- rée sur une population d’individus à jeun sans problème de régulation du taux de glucose sanguin. Elle est donc une valeur considérée comme « normale » par la population et par le médecin. On distinguera en médecine un état physiologique d’un état pathologique au cours duquel des altéra- tions entraînent un dysfonctionnement d’un organe ou système.

La physiopathologie

C’est l’étude des fonctions altérées de l’organisme; son objectif est de comprendre les mécanismes moléculaires, cellulaires et tissulaires à la base de l’apparition et de la progression d’une maladie, dans le but de mettre en place des traitements étiologiques (qui traitent la cause) et pas uniquement symptomatiques (qui traitent les conséquences) de la maladie.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

3 – Physiologie : Les grandes fonctions de l’organisme

L’augmentation de la taille des organismes pluricellulaires au cours de l’évolution a entraîné la spécialisation des cellules, des tissus, des organes et des systèmes dans des rôles bien précis afin de subvenir aux besoins vitaux de l’organisme.

Les différentes fonctions physiologiques

Les fonctions peuvent être regroupées en trois grandes catégories :

Les fonctions de nutrition

Les fonctions de nutrition qui comprennent la régulation du métabolisme et permettent aux cellules de subvenir à leurs besoins énergétiques (transformation des nutriments en molécules énergétiques de type ATP).

La fonction de digestion favorise la transformation des aliments en nutriments et leur passage dans le milieu intérieur.

La fonction de respiration (ou plutôt de ventilation à l’échelle de l’organisme) a pour rôle de fournir l’organisme en dioxygène (O2) et d’évacuer le dioxyde de carbone (CO2). La circulation permet de transporter les nutriments et l’O2 vers les cellules et de transporter les métabolites et le CO2 vers les organes spécialisés dans leur élimination.

La fonction d’excrétion permet l’élimination d’eau, d’ions et de déchets du métabolisme vers l’extérieur.

Les fonctions de relation

Les fonctions de relation, assurées par les systèmes nerveux et endocrine, permettent la commu-nication de l’organisme avec son environnement et entre les différentes cellules de l’organisme.

Les fonctions de reproduction

Les fonctions de reproduction,qui ne sont pas des fonctions vitales pour l’organisme contrairement aux précédentes, sont indispensables à la perpétuation de l’espèce, et donc à sa survie.

Ces grandes fonctions sont prises en charge par différents systèmes ou appareils.

Appareil ou système ?

Un appareil est nécessairement constitué d’organes différents, alors qu’un système peut être constitué de tissus pas nécessairement structurés en organes. On parle ainsi d’appareil ou de système digestif mais uniquement de système nerveux, immunitaire ou endocrine.

Les différents systèmes et appareils

Il existe plusieurs systèmes et appareils différents  :

  1. le système nerveux et le système endocrine assurent le transport d’informations entre différents tissus de l’organisme ; le système nerveux possède en outre un rôle d’intégration des informations ;
  2. le système musculosquelettique assure la posture et les mouvements de l’organisme dans son environnement ;
  3. les systèmes immunitaire et tégumentaire (peau) protègent l’organisme contre les agressions biologiques, chimiques ou physiques ;
  4. l’appareil circulatoire ou cardiovasculaire, constitué du cœur, des vaisseaux sanguins et lymphatiques et du sang, permet d’apporter nutriments et O2 aux cellules. Il assure également le transport des hormones ;
  5. l’appareil digestif, constitué de multiples organes (bouche, pharynx, œsophage, estomac, intestin, côlon) et des glandes annexes (glandes salivaires, foie, pancréas), transforme les aliments en nutriments ;
  6. l’appareil respiratoire, constitué de multiples organes (bouche, pharynx, larynx, bronches, poumons…), permet le passage des gaz entre l’air ambiant et la circulation sanguine ;
  7. le système excréteur a pour fonction principale la filtration du plasma et l’élimination par excrétion des déchets ;
  8. l’appareil reproducteur, constitué notamment de gonades et de glandes annexes, assure les fonctions de reproduction.

Correspondance système-fonction

Chaque système est dévolu à une fonction principale mais contribue également à d’autres fonc- tions. L’exemple qui illustre parfaitement cette notion est le rein, organe majeur du système excréteur, dont la fonction permet de réguler la composition du milieu intérieur. En outre, le rein, en sécrétant une enzyme, la rénine, et en participant à l’élimination d’eau et d’ions, régule le volume plasmatique, donc la pression artérielle et la fonction circulatoire.

Le rein sécrète également une hormone, l’érythropoïétine, qui régule la production des hématies et contribue à l’activation de la vitamine D, une hormone impliquée dans le métabolisme du calcium. Il en est ainsi pour presque tous les organes de l’organisme qui, outre leur rôle principal, interviennent dans la régulation d’autres fonctions.

De la même façon, il est rare qu’une fonction physiologique soit dépendante d’un seul appareil. Ainsi, des organes localisés anatomiquement dans des appareils différents peuvent participer à une même fonction. Comme nous l’avons vu précédemment, la fonction circulatoire est assurée par le système cardiovasculaire et sa régulation dépend notamment du rein.

 

Exemple : La régulation thermique

Cette fonction dépend de plusieurs systèmes : nerveux, endocrine, circulatoire, musculaire… En se contractant, les muscles génèrent de la chaleur (c’est le frisson). Lorsque la température corporelle augmente, la vasodilatation permet l’évacuation de la chaleur au niveau de la peau et des muscles.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

4 – Physiologie : L’homéostasie

C’est quoi l’Homéostasie : L’homéostasie désigne la capacité de l’organisme à maintenir son milieu interne relativement stable malgré les fluctuations du milieu extérieur.

Stabilité du milieu intérieur

Les fonctions physiologiques sont finement régulées, et le fonctionnement optimal de l’organisme autorise peu de variation des nombreux paramètres tels que la pression artérielle, la température corporelle, etc. Cette régulation est d’autant plus complexe que le milieu environnant n’assure pas les conditions de cette stabilité. Aussi, l’organisme doit s’affranchir de contraintes du milieu extérieur pour maintenir la stabilité de son milieu intérieur. Cette notion de milieu intérieur apparaît pour la première fois en 1865 avec Claude Bernard : « Tous les mécanismes vitaux, quelque variés qu’ils soient, n’ont toujours qu’un but, celui de maintenir l’unité des conditions de la vie dans le milieu intérieur. C’est la stabilité de l’environnement intérieur qui est la condition de la vie libre et indépendante. » Le mot « homéostasie », de stasis (état, condition) et homoios (semblable), est introduit en 1932 par Walter Bradford Cannon, qui précise cette notion : homéostasie ne signifie pas immobilité ; cela renvoie à une condition qui peut varier mais qui est relativement constante.
Pour maintenir cet équilibre, il existe des mécanismes homéostatiques, qui sont retrouvés à tous les niveaux biologiques, c’est-à-dire au niveau cellulaire, mais aussi à l’échelle de l’organisme ou même de l’écosystème. Si la cellule ou l’organisme n’arrive pas à maintenir la stabilité, un déséquilibre apparaît inévitablement ce qui conduit à un trouble, voire une maladie.

Notion de constante ou de variable biologique

Le paramètre qui est régulé est appelé « constante biologique » par le corps médical, mettant ainsi en avant le fait que ce paramètre doit être maintenu à une valeur de référence. Les physiologistes utilisent plus volontiers le terme de « variable biologique », indiquant par là que la régulation est dynamique, et que le paramètre (par exemple la pression artérielle) peut prendre différentes valeurs et varier entre certaines limites autour d’une valeur de référence, sans pour autant que le déséquilibre ne soit pathologique. La régulation peut être très stricte (par exemple, le pH du sang doit être maintenu dans des limites très étroites, entre 7.37 et 7.43) ou plus souple (par exemple : la pression artérielle, entre 9 et 14 mmHg).

En physiologie, les variables régulées sont nombreuses et concernent tous les organes.

À titre d’exemple, nous pouvons citer des paramètres physiques tels que la pression artérielle, la température corporelle, le débit cardiaque, la fréquence respiratoire ; des paramètres biochimiques tels que la concentration en électrolytes (ions Na+, K+, Ca2+, bicarbonate, chlorure), en nutriments (glucose, cholestérol, triglycérides) et en gaz (O2 et CO2).

Exemple

Le taux de glucose dans le sang est une constante fondamentale. La valeur de référence est de 1 g par litre de sang, mais la glycémie peut varier entre 0,8 g après un jeûne et 1,2 g après un repas. La régu- lation de la glycémie fait intervenir des hormones, notamment l’insuline et le glucagon, qui permettent respectivement de stocker le glucose quand il est en excès et d’aller le chercher dans les réserves quand le taux est trop faible. Un défaut d’insuline conduit à une augmentation de la glycémie au-delà des valeurs physiologiques : c’est l’une des causes possibles du diabète.

L’appareil circulatoire est essentiel au maintien de l’homéostasie. Il permet en effet l’approvi- sionnement des cellules en nutriments, le transport des liquides et des substances dissoutes dans le sang et la lymphe, et il assure l’élimination des déchets. Il participe en outre à la régulation de la température corporelle. La stabilité de la composition sanguine est un élément clé de l’homéostasie car les échanges entre le sang et le liquide extracellulaire sont nombreux.

Vieillissement :  Lorsque l’on vieillit, les mécanismes de régulation homéostatique sont moins efficaces. Le système devient alors de plus en plus instable et le déséquilibre est plus facilement atteint, d’où un risque accru de développer une maladie.

Principe de la régulation homéostatique.

Le fonctionnement des mécanismes homéostatiques est similaire à celui d’une balance devant être continuellement en équilibre. Lorsqu’un des deux plateaux est soumis à un poids, la balance n’est plus équilibrée. Il faut donc ajouter le même poids sur l’autre plateau pour rétablir l’équilibre. De la même façon, l’organisme met en route des systèmes régulateurs, homéostatiques, permettant de maintenir un équilibre dynamique. L’homéostasie permet ainsi de maintenir un paramètre (variable régulée) relativement constant, dans des limites physiologiques.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

Physiologie : La Cellule

Environ 40 000 à 60 000 milliards : c’est le nombre astronomique de cellules pour faire un homme. Née de la fusion primitive d’un ovule et d’un spermatozoïde, lors de la fécondation, elles se sont multipliées peu à peu au cours de la croissance.

À chaque moment de notre vie, certaines meurent, remplacées par d’autres, à un rythme variable : trois jours pour l’intestin et la peau, dix jours pour la prunelle des yeux, quatre à cinq cents jours pour le foie. Théoriquement, tous les ans et demi, la quasi totalité de nos cellules sont flambant neuves.

Du ver de terre à l’homme en passant par l’éléphant ou l’orchidée, tout être vivant est un assemblage de microscopiques usines chimiques : les cellules.

Regroupées en tissus (assemblage de cellules spécialisées dans un travail déterminé).  

Elles accomplissent une multitude de tâches : ingestion des aliments, transport de l’oxygène.

Malgré la diversité de travaux qu’elles effectuent, elles possèdent toutes, à des degrés divers, les mêmes organites. Leur morphologie diffère suivant la fonction qu’elles remplissent.

Constitution de la cellule

1 – le noyau
2 – la membrane cellulaire
3 – la mitochondrie
4 – une vacuole
5 – l’appareil de Golgi
6 – le réticulum endoplasmique
7 – les ribosomes
8 – une vacuole
9 – un pore

Elle contient de nombreux éléments.

Le cytoplasme

C’est le milieu fondamental, constitué d’une substance visqueuse. Il baigne l’ensemble des organites cellulaires.

La membrane cellulaire

Elle délimite la cellule. Elle fait office de zone d’échanges en étant perméable à certaines substances (par l’intermédiaire de pores). Certaines protéines réceptrices, disposées à la surface, transmettent des informations à l’intérieur de la cellule.

Le noyau

Il contient l’ADN (acide désoxyribonucléïque). Généralement unique, il peut être absent : la cellule est dite anucléée (à l’exemple des globules rouges). Il contient les quarante six chromosomes détenant le « bagage génétique » individuel. Les gènes sont les notices de montage des protéines, elles-mêmes sont des « molécules à tout faire » dans l’organisme ; selon leur nature, elles sont matériau de construction, transporteur de substances diverses ou outil de fabrication d’autres molécules.

Les mitochondries

Elles sont les centrales d’énergie de la cellule. Elles consomment du glucose et fabriquent d’autres molécules riches en énergie, les adénosines triphosphates (ATP) en présence de l’oxygène.

L’appareil de Golgi et le réticulum endoplasmique

Réseaux de cavités et citernes creusées dans le cytoplasme, ils assurent le transport et le stockage des matériaux fabriqués par la cellule.

Les ribosomes

Ils sont des « machines » à fabriquer les protéines. Ils « lisent » la notice de montage provenant de l’ADN (ARM messager) du noyau et assemblent les acides aminés en chaîne qui constituent les protéines

Les vacuoles

Ce sont des petites cavités contenant les substances de réserve ou de déchets.

Vie de la cellule

Chaque cellule, tout au long de sa vie, plus ou moins longue, passe par différents stades : naissance, croissance, maturité, vieillissement et mort.

Elle est le siège d’une activité continue.

  • Elle trouve, dans le milieu où elle baigne, tous les matériaux nécessaires à sa fonction (eau, sels, etc.).
  • Elle transforme ses matériaux : c’est le métabolisme cellulaire. D’une part, l’anabolisme qui est la somme des réactions de synthèse de composés, d’autre part, le catabolisme qui est la somme des réactions de dégradation avec production d’énergie.

La fonction de nutrition

Pour vivre, la cellule puise dans le milieu qui l’entoure les éléments indispensables à sa croissance, à l’entretien de son activité et à la réparation des « pièces » usées, grâce aux pores de la membrane. Ces matériaux pénètrent à l’intérieur de la cellule.

La fonction de respiration

La cellule respire ; elle absorbe de l’O2 et rejette du CO2. Certaines cellules, comme celles du cerveau, sont très avides d’O2 et souffrent dès qu’elles en sont privées (anoxie).

La fonction de relation

  • – La cellule est mobile. Elle peut se déplacer en se déformant, comme les globules rouges, qui peuvent pénétrer les plus fins capillaires pour apporter l’O2 aux plus lointaines cellules ; comme les globules blancs qui peuvent migrer au travers des parois des capillaires sanguins (la diapédèse) et ingérer les particules étrangères (la phagocytose).
  • – La cellule est sensible. Elle reçoit les informations véhiculées par les nerfs, comme les muscles qui se contractent sous l’influx moteur.
  • – Elle est sensible au messager chimique qu’est l’hormone, secrétée par la glande endocrine, comme la cellule cardiaque est excitée par l’adrénaline. Elle est sensible aux agents mécaniques comme la pression, la piqûre ou le pincement (peau).
  • – Elle est sensible aux substances chimiques, comme la muqueuse des lèvres irritée par la pommade urticante.

La fonction de reproduction

La cellule se reproduit régulièrement à un rythme variable. L’ensemble de nos cellules sont remplacées par des cellules neuves.

Une seule exception : la cellule nerveuse. Dans notre cerveau, soixante-dix neurones meurent à la minute, soit cent mille par jour. Mais pas d’inquiétude à avoir : il faudrait vivre environ 2 500 ans pour se retrouver « à sec » de neurones.

La cellule se reproduit

Un foetus qui se développe est défini comme un embryon (d’un mot grec qui signifie « gonfler ») pendant les huit premières semaines de sa gestation. Le développement commence au moment de la conception. Les cellules se divisent, se multiplient, s’organisent en structures qui, peu à peu, donnent à l’embryon sa forme humaine.

À huit semaines, presque tous ses organes internes sont en place et l’embryon, qui mesure trois centimètres, ressemble à un être humain en réduction.

Le pouvoir des gènes

Le plan de fabrication de chaque individu est localisé dans le noyau cellulaire, sur les chromosomes. Chacun d’entre eux portent les gènes, responsables de la fabrication des protéines spécifiques. Nos chromosomes en contiendraient 35 000. Par centaines, les gènes s’égrènent le long des chromosomes, où ils occupent une place bien précise dans l’ADN. Chaque gène contrôle un caractère par le biais de la protéine dont il a la charge. Nos caractères physiques se dessinent en grande partie sous leur contrôle.

Quand les instructions des gènes sont modifiées par une mutation, la fabrication des protéines est déréglée et les cellules en pâtissent. La maladie n’est pas loin. Les cancers ont souvent pour origine un gène normal qui se dérègle (oncogène).
Pour se faire une idée de la complexité de la lecture de ces programmes génétiques, l’ensemble des gènes représente un message de trois milliards de lettres, soit mille encyclopédies de cinq centimètres d’épaisseur.

La cellule rejette ses déchets

Tout sportif sait qu’un travail physique intense entraîne sudation et fatigue. Les fibres musculaires sollicitées fournissent l’énergie de l’effort mais produisent de la chaleur et des sous-produits de dégradation, qui sont déversés dans le sang. La chaleur ainsi dégagée augmentera la température du corps. Tout un système de refroidissement est mis en route pour éviter la surchauffe (la thermorégulation) : sudation, vasodilatation.

D’autre part, les lactates (sous-produits des réactions intramusculaires fournissant l’énergie) sont déversés dans le sang et leur accumulation déclenchera le phénomène de fatigue.

C’est donc, dès le stade cellulaire, qu’interviennent les échanges métaboliques.

La cellule se nourrit

Le cycliste qui roule sans penser à s’alimenter régulièrement va peu à peu épuiser ses forces. C’est la « fringale ». Ses muscles utilisent le carburant (les glucides) stocké au sein des fibres musculaires elles-mêmes, le foie déverse son glucose dans la circulation sanguine. Quand les réservoirs s’épuisent, la fatigue est installée, le coureur n’a plus de jambes, il « coince » comme on dit dans le jargon.

Il devra s’alimenter progressivement avant de pouvoir reprendre une intensité d’effort plus importante.

 

 

6 – Physiologie : La communication cellulaire

Physiologie : Homo Sapiens – Le système

L’exemplaire actuel «homo sapiens » ayant peu évolué depuis de nombreuses années, quoique souvent décrié, imité mais jamais égalé, est encore loin de pouvoir être connu dans toutes ses dimensions malgré les nombreuses tentatives (voir la robotique actuelle). Même si on arrive à décrypter aujourd’hui le livre des instructions (le génome et ses 30 000 gènes soit 2 000 livres de 500 pages chacun) les interactions établissant sa complexité sont loin d’être élucidées. 

Une carrière sportive d’athléte ne suffit pas pour s’engager dans l’enseignement sportif. Les compétences s’acquièrent au fil du temps, au contact de la pratique et de l’expérimentation, elles s’appuient sur de solides connaissances dans des domaines aussi variés que : l’anatomie, la physiologie de l’effort, la connaissance des sportifs’, les procédés d’entraînement.

L’organisme humain, pour mieux en comprendre le fonctionnement, est comparé à une machine (voiture). On parle de conduite, de moteur musculaire, de pompe cardiaque, de consommation de carburant.

Le modèle :

Dernier né de l’évolution de la gamme « homo », de la série « sapiens », modèle unique sur terre, très ancien dans sa conception (120 000 ans) dont le modèle précédent était également du genre « homo », de la série limitée « neanderthalensis » mais à la bobine trop grossière qui l’a conduit sur une voie de garage.

Il se décline en deux options : homme et femme. Dérivées du même genre, les versions peuvent être extrêmement variées et on peut même écrire que chacune d’elles demeure un exemplaire unique et singulier.

La carrosserie :

fabriquée en peau, la palette des couleurs est limitée, blanche ou noire, en passant par des teintes à nuance jaune ou rouge (ce dernier modèle en voie d’extinction). Elle s’étend sur une surface de 1,5 à 2 m2 avec une épaisseur de 1,5 à 4 mm suivant les zones et pèse 4 kg (7 % de la masse corporelle). Elle est agrémentée, pour la climatisation de 2,5 millions de glandes sudoripares, pour la garniture de 12 millions de poils (dont la pousse est de 2 mm par jour) et de 100 000 à 150 000 cheveux (perdus à raison de 90 par jour) sauf pour la version décapotable ; seule, l’option homme (sauf erreur de l’atelier de montage) peut offrir, pour une esthétique supplémentaire : 30 000 poils de barbe.

À l’examen approfondi du contrôle technique, l’opérateur compétent repérera – non sans une certaine admiration – le contenu d’un centimètre cube de peau : 70 centi­mètres de capillaires sanguins, 55 centimètres de fibres nerveuses, 230 récepteurs sensoriels, quinze glandes sébacées, cent glandes sudoripares, 500 000 cellules en renouvellement.

Le châssis

monocoque est très ancien de conception (déjà expérimenté dans les versions « homo erectus » d’il y a un milliard d’années) ; il est composé de 60 000 à 100 000 milliards de pièces réparties en 200 types de cellules différentes et 800 types de tissus spécifiques. Le magasinier en chef doit gérer un immense stock de pièces détachées car le remaniement est continuel : 100 millions de cellules remplacées à la minute.

L’armature squelettique

représente 20 % du poids total de la machine (15 kilos). Elle comprend 206 os. L’os de base est un élément solide et résistant. Par exemple, le fémur (cuisse) peut supporter des pressions de l’ordre de 280 kg par centimètre carré.

Quelques parties : la tête = 22 os (crâne = 8 et face = 14), chaque membre = 30 os, la cage thoracique = 24 côtes, la colonne vertébrale = 33 os…

Sur ce châssis de base, on repère de nombreux points d’ancrage nécessaires à l’attache des 600 muscles qui assurent la locomotricité.

Les amortisseurs

sont particulièrement soignés : le pied = 3 arches + 26 os + 31 arti­culations + 107 ligaments + 20 muscles et… des milliers de glandes sudoripares. Attention ! Le type de baskets chaussées ne doit pas être un frein à leur efficacité mécanique (250 kilos de pression à chaque foulée de course) et doit garantir une bonne suspension.

Autre exemple du soin apporté aux détails : le crâne est percé de 85 trous pour laisser passer câbles et commandes de transmission, durites et tuyaux pour les fluides.

Cette ossature se renouvelle régulièrement pour éviter l’usure : 5 à 7 % de la masse osseuse recyclée par semaine, ce qui revient à refaire son squelette 4 à 5 fois dans la durée de vie du modèle. Même si, en fin d’utilisation, certaines maladies (comme l’ostéoporose) peuvent ronger et fragiliser ce châssis entraînant sa corrosion.

La cylindrée :

la puissance est variable suivant que le moteur fonctionne avec ou sans oxygène. Dans le fonctionnement aérobie, le VO2 max est la jauge universelle de mesure de la cylindrée. La majorité des versions présente un VO2 max autour de 45 (ml/min/kg), le haut de gamme (triathlète, marathonien) s’établit à 80 à 85 (un skieur de fond a atteint 94). Naturellement les performances s’en ressentent et sont nettement différentes. Exemple du marathon : 2 h et quelques minutes (pour la série « WRC » soit 21 km/h de moyenne) et de 3 h à 5 h pour la version de base (cylindrée type « vulgum pecus »).

Les performances

sont dépendantes du type de carburant utilisé. Les exemples suivants sont des exploits réalisés par des moteurs de série olympique, à boîte trois vitesses (vitesse, résistance, endurance), chrono départ arrêté :

sur terre :

  • 100 m en 10,78 s -+ 36 km/h (départ lancé, la vitesse maximale est de 44 km/h)
  • 400 m en 43,18 s -+ 33 km/h ; 800 m en 1 min 41 s -+ 28,5 km/h
  • marathon (42,195 km) en 2 h 04 min -+ 20,4 km/h

Conclusion : plus la durée de l’effort augmente, plus la vitesse diminue.

sur l’eau :

le modèle peut aussi fonctionner sur le mode amphibie mais les perfor­mances en sont altérées -+ mode de propulsion inadapté au milieu aquatique, profil hydrodynamique faible :

  • 50 m en 21,64 s -+ 8,3 km/h à vitesse maximale
  • 100 m en 47,84 s -+ 7,52 km/h
  • 10 km en 1 h 46 min 38 s -+ 5,6 km/h
  • 25 km/h en 4 h 55 min 51 s -+ 5,06 km/h

 

La musculature

recense environ 600 muscles qui représentent 42 % en version masculine (30 kg) et 36% en version féminine (20 kg) du poids du corps. Ils tota­lisent 250 millions de fibres musculaires (autant de « pistons » pour transmettre la motricité) innervés par 420 000 neurones (chacun d’eux se connectant de 5 à 150 fibres musculaires). À régime maximal, turbo grand ouvert, ils reçoivent 85% de la distribution sanguine, au repos 20 % seulement.

Le rendement est correct pour le genre : 25 % d’énergie mécanique (jusqu’à 30 % pour les modèles haut de gamme) et 75% de chaleur (idéal en hiver pour le chauffage et le dégivrage).

NB : petit clin d’œil de sophistication -+ l’œil a six muscles pour ses propres mouvements.

La pompe cardiaque

est au cœur du fonctionnement vital. Chargée de la distri­bution des fluides, elle est d’une longévité moyenne, pour les modèles immatri­culés en France, établie à 79 ans pour la version homme et 85 ans pour la version féminine (conduite plus souple ?).

C’est un petit organe de 300 g (1/200e du poids du corps mais 1/20e du sang circulant), son débit est de 5 litres/min, 300 l/h, 7 200 l/24 h, 3 millions l/an. À noter que dans les versions « sport », le débit peut être multiplié par cinq (voire par sept chez les modèles haut de gamme -+ 35 l/min). Il existe un compte-tours bien utile qui permet d’en surveiller le fonctionnement et d’éviter de trop « taper » dans les régimes (danger pour l’intégrité) : la Fréquence Cardiaque (FC). La moyenne en cycle « randonnée » est de 70 bpm (battements par minute), en footing aérobie de 150 bpm, à pleine puissance de 200 bpm. (La FC à 70 bpm, cela donne 4 200/h, 100 000/24 h, 3 milliards/vie.)

D’ailleurs, Astrand (un expert suédois) a recommandé de ne pas trop « monter dans les tours », FC maximale = 220 – âge ± 10. Autrement dit, pour le modèle à carte grise de 50 ans, il est prudent de ne pas insister trop longtemps au régime moteur maximum c’est-à-dire 170-180 bpm (déficit possible de l’alimentation sanguine ou désamorçage de la pompe).

Karvonen préconise une formule pour cibler le travail cardiaque avec précision :

FC cible = % réserve FC + FC repos dans lequel la réserve FC est égale à (FC max – FC repos).

Exemple : travail à 70 % chez un individu quand FC max = 200 bpm et FC repos = 70 bpm -4 FC cible 70 % = 70 % (200 – 70) + 70 = 161 bpm.

La vitesse de circulation du sang est de 2 km/h au repos ce qui fait que, dans sa vie, un globule rouge aura fait 180 000 fois le tour du corps.

La pompe à eau :

pour permettre le refroidissement du moteur et assurer la climatisation de l’habitacle, le système de régulation est automatique. Il permet l’évacuation de la chaleur par la sueur (0,5 l/jour sans effort particulier, de 2 à 5 litres si trajet dans un milieu ambiant chaud), extraite du plasma sanguin ce qui oblige à remettre de l’eau régulièrement dans les circuits (2,5 l/jour, beaucoup plus si le moteur tourne en ambiances chaudes).

Le circuit de distribution :

la tuyauterie flexible qui part et revient à la pompe cardiaque est estimée à 100 000 km de vaisseaux. Ils assurent la circulation du sang (5 à 6 l) composé pour 55 % de plasma (92 % d’eau) et d’une myriade de cellules en suspension : 35 millions de globules blancs, 25 000 milliards d’hématies, 3 milliards de plaquettes. Le sang est en renouvellement constant et la moelle osseuse produit 28 g de sang par jour.

Les cellules ont des durées de vie variables : pour les hématies environ 120 jours (de 2 à 3 millions remplacés par seconde, 200 milliards par jour), les plaquettes environ 5 à 10 jours.

NB : une hématie contient 250 millions de molécules d’hémoglobine qui permet­tent le transit d’un milliard de molécules d’oxygène;

Le circuit d’alimentation

est constitué de plusieurs pièces :

– l’estomac : capable de dilatation jusqu’à contenir quatre litres d’aliments. Il est presque vidé au bout de trois/quatre heures ce qui, dès lors, permet d’entreprendre des conduites sportives ;

– l’intestin grêle : conduit d’environ 2 mètres de long (6 à 7 mètres sans le tonus musculaire de la machine vivante) et de 2,5 centimètres de diamètre, couvert de 10 millions de villosités dont la surface d’échanges est estimée à 200 m2. Sa répa­ration est permanente puisque la muqueuse est refaite en trois jours.

Chaque jour, le circuit d’alimentation est traversé par environ 10 litres d’un mélange des liquides ingérés, des aliments digérés et des sucs digestifs secrétés. Dans une vie, ce circuit est traversé par 30 à 40 tonnes de nourriture.

 

Les filtres

– Le filtre à air : usiné en deux pièces essentielles, les poumons, parcourues par 1 600 km de capillaires sanguins. Protégés par les côtes, ils ventilent 5 à 8 litres d’air par minute en 12 à 15 mouvements soit 10 m3 par jour. Ils captent l’oxygène grâce à leurs 750 millions d’alvéoles pulmonaires (ce qui représente 150 m2 de surface d’échange, soit un demi-terrain de tennis). Le débit ventilatoire à l’effort est 25 à 30 fois le débit de repos (5 à 6 l/min) et chez un modèle de haut niveau (un rameur), il a même été enregistré un débit exceptionnel de 240 l/min soit deux fois plus qu’un sédentaire (les coffres sont de dimensions différentes !).

– Les filtres sanguins :

  • le foie : 1,4 kg, bloc usiné en quatre lobes, dont les propriétés (500 processus métaboliques) ne sont pas toutes connues. Il participe à la détoxication -+ alcool, ammoniac et médicaments (1 litre de sang en transit par minute) ;
  • les reins : petites pièces de 150 g chacune, 12 cm de haut, 6 cm de large et 3 cm d’épaisseur. Ils filtrent en permanence le sang (200 l/24 h soit 40 à 50 fois la totalité du sang circulant), fabriquent 180 litres d’urine primaire par jour, en réab­sorbent l’essentiel pour n’éliminer que 1,5 à 2 litres d’urine définitive.

Les réservoirs de carburant (carburateur hybride utilisant trois types d’énergie) :

– le super carburant (ATP-PC) :

démarreur des performances de vitesse maximale (44 km/h pour le haut de gamme type F1) mais très petit réservoir -+ durée d’uti­lisation limitée à 15-20 secondes seulement, ensuite arrêt au stand obligatoire pour récupération;

– l’essence (glucides sans oxygène) :

des performances d’intensité forte à très forte mais limitées dans le temps (2 min) car le moteur « serre » et s’arrête sous l’effet d’un engorgement lactique des pistons (les fibres musculaires) ;

– le diesel (glucides et lipides avec oxygène) :

si on laisse le moteur s’oxygéner, l’effort peut-être poursuivi plus longtemps voire quasi indéfiniment à allure réduite avec l’utilisation des graisses stockées (réservoir potentiel d’huile).

Les stocks embarqués :

pour les glucides [—+ le foie (100 g) et les muscles (300 g)] à eux seuls, ne permettraient qu’une durée maximale d’effort de 2 h (32 km) ; pour les graisses : le stock est estimé chez l’homme à 15 % (11 kg), dans la version féminine à 22 % (13 kg).

L’énergie potentielle emmagasinée dans les réserves de glycogène est relativement faible —+ environ 265 KJ (1100 Kcal), celle des graisses est pléthorique —+ 18 000 KJ (75 000 Kcal) voire plus, surtout chez les derniers modèles au moteur suralimenté « made in USA » !

L’ordinateur de bord :

d’une conception encore inégalée sur la planète, les neurologues ne perçoivent pas encore toutes les vertigineuses possibilités de calcul, de mémoire et de transmission de cette pièce maîtresse qu’est le GPS ou Global Personality System.

Il est composé de :

– un cerveau :

1 350 g, deux hémisphères reliés par 200 millions de fibres (le corps calleux), 100 milliards de neurones, 100 000 km de câbles, 500 000 milliards de connexions (un neurone peut avoir entre 1 000 et 100 000 synapses), 2 % du poids du corps mais 20 % de la consommation d’oxygène. Les informations lui arrivent par 12 paires de fils (nerfs optique, auditif, visuel…). La partie « réfléchissante » (le néocortex) ne représente qu’une couche de 2 à 4 mm à la périphérie du cerveau (soit une surface d’1 m2 divisé en 52 aires spécialisées). L’ensemble baigne dans 150 ml d’un liquide amortisseur, renouvelé toutes les trois/quatre heures c’est-à­dire qu’il se forme de 1 000 à 1 200 ml de liquide céphalorachidien par jour.

Inconvénient : les cellules cérébrales ne se régénèrent pas (tout du moins on le pense…), 70 meurent à la seconde. Mais, après calcul, il faudrait vivre plus de 1 000 ans pour les perdre tous… il y a de la marge ! Ouf !

– une moelle épinière

(de 42 cm de long, 1,8 cm d’épaisseur) qui traverse la partie centrale du châssis et distribue les circuits électriques (31 paires de nerfs, 20 000 motoneurones) pour recueillir les informations des milliers de capteurs disséminés ici et là et pour transmettre les ordres moteurs. Protégée par le canal aménagé dans les vertèbres qui lui servent de pare-chocs, elle peut être rendue inopérante par traumatisme (risques de paralysie). Le modèle n’est pas équipé d’airbag ni en série, ni en option !

– un système de régulation

hautement sophistiqué, représenté par une batterie d’une vingtaine d’organes (les glandes) placés en différents endroits-clés de la structure et dont le travail consiste à surveiller le fonctionnement immédiat et permanent du moteur. À signaler cependant d’éventuels dysfonctionnements et même des blocages du régulateur de vitesse de sécrétion (en hypo ou en hyperfonctionnement).

La consommation

Particularité de la machine : elle consomme même à l’arrêt (repos). En effet, le métabolisme de base est d’environ 6 700 KJ/24 h (1 600 Kcal/24 h) -+ il faut régu­lièrement passer à la pompe pour réapprovisionner les réservoirs.

Pour les autres consommations, il faut se référer aux différentes conduites ± économiques :

  • conduites à bas régime comme la marche 400 KJ/heure ;
  • conduites sportives (en KJ à l’heure) : aviron = 2 500, football = 3 000, ski de fond = 4 200 ; natation = 5 600 ; marathon = 13 230.

Attention ! Certains conducteurs, à conduite déjantée, font fumer l’arbre à came (cannabis), ce qui n’est pas autorisé par le code de la route !

L’échappement :

  • le gaz de combustion (CO2) créé par fonctionnement du moteur cellulaire en général (et musculaire en particulier) est rejeté par le ventilateur pulmonaire dans les cieux ;
  • les gaz dus à la digestion des aliments sont élaborés, après un séjour de 12 à 24 h, dans le gros intestin (1,5 m de long) par les 10 milliards de bactéries présentes. Elles contribuent à la fabrication des résidus catalytiques (150 ml de matières fécales) ainsi qu’au 500 ml de gaz (flatuosités). Petite contribution individuelle à l’effet de serre !

Le recyclage des matériaux (développement durable oblige) :

si vous deviez recyclez la machine (prenons un homme moyen de 80 kg), sachez que, déshydraté, son poids ne serait plus que de 28 kg (après la perte des 52 kg d’eau). Il resterait : 12 à 13 kg de protéines, 3 à 4 kg de glucides, 7 à 8 kg de lipides et 3 kg de sels minéraux.

Si on considère que la carcasse est constituée de quatre atomes principaux (C, H, O, N = 96,1 %) et de quelques 20 autres atomes, on obtiendrait : 45 kg d’O2, 12,6 g de carbone, 7 kg d’ H2, 2,1 kg d’azote, 1,5 kg de calcium, 860 g de phosphore, 300 g de soufre, 200 g de potassium, 100 g de sodium, 50 g de chlore, 10 g de magnésium, du fer, fluor, zinc, cuivre, cobalt, iode, manganèse, chrome, vanadium, silicium (ceux qu’on appelle des oligo-éléments, 0, 01%) et paraît-il quelques traces infinitési­males d’arsenic;

Le prix :

«homo sapiens » est d’une valeur inestimable donc le modèle est sans prix !

 

 

 

 

6 – Physiologie : La communication cellulaire

Physiologie : Sytemes & Fonctions

Si l’anatomie permet de donner des connaissances précises et satisfaisantes sur les êtres vivants parce qu’elle est une science d’observation et de description sur le mort, la physiologie est « une science qui a pour objet d’étudier les phénomènes des êtres vivants et de déterminer les conditions matérielles de leur manifestation ».

Ainsi, les différents organes du corps, groupés en « appareils » ou « systèmes » concourant à l’accomplissement du même travail, déterminent une « fonction ». La physiologie se propose l’étude de ces différentes fonctions.

On en distingue quatre types :

– les fonctions de relation ;
– les fonctions de nutrition ;
– les fonctions de régulation ;
– les fonctions de reproduction.

Les fonctions de relation

Elles mettent en rapport l’organisme avec le milieu extérieur.

On trouve :

  • – le système squelettique formant l’ossature du corps ;
  • – le système musculaire assurant la mobilité du squelette ;
  • – le système nerveux commandant la musculature et recevant des informations sur le monde environnant par l’intermédiaire des organes sensoriels.

Les fonctions de nutrition

Elles permettent la vie des cellules, donc de l’ensemble de l’organisme. On trouve :

  • – la fonction digestive : elle assure les transformations mécaniques et chimiques des matériaux alimentaires afin de les rendre assimilables ;
  • – la fonction circulatoire : elle assure le transport de ces aliments et de l’oxygène à toutes les cellules, se chargeant en retour de tous les produits de déchets qu’elle véhicule jusqu’aux organes excréteurs ;
  • – la fonction respiratoire : elle assure l’apport d’oxygène et le rejet du gaz carbonique ;
  • – la fonction excrétrice : elle assure l’élimination des déchets résultant de la vie cellulaire.

Les fonctions de régulation

Elles permettent le bon fonctionnement des organes et elles assurent l’adaptation fonctionnelle suivant les besoins. Elles sont assurées par le milieu intérieur (hormones) et le système nerveux.

Les fonctions de reproduction

Elles assurent la survie de l’espèce. Ces fonctions ne seront pas étudiées.

6 – Physiologie : La communication cellulaire

Physiologie : L’homme … Un Système

L’homme …Un Système

L’acte moteur est ce qui différencie fondamentalement l’animal du végétal.  L’animal agit directement sur son milieu grâce aux informations qu’il en perçoit. C’est par l’acte moteur qu’il réalise son autonomie vis-à-vis du monde environnant.
Le végétal n’a pas ce pouvoir : si l’eau vient à manquer, il dépérit et meurt, faute de pouvoir se déplacer.

Si l’animal a soif, grâce à son système locomoteur, il part à la recherche de l’eau. Le schéma d’organisation est le suivant :

À partir d’une modification de l’environnement, le système-personne produit un acte moteur, un comportement. Celui-ci induit en retour une modification de l’environnement qui nécessite un nouvel ajustement comportemental.

La conduite motrice de l’individu, en situation d’action, mobilise trois domaines distincts :

  • 1 – le secteur biomécanique : lié à l’ensemble de l’appareil locomoteur (muscles, articulations). Il fait appel aux connaissances de l’anatomie ;
  • 2 – le secteur bioénergétique : lié à la fourniture des carburants nécessaires au fonctionnement de l’organisme. Il fait appel aux connaissances de la physiologie ;
  • 3 – le secteur bio-informationnel : lié à la détection, l’interprétation et le transport des informations, des organes en fonctionnement et des stratégies d’action mises en place.

Ces trois secteurs ne fonctionnent pas indépendamment les uns des autres mais concourent ensemble à l’expression de la conduite motrice.

Les systèmes vivants

La vie… nous savons qu’elle est apparue sur terre il y a quelque trois milliards d’années, dans une atmosphère dénuée d’oxygène par le fameux « big-bang » apportant l’énergie indispensable.

Les scientifiques ont réussi à reconstituer cette situation particulière : dans des conditions similaires, il y eut construction d’une molécule complexe appelé acide aminé, qui constitue le point de départ des systèmes vivants.

De cette simple base moléculaire, les systèmes vivants se sont complexifiés en organisme d’abord anaérobique unicellulaire pour arriver, des dizaines de millions d’années plus tard, à un stade de développement maximum connu : les mammifères.

Ce qui différencie fondamentalement le vivant de l’INANIMÉ ce sont les mouvements de masse et de transport d’énergie.

Les êtres vivants

Un être vivant est constitué de niveaux d’organisation imbriqués les uns dans les autres où chaque niveau est caractérisé par des systèmes aux structures autonomes. Exemple : I’homme est une structure autonome. C’est un premier niveau d’organisation. Il est composé de systèmes organiques comme le système circulatoire qui est un deuxième niveau d’organisation, inclus dans le tout premier.

Le cœur est un organe structuré, élément du niveau d’organisation précédent, lui-même composé de tissus spécifiques, formés de cellules toutes autonomes par leur structure. Chaque cellule est composée d’organites simples comme les mitochondries, les noyaux..

Ainsi chaque niveau d’organisation peut être étudié indépendamment des niveaux précédents au point de vue structurel. Mais si nous voulons l’étudier au niveau fonctionnel, nous serons obligés de considérer son environnement propre qui se trouve être le niveau d’organisation précédent.

Exemple : il est facile d’étudier la structure d’une cellule mais pour appréhender son fonctionnement, il faut considérer ses échanges avec l’extérieur donc avec le milieu extra-cellulaire.

Qu’échange-t-elle ? De la MATIÈRE, de l’ÉNERGIE, de l’INFORMATION.

Aussi, du niveau d’organisation ÊTRE HUMAIN jusqu’à la cellule, c’est le contexte informationnel de l’environnement qui conditionne le fonctionnement.
L’homme reçoit, pour agir, des informations de l’environnement. Pour produire cette action, chaque niveau d’organisation successif est mis à contribution, grâce à des messages informationnels qui seront véhiculés jusqu’aux cellules spécifiques.
Les systèmes vivants peuvent être définis comme des systèmes ouverts du point de vue énergétique et informationnel et des systèmes fermés du point de vue structurel.

La conservation

Le système cybernétique/machine ne fonctionne pas de lui-même, sa régulation a été créée par l’homme. Il a étudié toutes les conditions du fonctionnement ou presque, la panne n’étant qu’une rupture du fonctionnement.

Pour l’inanimé, les principes sont tout autre. Il y a conservation structurelle mais sans échange avec l’extérieur (exemple : les minéraux).

Pour le soleil, qui apparemment se conserve, la régulation produit un état stationnaire. Il se consume en système fermé jusqu’à sa mort envisagée dans… quelques milliards d’années.

Pour les êtres vivants, la conservation est la même finalité mais avec respect de chaque niveau d’organisation qui défend sa propre structure. C’est l’homéostasie, la recherche de l’équilibre, I’adaptation constante à l’environnement.

Son échec conduisant à la mort :

  • – par manque d’adaptation qui conduit à la destruction structurelle (agression corporelle, atteinte virale) ;
  • – par manque de transfert énergétique ou de masse (mourir de faim ou de soif) ;
  • – par manque d’information.
Physiologie : ATP et ADP

Physiologie : ATP et ADP

L’ATP est l’Adénosine-TriphosPhate. C’est une molécule qui libère de l’énergie nécessaire à la cellule en se convertissant en ADP (voir cycle de l’ATP).


L’ATP est une molécule constituée d’adénine liée à un ribose qui, lui, est attaché à une chaîne de trois groupements phosphate.

Le mécanisme consiste au transfert d’un groupement phosphate sur une autre molécule et l’ATP devient alors l’adénosine-diphopshate (ADP).

Mais une cellule possède très peu d’ATP. Et comme elle en consomme en permamence, elle doit constamment en fabriquer (synthétiser) et c’est notamment la respiration cellulaire qui fournit l’énergie nécessaire pour la fabrication de l’ATP en permettant une phosphorylation (addition d’un phosphate à l’ADP).

L’ATP est un nucléoside triphosphate formé d’adénine liée à un ribose qui, lui, est attaché à une chaîne de trois groupements phosphate.
L’Adénosine TriPhosphate est une petite molécule organique formée de l’assemblage d’un sucre (ribose), d’une base azotée (adénine) et de trois groupement phosphates. C’est un nucléotide triphosphate, donneur d’énergie. L’hydrolyse de l’ATP libère une grande quantité d’énergie (35kJ) ; elle est couplée à de nombreuses réactions cellulaires nécessitant de l’énergie (synthèse, contraction musculaire, etc.). Sa synthèse est réalisée par les membranes mitochondiales (ou chloroplastiques), ou bien lors de réactions du métabolisme (par exemple, lors de la glycolyse).

L’Adénosine TriPhosphate est donc une molécule essentielle, car elle produit de l’énergie et donc elle est responsable de la contraction des muscles.

Elle est produite par les mitochondrie, qui sont les « centrales énergétiques » de la cellule. En effet, c’est dans les mitochondries que l’énergie des aliments absorbés contenue dans les liaisons moléculaires des métabolites est transformée en ATP.

Ainsi, la molécule d’ATP est présente chez tous les êtres vivants, est la principale source d’énergie des cellules du corps humain et est la source d’énergie exclusive des muscles.

La contraction musculaire nécessite beaucoup d’énergie pour se réaliser, et celle-ci est produite par la division de l’ATP en ADP + P. L’ATP est donc le carburant du muscle.

L’Adénosine TriPhosphate est une molécule de nucléotide d’ARN et est composée d’adénine, de ribose et d’acide phosphorique ainsi que de deux groupes phosphate. C’est la rupture entre les phosphates et le restant de la molécule qui libère de l’énergie, destinée au travail cellulaire.

Cette phase du cycle est l’hydrolyse de l’ATP, et engendre la formation d’une autre molécule, l’ADP ou Adénosine DiPhosphate et un groupement phosphate reste libre.

Ensuite, le groupement phosphate et l’Adénosine DiPhosphate se réunissent pour reformer une molécule d’ATP, grâce à l’énergie dégagée par le catabolisme : ceci est la phase de phosphorylation.

 

Les différentes articulations

Les différentes articulations

​ Les différentes articulations sont ( Sphéroïde, Cylindrique, En selle, Trochléenne, Ellipsoïde et Plane)

Articulation sphéroïde ou énarthrose

sphère convexe dans une sphère concave.

Exemple : l’articulation coxo-fémorale (la hanche) ou l’articulation scapulo-humérale (l’épaule). Ce type d’articulation permet trois degrés de liberté et donc une très grande mobilité.

Articulation en selle

deux têtes concaves viennent s’emboîter perpendiculairement.

Exemple : l’articulation trapèzo-métacarpienne (le pouce). Ce type d’articulation permet deux degrés de liberté.

Articulation condylienne

une tête ellipsoïdique convexe vient se loger dans une cavité ellipsoïdique concave.

Exemple : l’articulation radio-carpienne (le poignet). Ce type d’articulation permet deux degrés de liberté.

Articulation ginglyme ou trochléenne

l’articulation forme une charnière

Exemple : l’articulation olécranienne (le coude) ou l’articulation fémoro-patellaire (entre le fémur et la patella). Ce type d’articulation ne permet qu’un seul degré de liberté.

Articulation trochoïde

un cylindre convexe vient se loger dans un cylindre concave.

Exemple : l’articulation radio-ulnaire (l’avant-bras). Ce type d’articulation ne permet qu’un seul degré de liberté.

Articulation plane ou arthrodie

deux surfaces planes sont en contact.

Exemple : les articulations entre les os du carpe de la main. Ce type d’articulation permet des petits mouvements dans les trois plans de l’espace.

​Décrire les mouvements

Pour déterminer les mouvements des membres il faut se référer à la position anatomique de référence qui est définie par convention internationale :

« Corps humain, vivant, debout, les membres supérieurs pendant le long du corps, la paume des mains tournées vers l’avant, le regard droit et horizontal. »

Toutes les descriptions anatomiques se référent à cette position.

Le sujet couché, la nomenclature est identique.

Les plans pour décrire corps humain

L’étude du corps humain se décrit en fonction des trois plans de l’espace :

  1. le plan sagittal orienté d’avant en arrière, comme une flèche traversant le corps ;
  2. le plan frontal, vertical et perpendiculaire au plan sagittal, passe par l’axe du corps, « de droite à gauche ». Il définit les faces ventrale et dorsale du corps ;
  3. le plan horizontal est perpendiculaire aux deux autres et coupe transversalement le corps.

L’axe du corps est représenté par une verticale abaissée du sommet du crâne. Elle passe par le centre de gravité du corps situé dans le pelvis.

L’axe de la main et du pied passe par le troisième doigt ou le troisième orteil.

Les différents éléments de l’appareil locomoteur sont pairs et symétriques. On décrit toujours en anatomie les éléments du côté droit du corps humain. La dénomination droite/gauche est incomplète, on utilise les termes :

  • 1. médial et latéral ;
  • 2. supérieur et inférieur ;
  • 3. antérieur et postérieur.

​Les termes de localisation

Ils permettent de situer un élément anatomique par rapport à un autre.

Exemple : la scapula est située en arrière du tronc, la fibula est située en dehors du tibia.

• Axial et abaxial
◦ Axial = situé dans l’axe du corps
◦ Abaxial = situé en dehors de l’axe du corps

• Crânial et caudal, concerne le tronc
◦ Crânial = proche de l’extrémité supérieur (crâne)
◦ Caudal = dans le cas contraire

• Proximal et distal, concerne les membres
◦ Proximal = proche de la racine
◦ Distal = dans le cas contraire.

• Médial et latéral
◦ Médial = situé près du plan sagittal
◦ Latéral = dans le cas contraire

• Homolatéral et controlatéral
◦ Homolatéraux = du même côté
◦ Controlatéraux = dans le cas contraire

• Superficiel et profond
◦ Superficiel = proche de la surface du corps
◦ Profond = dans le cas contraire

• Supra et infra
◦ Supra = au-dessus d’un autre
◦ Infra = au-dessous d’un autre

​ Les mouvements des membres

• Flexion
◦ un mouvement qui rapproche les deux segments d’une articulation.

• Extension
◦ un mouvement qui éloigne les deux segments d’une articulation.

• Abduction
◦ un mouvement qui éloigne un membre ou un segment de membre de l’axe médian du corps.

• Adduction
◦ un mouvement par lequel un membre ou un segment de membre se rapproche de l’axe médian du corps.

• Circumduction
◦ un mouvement circulaire, passif ou actif, autour d’un point fixe ou d’un axe, tel que ceux des yeux, d’un membre ou de la mâchoire.

• Rotation latérale ou exo rotation
◦ un mouvement qui passe par la diaphyse de l’os, le membre inférieur peut effectuer une rotation vers l’extérieur du corps.

• Rotation médiane ou endorotation
◦ une rotation vers l’axe du corps.

• Valgus
◦ déviation latérale.

• Varus
◦ déviation médiale.

أ. محمد حسن الحوات

Les différentes articulations

​ Les différentes articulations sont ( Sphéroïde, Cylindrique, En selle, Trochléenne, Ellipsoïde et Plane) Articulation sphéroïde ou énarthrose sphère convexe dans une sphère concave. Exemple : l’articulation coxo-fémorale (la hanche) ou l’articulation...

Anatomie : Principaux muscles du corps humain 1

    MUSCLE Abducteur du petit orteil  - Insertions proximales Tubercules médial et latéral de la tubérosité calcanéenne, aponévrose plantaire et septum intermusculaire - Insertion distales Côté latéral de la base de la phalange proximale du 5e (petit) orteil...

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

Le BPJEPS est un diplôme d’Etat enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau IV de la nomenclature des niveaux de certification établie en application de l’article L. 335-6 du code de l’éducation. Le BPJEPS spécialité Educateur Sportif permet d’exercer le métier d’ « éducateur sportif » pour des fonctions d’encadrement des publics et d’animation.

Les débouchés sont :

  • Des emplois durables à temps plein en structures commerciales,
  • Des emplois durables à temps partiel en structures associatives,
  • L’exercice d’une activité libérale de ‘‘coaching’’ auprès d’une clientèle de particuliers.

Le contenu de formation visant l’acquisition de compétences requises pour l’exercice professionnel

  • Communication (outils bureautiques, techniques de communication),
  • Connaissance des publics (profils physiques, morphologies, motivations) et du milieu professionnel  (gestion),
  • Méthodologie de projet (conception de diagnostic, plan d’action, budgétisation),
  • Réglementation  (obligations législatives et réglementaires),
  • Pédagogie, technique et encadrement  (méthodes pédagogiques, communication),
  • Relation musique/mouvement (utilisation et analyse des différents styles musicaux),
  • Méthodologie de  développement des qualités physiques,
  • Technique et encadrement musculation (animation, adaptation, mise en sécurité)
  • Anatomie (théorique et fonctionnelle), physiologie, biomécanique, diététique,
  • Statut du travailleur (modalités administratives, aspects comptables et financiers, gestion ).

​ Exemple : – Milieu Professionnel et méthodologie projet

Organisation en alternance « Structures d’accueil – Formation en centre ».

​ Pourquoi ? – Objectifs pédagogique

• Communiquer dans les situations de la vie professionnelle
• Prendre en compte les caractéristiques des publics dans leurs environnements dans une démarche d’éducation à la citoyenneté
• Contribuer au fonctionnement d’une structure
• Concevoir un projet d’animation
• Evaluer un projet d’animation

​ Quoi ? – Contenu module

• Communiquer dans les situations de vie professionnelle
• Prendre en compte les caractéristiques des publics pour préparer une action éducative
• Préparer un projet et son évaluation
• Participer au fonctionnement de la structure et à la gestion de l’activité

​ Comment ? – Modalités

• Cours en présentiel,
• Travail individuel et en groupe,
• Cours Théorique ,
• Cours pratique,
• Mise en situation,
• Etude de cas
• Echanges,

​ PHASE 1 : Phase de préparation du module projet

​ Contenu Pédagogique

Présentation personnelle : – Apprendre à présenter et expliquer son parcours.
• Objectif : – Rédaction d’un premier paragraphe d’une dizaine de lignes

Réalisation d’une fiche structure : – Statut de la structure et organigramme fonctionnel «  fonctionnement et activités ».

• Objectif : – Travail sur le montage d’un dossier de subventions et mise en place d’un budget «  Par poste ».
• Objectif : – Fonctions et missions des acteurs de la structure.
• Objectif : – Decrire et présenter les activités encadrées dans la structure. «  Quoi – Qui – Quand – Comment – Ou »

Analyse de la structure : 

• Objectif : – Analyse critique  des points forts et points faible.
• Objectif : – Améliorations proposées.

Etat des lieux : Mise en évidence des attentes des acteurs directs et indirects du projet.

• Objectif : – Sonder les attentes du public et des partenaires.

Mettre en évidence une problématique : – Faire émerger une ou des idées à partir des besoins et de l’état des lieux.

• Objectif : – Valider un projet à partir d’une idée.

Analyse des besoins : – Identifier les besoins nécessaires et les ressources disponibles.

• Objectif : – Evaluer le coût du projet « Besoins – ressources – coût de chaque action » projet.

Diagnostic : – Recueil et traitement de données.
• Objectif : – Réalisation d’un diagnostic à partir d’une enquête ou d’un questionnaire

​ PHASE 2 : Phase de réalisation du projet

Planification du projet : – Planifier les actions et anticiper les contraintes et les risques.
• Objectif : – Réaliser un planning de Gantt prévisionnel – Définir une contrainte et un risque – Identifier les contraintes et les anticiper.

Suivi et gestion du projet : – Production d’un planning prévisionnel ««Gantt »
• Objectif : – Reconnaitre un ou des risques et prévoir une ou des solutions.

Communication autour du projet : Mise en place et réalisation d’un plan de communication.
• Objectif : – Identifier toutes les actions de communication qui seront nécessaires à la réalisation et à la réussite du projet.

Présentation écrite du projet : – Décrire le projet tel qu’il s’est déroulé «  Avec un diagramme de Gantt des actions réelles».
• Objectif : – Justifier les écarts entre le prévisionnel et ce qui a été réalisé.

Evaluation du projet : – Se poser des questions : – les objectifs ont-ils été remplis ? Oui, non, Pourquoi ?
• Objectif : – Identifier les facteurs clés de succès ou d’échec et proposer des améliorations.

Présentation orale du projet : – Structure – poste – projet.
• Objectif : – Maitriser les principes de base d’une présentation orale et travailler sur l’attitude à adopter

​ Supports et outils

Traitement de texte : – Création et sauvegarde d’un document, mise en page, options de police et de paragraphe
Outils : Dessins, tableaux, styles, sommaire automatique, entêtes et pieds de page.
Tableurs : Travail sur données, représentations graphiques
Communication : Envoi de mails et de pièces jointes.
Construction du support oral.
Elaboration d’un CV
Rédaction d’une lettre de motivation
Préparation à un entretien d’embauche
​ Evaluation des stagiaires
Production écrite, questionnement et présentation orale

Anatomie

Méthodologie

Physiologie

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

Le BPJEPS est un diplôme d'Etat enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau IV de la nomenclature des niveaux de certification établie en application de l'article L. 335-6 du code de l'éducation. Le BPJEPS spécialité...

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

Les titulaires de la mention « activités aquatiques et de la natation » du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, spécialité « éducateur sportif » portent le titre de maître-nageur-sauveteur et sont soumis aux dispositions de...

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

UNITES CAPITALISABLES BPJEPS AAN UNITE CAPITALISABLE 1 ENCADRER TOUT PUBLIC DANS TOUT LIEU ET TOUTE STRUCTURE Communiquer dans les situations de la vie professionnelle Adapter sa communication aux différents publicsProduire des écrits professionnels Promouvoir les...

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

Le BPJEPS est le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. L'activité de l'éducateur sportif est soumise à l'application de l'article L 212-1 du code du sport qui prévoit la possession de certifications spécifiques parmi lesquelles...

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

L'un des problèmes majeurs que pose la communication entre les hommes tient à ce que la signification des termes employés dans les échanges verbaux, est différente selon les interlocuteurs « technicité, connaissances et vécus ». Ces différences d'interprétation...

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

UNITES CAPITALISABLES BPJEPS AAN

UNITE CAPITALISABLE 1

ENCADRER TOUT PUBLIC DANS TOUT LIEU ET TOUTE STRUCTURE

  • Communiquer dans les situations de la vie professionnelle
  • Adapter sa communication aux différents publicsProduire des écrits professionnels
  • Promouvoir les projets et actions de la structure
  • Prendre en compte les caractéristiques des publics dans leurs environnements dans une demarche d’éducation à la citoyenneté
  • Repérer les attentes et les besoins des différents publics
  • Choisir les démarches adaptées en fonction des publics
  • Garantir l’intégrité physique et morale des publics
  • Contribuer au fonctionnement d’une structure
  • Se situer dans la structure
  • Situer la structure dans les différents types d’environnement
  • Participer à la vie de la structure

 UNITE CAPITALISABLE 2

METTRE EN ŒUVRE UN PROJET D’ANIMATION S’INSCRIVANT DANS LE PROJET DE LA STRUCTURE

  • Concevoir un projet d’animation
  • Situer son projet d’animation dans son environnement, en fonction du projet de la structure, de ses ressources et du public accueilli
  • Définir les objectifs et les modalités d’évaluation
  • Identifier les moyens nécessaires à la réalisation du projet
  • Conduire un projet d’animation
  • Planifier les étapes de réalisation
  • Animer une équipe dans le cadre du projet
  • Procéder aux régulations nécessaires
  • Evaluer un projet d’animation
  • Utiliser les outils d’évaluation adaptés
  • Produire un bilan
  • Identifier des perspectives d’évolution

 UNITE CAPITALISABLE 3

CONCEVOIR UNE SEANCE, UN CYCLE D’ANIMATION OU D’APPRENTISSAGE DANS LE CHAMP DES ACTIVITES AQUATIQUES ET DE LA NATATION

  • Concevoir la séance, le cycle d’animation ou d’apprentissage des activités aquatiques et de la natation
  • Mobiliser les connaissances et les compétences transversales des activités aquatiques et de la natation et notamment les objectifs pédagogiques développés dans le domaine de la découverte, de l’initiation, des apprentissages pluridisciplinaires, de l’apprentissage de la natation
  • Fixer les objectifs de la séance ou du cycle et les modalités d’organisation
  • Organiser la séance ou le cycle en prenant en compte les caractéristiques du public
  • Conduire la séance, le cycle d’animation ou d’apprentissage des activités aquatiques et de la natation
  • Programmer une séance ou un cycle en fonction des objectifs
  • Mettre en œuvre une démarche pédagogique adaptée aux objectifs de la séance ou du cycle
  • Adapter ses actions d’enseignement de l’ensemble des différentes nages codifiées
  • Evaluer la séance, le cycle d’animation ou d’apprentissage des activités aquatiques et de la natation
  • Construire et utiliser des outils d’évaluation adaptés
  • Evaluer son action
  • Evaluer la progression des pratiquants

UNITE CAPITALISABLE 4

MOBILISER LES TECHNIQUES DES ACTIVITES AQUATIQUES ET DE LA NATATION POUR METTRE EN ŒUVRE UNE SEANCE, UN CYCLE D’ANIMATION OU D’APPRENTISSAGE DANS LE CHAMP DES ACTIVITES AQUATIQUES ET DE LA NATATATION

  • Conduire une séance ou un cycle en utilisant les techniques des activités aquatiques et de la natation
  • Maîtriser les gestes techniques et les conduites professionnelles, dans le cadre d’activités à visée d’éveil, de découverte, d’apprentissages, de sécurité, de loisirs, de forme et de bien-être
  • Utiliser les gestes techniques appropriés dans le cadre d’activités à visée d’éveil, de découverte, d’apprentissages, de sécurité, de loisirs, de forme et de bien-être
  • Adapter les techniques en fonction des publics en argumentant ses choix par des connaissances
  • Maîtriser et faire appliquer les règlements des activités aquatiques et de la natation
  • Maîtriser et faire appliquer les règlements et usages des activités aquatiques et de la natation et notamment dans le domaine de l’hygiène et le traitement de l’air et de l’eau
  • Maîtriser et faire appliquer le cadre réglementaire de la pratique des activités aquatiques et de la natation, dans le cadre d’activités à visée d’éveil, de découverte, d’apprentissages, de sécurité, de loisirs, de forme et de bien-être
  • Sensibiliser aux bonnes pratiques et aux conduites à risque
  • Garantir la sécurité dans tous les lieux de baignade et de pratiques des activités aquatiques et de la natation
  • Organiser la sécurité de tous les lieux de baignade et de pratiques des activités aquatiques et de la natation
  • Assurer la surveillance et la sécurité de tous les lieux de baignade et de pratiques des activités aquatiques et de la natation
  • Réaliser les gestes professionnels nécessaires à la sécurité des différents publics
  • De réaliser en sécurité les démonstrations techniques dans le cadre des activités aquatiques et de la natation

EPREUVES CERTIFICATIVES

Les unités capitalisables constitutives de la mention « activités aquatiques et de la natation » du brevet professionnel, de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialité « éducateur sportif » sont attribuées selon le référentiel de certification et dont l’acquisition est contrôlée par les deux situations d’évaluation certificatives suivantes :

Situation d’évaluation certificative des unités capitalisables transversales UC1 et UC2

Le(la) candidat(e) transmet dans les conditions fixées par le directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) ou par le directeur de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DJSCS) un document écrit personnel explicitant la conception, la mise en œuvre et la réalisation d’un projet d’animation dans la structure d’alternance pédagogique proposant des activités aquatiques et de natation.

Ce document constitue le support d’un entretien d’une durée de 40 minutes au maximum dont une présentation orale par le(la) candidat(e) d’une durée de 20 minutes au maximum permettant de vérifier l’acquisition des compétences.

Cette situation d’évaluation certificative permet l’évaluation distincte des unités capitalisables transversales UC 1 et UC 2.

Situations d’évaluation certificative des unités capitalisables UC3 et UC4 :

Epreuve certificative de l’UC3 :

Le(la) candidat(e) conduit en sécurité une séance d’apprentissage de la natation en milieu scolaire ou dans un milieu qui permet de s’inscrire dans le cadre d’un projet pédagogique d’apprentissage de la natation. La séance est suivie d’un entretien portant sur la conception, la conduite et l’évaluation de la séance. Le(la) candidat(e) remet aux évaluateurs avant le début de la séance, un document exposant le cycle d’apprentissage et sa séance.

Durée de la séance : 40 minutes maximum dont 30 minutes maximum dans l’eau.

Durée de l’entretien : 30 minutes maximum.

Epreuve certificative de l’UC4 :

Elle se décompose comme suit :

1° – Démonstration d’aisance aquatique : Le(la) candidat(e) démontre son aisance aquatique en réalisant un 100 mètres dans les 4 nages enchaînées (papillon dauphin, dos crawlé, brasse et crawl). Il /elle réalise l’épreuve départ plongé en moins de 1 minute et 50 secondes.

2° – Mise en situation complète d’une action de secours comprenant : un parcours se décomposant comme suit :

a) Départ du bord du bassin ou d’un plot de départ suivi d’une nage en surface sur une distance de 10 mètres au moins et 15 mètres au plus ;

b) Plongée dite « en canard » suivie de la récupération d’un mannequin de modèle réglementaire, soit un mannequin d’un poids de 1,5 kg à une profondeur d’un mètre. Le mannequin repose à une profondeur de 2,30 m (plus ou moins 0,5m). Sa position d’attente au fond du bassin est indifférente. Le(la) candidat(e) est autorisé(e) à prendre appui au fond, lorsqu’il se saisit du mannequin. Il/elle le remonte ensuite à la surface, puis le remorque sur une distance de 15 mètres au moins et 25 mètres au plus avant de le lâcher. Il/elle se dirige vers une personne située à proximité qui simule une situation de détresse. Saisi de face par la victime, le(la) candidat(e) se dégage puis la transporte vers le bord sur une distance de 15 mètres au moins et 25 mètres au plus tout en s’assurant de son état de conscience ;

c) Le(la) candidat(e) assure la sortie de l’eau, de la victime. Après l’avoir sécurisée,

il/elle procède à la vérification de ses fonctions vitales puis explique succinctement sa démarche aux évaluateurs.

Pour cette 2e étape, le(la) candidat(e) est revêtu(e) d’un short et d’un tee-shirt. Le port d’une combinaison, de lunettes de piscine, de pince-nez ou de tout autre matériel n’est pas autorisé.

3° – Un écrit portant sur les règles d’hygiène et de sécurité ainsi que sur la règlementation des activités aquatiques et de la natation :

Le(la) candidat(e) se présente à un écrit comprenant deux questions ouvertes :

la première portant sur les règles d’hygiène de l’eau et de l’air, et sur les règles de sécurité ;

la seconde portant sur la réglementation des activités aquatiques et de la natation. Cet écrit a une durée de 1 heure.

Anatomie

Méthodologie

Physiologie

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

Le BPJEPS est un diplôme d'Etat enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau IV de la nomenclature des niveaux de certification établie en application de l'article L. 335-6 du code de l'éducation. Le BPJEPS spécialité...

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

Les titulaires de la mention « activités aquatiques et de la natation » du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, spécialité « éducateur sportif » portent le titre de maître-nageur-sauveteur et sont soumis aux dispositions de...

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

UNITES CAPITALISABLES BPJEPS AAN UNITE CAPITALISABLE 1 ENCADRER TOUT PUBLIC DANS TOUT LIEU ET TOUTE STRUCTURE Communiquer dans les situations de la vie professionnelle Adapter sa communication aux différents publicsProduire des écrits professionnels Promouvoir les...

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

Le BPJEPS est le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. L'activité de l'éducateur sportif est soumise à l'application de l'article L 212-1 du code du sport qui prévoit la possession de certifications spécifiques parmi lesquelles...

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

L'un des problèmes majeurs que pose la communication entre les hommes tient à ce que la signification des termes employés dans les échanges verbaux, est différente selon les interlocuteurs « technicité, connaissances et vécus ». Ces différences d'interprétation...

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

Les titulaires de la mention « activités aquatiques et de la natation » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialité « éducateur sportif » portent le titre de maître-nageur-sauveteur et sont soumis aux dispositions de l’arrêté du 23 octobre 2015 relatif à l’exercice de la profession de maître-nageur-sauveteur.

La possession du diplôme mentionné à l’article 1er atteste que son titulaire certifie qu’il met en œuvre en autonomie et en sécurité dans le domaine des activités aquatiques et de la natation, les compétences suivantes :

  • concevoir un projet pédagogique ;
  • conduire des actions à visée d’éveil, de découverte, d’apprentissages pluridisciplinaires ; d’activités de loisirs de forme et de bien être et d’enseignement des nages codifiées ;
  • organiser la sécurité des activités aquatiques ;
  • assurer la sécurité d’un lieu de pratique ;
  • assurer la sécurité des pratiquants dont il a la charge ;
  • assurer la sécurité d’un lieu de pratique dans le domaine de l’hygiène de l’air et de l’eau ;
  • gérer un poste de secours ;
  • participer au fonctionnement de la structure.

L’éducateur(trice) sportif(ve) exerce en autonomie son activité professionnelle, en utilisant un ou des supports techniques dans les champs des activités physiques et sportives ou des activités éducatives, culturelles et sociales, dans la limite des cadres réglementaires. Il/ elle est responsable de son action au plan pédagogique, technique et organisationnel. Il/ elle assure la sécurité des tiers et des publics dont il/elle a la charge. Il/ elle a la responsabilité du projet d’animation qui s’inscrit dans le projet de la structure.

Les modes d’intervention qu’il/elle développe s’inscrivent dans une logique de travail collectif et partenarial, prenant en compte notamment les démarches de développement durable, d’éducation à la citoyenneté et de prévention des maltraitances.

  • Il/ elle encadre tout type de public, dans tous lieux d’accueil ou de pratique au sein desquels il/elle met en place un projet.

  • Il/ elle encadre des activités de découverte, d’animation et d’éducation.

Présentation du secteur professionnel

Outre les notions d’apprendre à nager, la demande sociale pour les pratiques aquatiques connaît depuis de nombreuses années une évolution importante s’orientant vers des besoins émergents d’activités d’encadrement liés davantage à la santé, à la forme et au bien-être et faisant aujourd’hui de la natation l’un des sports les plus pratiqués en France.

Ainsi, l’activité aquatique devient-elle aujourd’hui plurielle aussi bien dans sa forme que dans ses objets (loisirs sportifs, loisirs détente, forme et bien-être, éveil…).

Parmi les activités de loisirs détente, forme et bien-être, ces dernières années, les différentes formes « d’aqua » connaissent un réel développement (aquagym, aqua fitness, aqua forme, aquabike…). Toutes ces activités concernent un public extrêmement large qui va du très jeune enfant jusqu’aux seniors, des personnes présentant une mobilité réduite à celles souffrant de déficiences sensorielles ou mentales. Les propriétés physiques du milieu aquatique, l’absence de pesanteur que l’on y subit, permettent à des populations diverses d’y réaliser les pratiques de leur choix.

Si une partie de ces pratiques sont libres, nombre d’entre elles sont encadrées et requièrent des professionnels(les) du secteur, outre des compétences à assurer la sécurité des lieux de pratiques et des pratiquants, des compétences pédagogiques affirmées. Ces professionnels(les) doivent, en particulier, savoir adapter l’activité aux attentes d’un public de plus en plus exigeant et proposer une palette de pratiques de plus en plus étoffée.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la mention « activités aquatiques et de la natation » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS AAN), spécialité « éducateur sportif » qui vise à proposer un cadre de professionnalisation des éducateurs adapté aux attentes des publics des structures artificielles comme naturelles, relevant du secteur public associatif comme marchand.

Selon l’état des lieux de l’offre des bassins de natation en France (ministère de la santé et des sports – 2009), on recense en France 4 135 piscines (publiques et privées, accessibles à titre gratuit ou payantes) et 6 343 bassins dans le but de pratiquer une activité physique et sportive.

77 % des piscines recensées sont des piscines publiques et 23 % appartiennent au secteur privé.

Par ailleurs, 6 % des piscines sont en délégation de service public, administrées par des organismes privés (principalement par des établissements privés commerciaux).

Ce mode de gestion se développe de plus en plus : ainsi, 40 % des piscines créées depuis deux ans sont en Délégation de Service Public (DSP).

En parallèle de cet état des lieux, une enquête sur la pratique physique et sportive en France, commanditée par le CNDS et le Ministère des Sports, est réalisée par la MEOS et l’INSEP en 2010.

Cette étude révèle que, début 2010, près de deux personnes sur trois, âgées de 15 ans et plus, soit 34 millions de personnes, pratiquent (ou ont pratiqué au cours des 12 derniers mois), une ou plusieurs activités sportives, au moins une fois par semaine.

Selon cette enquête, la natation est l’activité la plus pratiquée après la marche de loisir. Ainsi, 12,7 millions de personnes, âgées de 15 ans et plus, déclarent pratiquer cette activité.

Si, comme mentionné précédemment, l’ensemble de ces pratiques n’est pas systématiquement encadré au plan pédagogique, les structures publiques, associatives ou marchandes proposent des prestations pédagogiques.

Si les structures publiques accueillent, en priorité, les publics scolaires, les adultes, les touristes, les enfants en accueils collectifs de mineurs (ACM) et les jeunes, les associations sont plutôt fréquentées par les sportifs, les jeunes, les adultes, les enfants en ACM et pour l’éveil aquatique des très jeunes enfants.

Les piscines municipales proposent l’école de natation, les leçons individuelles de natation, la natation scolaire, les différentes activités « aqua », des séances pour femmes enceintes, d’éveil pour les très jeunes enfants …

De leur côté, les associations proposent, de l’enseignement sportif dans le cadre de l’Ecole de natation française, de la natation sportive, d’autres activités aquatiques sportives, (natation synchronisée, nage avec palmes, nage en milieu naturel, le sauvetage, …) et des activités de la natation liées à la personne (l’éveil, la santé et le bien-être, les seniors, le troisième âge, etc. …). Ainsi, le mouvement associatif propose aussi bien des activités d’éveil, de découvertes, de forme, de bien-être que des activités de perfectionnement et d’entraînement sportifs.

Dans le secteur des activités aquatiques, l’employeur principal reste la fonction publique territoriale qui recrute, par voie de concours, des professionnels de l’encadrement de ces activités. Le cadre d’emploi le plus adapté à ces fonctions est celui d’éducateurs des activités physiques et sportives. Selon l’enquête COLTER réalisée par l’INSEE, la filière sportive territoriale compte 10 749 titulaires ETAPS et 2 316 non titulaires au 31 décembre 2003.

Le Centre d’analyse des formations des emplois des métiers de l’animation et du sport (CAFEMAS) réalise une enquête en mai 2013 et estime ainsi le poids du secteur aquatique à 11 280 emplois équivalent temps plein et 18 051 salariés, personnels de surveillance et d’encadrement. 77 % d’entre eux soit 13 898 salariés sont titulaires ou contractuels de la fonction publique territoriale.

Le secteur associatif est un secteur en plein développement. On note une augmentation des offres d’emplois dans ce secteur professionnel soutenue par les politiques d’aides à l’emploi tant au niveau national que portées par des collectivités territoriales. Le recensement exhaustif des emplois temps plein dans ce secteur est difficile à réaliser du fait de la nature même des emplois associatifs marqués par le temps partiel, les statuts de vacataires…

Cependant une enquête réalisée par la Fédération française de natation en janvier 2015 sur un échantillon représentatif de l’ensemble des clubs fait apparaître au sein du mouvement associatif, une évaluation de 2 352 équivalents temps plein. D’une manière plus générale, les statistiques fédérales font apparaître en 2014 la répartition de 7 735 éducateurs sportifs répartis sur 1 308 clubs. Parmi eux, 56 % sont professionnels.

Le Centre d’analyse des formations des emplois des métiers de l’animation et du sport (CAFEMAS) dans son enquête réalisée en mai 2013 estime que 16 % des 18 051 personnels de surveillance et d’encadrement sont des salariés de droit privé et 7 % correspondent à des vacataires ou contrats à durée déterminée. Cette étude montre également que parmi ces 18 051 personnes, 61 % assurent une mission de surveillance et d’encadrement, 33 % sont des personnels affectés uniquement à la surveillance et 3 % sont des personnels exclusifs d’encadrement.

A la date du 23 novembre 2015, le nombre d’éducateurs déclarés et ayant une carte professionnelle en cours de validité délivrée par les services Jeunesse et Sport en natation est de 16 747.

Enfin, selon l’enquête réalisée par la DRJSCS d’Ile de France concernant l’insertion professionnelle des diplômés de niveau IV, sur les années 2013 et 2014 et sur un effectif de 48 diplômés, 47 % exercent à l’issue de leur formation en entreprise privée ou secteur marchand, 23,5 % en milieu associatif et 6 % en collectivités territoriales.

Description de l’emploi

Selon les secteurs de pratique, différentes appellations sont possibles : éducateur(trice) d’activités aquatiques, éducateur(trice) territorial(e) des activités physiques et sportives, maître-nageur-sauveteur, éducateur(trice) sportif(ve) des activités de la natation, …

Quelles que soient les appellations, ces personnes portent le titre de maître-nageur-sauveteur.

Entreprises et structures employeuses :

Les activités s’exercent aujourd’hui principalement dans le cadre des collectivités territoriales, du secteur marchand (centre aquatique, centre de remise en forme, activité libérale…) et associatif (clubs sportifs affiliés ou non à une fédération) ou du secteur sportif professionnel.

Ces structures privées sont assujetties soit à la convention collective du sport, soit à celle des espaces de loisirs, d’attractions et culturels ou à celle du secteur de l’animation.

Publics concernés :

Ces professionnels(les) peuvent être amenés(ées) à intervenir auprès de tout public.

Champ et nature des interventions :

Les modes d’intervention qu’ils (elles) développent en autonomie s’inscrivent dans le domaine des activités aquatiques et de la natation, dans une logique de travail individuelle et/ou collective pour :

  • concevoir un projet pédagogique ;
  • conduire des actions d’éveil, de découverte, d’apprentissages pluridisciplinaires et d’enseignement des nages codifiées ;
  • organiser la sécurité des activités aquatiques ;
  • assurer la sécurité d’un lieu de pratique ;
  •  assurer la sécurité des pratiquants dont il a la charge ;
  •  assurer la sécurité d’un lieu de pratique dans le domaine de l’hygiène de l’air et de l’eau ;
  • gérer un poste de secours ;
  • participer au fonctionnement de la structure.

Situation fonctionnelle :

Le métier est exercé par des femmes et/ou des hommes travaillant majoritairement à temps plein. On observe une forte augmentation de l’activité en période estivale. Ces professionnels(les) exercent fréquemment leur métier selon des horaires décalés (le soir, en nocturne ou le week-end). Les situations statutaires sont très variables selon les secteurs d’intervention.

Toutefois, la majorité appartient à la fonction publique territoriale qu’il s’agisse de titulaires ou de contractuels (éducateurs(trices) ou opérateurs(trices) des activités physiques et sportives) et travaillent la plupart du temps en équipe.

Au sein des entreprises du secteur marchand ou associatif, les contrats de travail sont à durée indéterminée ou déterminée. Certains exercent sous statut de travailleur indépendant.

Dans le cadre des objectifs fixés par les instances dirigeantes, ce(tte) professionnel(le) bénéficie d’une délégation de responsabilité pédagogique. Il/ elle intervient en autonomie. Il/ elle rend compte régulièrement des actions entreprises et des résultats obtenus.

Il/ elle assure également en autonomie des activités dans le cadre de la surveillance et de la sécurité d’un lieu de pratique, en utilisant les supports matériels, techniques et réglementaires liés à la prévention et au sauvetage. Il/ elle assure en autonomie le maintien ou l’actualisation de ses compétences physiques et techniques nécessaires à l’exercice de ses missions de surveillance et de sécurité d’un lieu de pratique.

Débouchés et évolution de carrière :

L’accès à ces emplois correspond souvent à une première véritable expérience professionnelle dans le domaine de l’encadrement des différents secteurs de pratique auprès des publics, précédée d’une pratique personnelle des activités aquatiques.

En poursuivant sur une expérience dans le domaine du perfectionnement et de l’entraînement sportif ou de la formation, une évolution de carrière peut déboucher vers des emplois intégrant une dimension de management, d’expertise ou de recherche dans le secteur de l’entraînement notamment.

Descriptive des activités

L’éducateur(trice) sportif(ve) conçoit un projet pédagogique dans le domaine des activités aquatiques et de la natation, il/elle :

  • prend en compte le projet de la structure ;
  • prend en compte les caractéristiques des publics ;
  • prend en compte les caractéristiques du milieu d’intervention ;
  • prend en compte les spécificités des activités aquatiques et de la natation ;
  • fixe les objectifs de son projet pédagogique ;
  • planifie son projet pédagogique ;
  • programme les actions de son projet pédagogique ;
  • formalise son projet par écrit ;
  • détermine les besoins et les ressources de son projet pédagogique ;
  • présente son projet pédagogique au sein de l’équipe de la structure ;
  • détermine les modalités et les critères d’évaluation de son projet pédagogique ;
  • évalue son projet pédagogique ;
  • réalise un bilan écrit de son projet pédagogique ;
  • peut être amené(e) à participer à l’élaboration ou à construire un projet de structure ou un projet pédagogique au sein d’une structure ;
  • peut être amené(e) à inscrire son action dans le cadre d’un projet pédagogique.

L’éducateur(trice) sportif(ve) conduit des actions à visée d’éveil, de découverte, d’apprentissages pluridisciplinaires, d’activités de loisirs de forme et de bien être et d’enseignement des nages codifiées, il/elle :

  • encadre un groupe dans la conduite de ses actions ;
  • prend en charge les publics dont les groupes de mineurs ;
  • présente les consignes, l’organisation pédagogique et matérielle de son action ;
  • évalue le niveau des publics dont il a la charge ;
  • organise son espace en fonction de l’activité qu’il conduit ;
  • organise son espace en fonction du public dont il a la charge ;
  • prépare le matériel pour son activité ;
  • conduit une action permettant : l’éveil, la découverte, les activités de forme, de bien être, et l’enseignement des différentes activités aquatiques et de la natation ;
  • conduit une action d’enseignement pluridisciplinaire et des nages codifiées ;
  • observe les comportements des publics ;
  • analyse les comportements des publics ;
  • adapte son action en fonction des comportements des publics ;
  • réalise le bilan de son action ;
  • explicite les perspectives futures de son action ;
  • certifie la capacité à nager ;
  • organise des sessions d’évaluation ou de certification ;
  • rend compte de son action ;
  • explicite des règles de comportements en groupe ;
  • maîtrise les phénomènes liés à l’activité du groupe et aux comportements des publics ;
  • favorise les expressions individuelles et collectives ;
  • assure la prise en charge, l’encadrement et la direction de séjours spécifiques comprenant des mineurs ;
  • sensibilise à la démarche citoyenne.

L’éducateur(trice) sportif(ve) organise la sécurité d’un lieu de pratique, il/elle :

  • analyse la demande de l’employeur ;
  • analyse les attentes du public en matière de sécurité ;
  •  prend en compte la réglementation ;
  •  participe à l’élaboration du plan d’organisation de la surveillance et des secours (POSS) ;
  •  organise la sécurité d’une activité ;
  • propose des stratégies d’action dans le domaine de la prévention et de la sécurité ;
  •  prend en compte les dangers spécifiques liés aux activités ;
  • prend en compte le milieu artificiel ou naturel ;
  • prend en compte les conditions météorologiques pour assurer la sécurité des personnes ;
  • prend en compte les contenus des activités ;
  • prend en compte les interrelations entre les activités et les publics ;
  • prend en compte les moyens matériels et humains dont il dispose ;
  • définit les moyens à mettre en œuvre pour assurer la sécurité d’un lieu de pratique ;
  • prend des dispositions pour assurer la sécurité des usagers ;
  • gère l’aménagement de l’espace pour garantir la sécurité des pratiques ;
  • prépare le lieu d’activité
  • identifie les dangers en présence ;
  • vérifie la non dangerosité du lieu de pratique ;
  •  mobilise ses connaissances en matière de faune et de flore en milieu naturel ;
  • prépare le matériel nécessaire à la surveillance ;
  • gère un poste de secours ;définit les besoins d’achat en matériel ;
  • peut être amené(e) à coordonner une équipe de sauveteur ;
  • peut être amené(e) à élaborer le POSS et à le proposer à l’autorité d’emploi.

L’éducateur(trice) sportif(ve) assure la sécurité d’un lieu de pratique et des pratiquants dont il a la charge, il/elle :

assure la sécurité d’un lieu de pratique :

  • met en œuvre le POSS, le plan de sécurité ou de secours établi ;
  • fait respecter le POSS, le plan de sécurité ou de secours établi ;
  • s’intègre dans le POSS, le plan de sécurité ou de secours établi ;
  • se positionne dans une chaine de secours ;
  • se positionne dans une équipe de surveillance ;
  • met en œuvre les techniques de surveillance appropriée à la sécurité ;
  • évalue les risques en matière de sécurité ;
  • évalue les risques liés à la zone de surveillance ;
  • évalue les risques liés à l’activité ;
  • évalue les risques liés aux personnes ;
  • évalue les risques liés à l’environnement ;
  • utilise des moyens de signalisation ;
  • utilise des moyens de balisage ;
  • accueille les différents publics ;
  • gère des situations de conflits ;
  • fait respecter le règlement intérieur de la structure ;
  • fait respecter les consignes de sa hiérarchie ;
  • porte une tenue clairement identifiable.

Il /elle assure la sécurité des pratiquants dont il a la charge, il/elle :

  • s’assure de la présence et du bon fonctionnement du matériel de sécurité lié aux activités aquatiques et de la natation ;
  • prévient les risques liés à la sécurité de l’activité et des pratiquants dont il/elle a la charge ;
  • anticipe les comportements à risque pour la santé physique des pratiquants ;
  • réagit en cas de maltraitance de mineurs, de comportement sectaire ou de discrimination ;
  • intervient en cas d’incident ou d’accident ;
  • extrait une personne du milieu aquatique ;
  • porte assistance en effectuant les gestes et en appliquant les techniques relatives aux premiers secours ;
  • s’intègre dans le dispositif d’alerte conformément aux dispositions du POSS ou du plan de sécurité ou de secours établi ;
  • sensibilise le public dont il/elle a la charge aux enjeux de sécurité spécifiques au milieu aquatique ;
  • sensibilise les pratiquants dont il/elle a la charge aux règles de sécurité ;
  • organise des simulations d’incident ou d’accident liées à la sécurité des pratiquants ;
  • s’entraîne pour maintenir ses capacités physiques en natation et en sauvetage ;
  • maintient ses compétences en matière de secourisme et de sauvetage.

Il/elle assure la sécurité d’un lieu de pratique dans le domaine de l’hygiène de l’air et de l’eau, il/elle :

  • prévient les risques liés à l’hygiène ;
  • fait respecter les règles d’hygiène ;
  • sensibilise les pratiquants dont il/elle a la charge aux règles d’hygiène ;
  • prend des dispositions pour assurer la sécurité des usagers dans le domaine de l’hygiène ;
  • décèle les anomalies relatives à la qualité de l’eau dans son environnement de pratique ;
  • décèle les anomalies liées à la qualité de l’air ;
  • réagit face aux anomalies afin de garantir la sécurité des pratiquants dont il/elle a la charge ;
  • sécurise tous les publics en cas d’incident ou d’accident lié à l’hygiène ;
  • applique les protocoles d’intervention en cas d’incident ou d’accident liés à l’hygiène.

L’éducateur(trice) sportif(ve) participe au fonctionnement de la structure :

Il/elle participe à l’accueil, l’information et l’orientation dans la structure, il/elle :

  • accueille un public diversifié ;
  • renseigne le public sur le fonctionnement de la structure ;
  • prend en compte les caractéristiques de tous les publics pour les orienter ;
  • oriente le public en fonction de ses attentes et ses demandes ;
  • conseille tous les publics sur l’utilisation du matériel mis à sa disposition ;
  • peut être amené(e) à participer à l’accueil physique et téléphonique dans le respect du code du sport.

Il/elle participe à la communication et à la promotion de la structure, il/elle :

  • participe à la communication et à la promotion des activités de la structure ;
  • participe à l’organisation d’animations événementielles au sein de la structure ;
  • participe à la communication interne et externe de la structure ;
  • utilise différents outils de communication ;
  • peut être amené(e) à participer à la conception d’outils de communication.

Il/elle participe à la gestion administrative, il/elle :

  • participe au suivi administratif de son action ;
  • renseigne les documents administratifs mis à sa disposition ;
  • assure la veille juridique de son activité ;
  • utilise l’outil informatique dans le cadre de sa participation à la gestion administrative de son action ;
  • réalise les démarches administratives nécessaires au déplacement ou séjour de mineurs ;
  • assure le suivi administratif des groupes dont il a la charge ;
  • peut être amené(e) à réaliser une inscription ;
  • peut être amené(e) à délivrer une pièce administrative.

Il/elle participe à l’organisation des activités de la structure, il/elle :

  • participe à la définition des objectifs du projet de la structure ;
  • participe à la programmation et la planification des activités de la structure ;
  • participe aux réunions de travail au sein de l’équipe pédagogique ;
  • s’informe régulièrement des évolutions de son activité ;
  • fait des propositions sur les besoins d’achat en matériel ;
  • participe à l’élaboration du POSS, du plan de sécurité ou de secours ;
  • participe à l’élaboration du règlement intérieur de la structure ;
  • peut être amené(e) à animer des activités physiques, dans les limites des cadres réglementaires, au sein de sa structure d’emploi ;
  • peut être amené(e) à participer aux jurys du ministère chargé des sports dans son champ de compétences et à être tuteur.

Il/elle gère le matériel nécessaire à la mise en œuvre des moyens technologiques pour le maintien de l’hygiène d’un lieu de pratique dans le respect du code du sport, il/elle :

  • contrôle la qualité physico-chimique de l’eau et de l’air ;
  •  repère tout disfonctionnement et anomalies ;
  • effectue les contrôles d’hygiène et sanitaires quotidiens ;
  • connaît l’ensemble des produits d’entretien et d’hygiène spécifiques de façon adaptée ;
  • définit les besoins d’achat en matériel ;
  • vérifie l’application des règles et normes pour l’utilisation du matériel ;
  • tient à jour les documents administratifs liés au maintien de l’hygiène ;
  • peut assurer le traitement de l’air et de l’eau notamment lorsqu’il/elle surveille seul le bassin ;
  • peut être amené(e) à assurer la régulation des paramètres et du confort des usagers notamment lorsqu’il/elle surveille seul(e) le bassin.
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Anatomie

Méthodologie

Physiologie

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

Le BPJEPS est un diplôme d'Etat enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau IV de la nomenclature des niveaux de certification établie en application de l'article L. 335-6 du code de l'éducation. Le BPJEPS spécialité...

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

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Les titulaires de la mention « activités aquatiques et de la natation » du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, spécialité « éducateur sportif » portent le titre de maître-nageur-sauveteur et sont soumis aux dispositions de...

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

UNITES CAPITALISABLES BPJEPS AAN UNITE CAPITALISABLE 1 ENCADRER TOUT PUBLIC DANS TOUT LIEU ET TOUTE STRUCTURE Communiquer dans les situations de la vie professionnelle Adapter sa communication aux différents publicsProduire des écrits professionnels Promouvoir les...

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

Le BPJEPS est le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. L'activité de l'éducateur sportif est soumise à l'application de l'article L 212-1 du code du sport qui prévoit la possession de certifications spécifiques parmi lesquelles...

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

L'un des problèmes majeurs que pose la communication entre les hommes tient à ce que la signification des termes employés dans les échanges verbaux, est différente selon les interlocuteurs « technicité, connaissances et vécus ». Ces différences d'interprétation...

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

Le BPJEPS est le Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport. L’activité de l’éducateur sportif est soumise à l’application de l’article L 212-1 du code du sport qui prévoit la possession de certifications spécifiques parmi lesquelles figure le BP JEPS spécialité éducateur sportif décliné dans ses différentes mentions.

L’éducateur(trice) sportif(ve) exerce en autonomie son activité professionnelle, en utilisant un ou des supports techniques dans les champs des activités physiques et sportives, dans la limite des cadres réglementaires. Il/ elle est responsable de son action au plan pédagogique, technique et organisationnel. Il/ elle assure la sécurité des tiers et des publics dont il/elle a la charge. Il/ elle a la responsabilité du projet d’animation qui s’inscrit dans le projet de la structure.

Les modes d’intervention qu’il/elle développe s’inscrivent dans une logique de travail collectif et partenarial, prenant en compte notamment les démarches de développement durable, d’éducation à la citoyenneté et de prévention des maltraitances.

Il/ elle encadre tout type de public, dans tous lieux d’accueil ou de pratique au sein desquels il/elle met en place un projet.

Il/ elle encadre des activités d’animation de découverte, d’apprentissage et d’éducation dans le périmètre de sa mention.

Liens : – Centre d’Information et de Documentation JeunesseMinistère chargé des sports

Arrêté du 27 avril 2016 relatif au brevet professionnel : Educateur Sportif 

Activités visées par le diplôme

  • encadrement de groupes et d’individuels en assurant la sécurité des pratiquants, des pratiques, des tiers et des lieux de pratiques.
  • conduite des actions d’animation, et suivant la mention des actions d’enseignement jusqu’au premier niveau de compétition, dans le champ et le cadre règlementaire de la mention et de l’éventuelle option.
  • conduite des actions d’animation, et suivant la mention des actions d’enseignement et de préparation au premier niveau de compétition, dans le champ et le cadre règlementaire de la mention et de l’éventuelle option
  • conception, organisation et gestion des activités et des projets, dans le champ de la mention et de l’éventuelle option
  • communication sur les actions de la structure ;
  • participation au fonctionnement de la structure organisatrice des activités et à l’entretien du matériel utilisé.
  • pour la mention « activités aquatiques de la natation » : surveillance des lieux de baignade

Compétences BPJEPS

Encadrer tout public dans toute structure

  • Communiquer dans les situations de la vie professionnelle
  • Prendre en compte les caractéristiques des publics dans leurs environnements dans une démarche d’éducation à la citoyenneté
  • Contribuer au fonctionnement d’une structure

Mettre en œuvre le projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure

  • Concevoir un projet d’animation
  • Conduire un projet d’animation
  • Evaluer un projet d’animation

Conduire une séance un cycle d’animation ou d’apprentissage dans le champ de la mention

  • Concevoir la séance le cycle d’animation ou d’apprentissage
  • Conduire la séance, le cycle d’animation ou d’apprentissage
  • Evaluer la séance le cycle d’animation ou d’apprentissage

Mobiliser les techniques de la mention pour mettre en œuvre un cycle d’animation ou d’apprentissage

  • Conduire pour tout public une séance ou un cycle en utilisant les techniques de la mention ou de l’option
  • Maîtriser et faire appliquer les règlements des disciplines de la mention ou de l’option
  • Garantir des conditions de pratique en sécurité dans la mention ou dans l’option

Secteurs d’activités

Les activités s’exercent dans le cadre de structures diverses suivant la mention . Elles relevent du secteur public (collectivités territoriales et établissements publics) ou du secteur privé (structures commerciale ou associations,…), ainsi que du statut de travailleur indépendant.

L’éducateur(trice) sportif(ve) exerce ses fonctions au sein de structures publiques ou privées dont notamment :

  • des collectivités locales, les éducateurs ayant accès à la filière territoriale des activités physiques et sportives par le concours d’éducateur territorial des activités physiques
  • d’associations, notamment sportives ;
  • d’établissement d’activités physiques et sportives divers

d’une façon générale, de toute structure dont l’objet est la promotion d’une ou de plusieurs activités physiques ou sportives (structures de vacances, bases de loisir, hôtellerie de plein air, comités d’entreprise, centres de formation, …).

Il/elle peut intervenir dans le secteur scolaire ou périscolaire .

Type d’emplois accessibles :

  • Moniteur
  • Educateur sportif
  • Coach
  • Entraîneur

 

Mentions Options Spécialités 

  1. BP activités aquatiques et de la natation
  2. BP activités du cirque
  3. BP activités du cyclisme
  4. BP activités de la forme
  5. BP activités gymniques
  6. BP activités CKDA/en eau vive
  7. BP activités CKDA/en eau vive classe III.
  8. BP activités CKDA/en mer
  9. BP activités physiques pour tous
  10. BP animation culturelle
  11. BP activités équestres
  12. BP animation sociale
  13. BP aviron et disciplines associées
  14. BP basket-ball
  15. BP boxe
  16. BP char à voile
  17. BP EEDD/développement durable
  18. BP escrime
  19. Glisses aérotractées et disciplines associées
  20. BP golf
  21. BP hockey
  22. BP judo-jujitsu
  23. Karaté, wushu et disciplines associées
  24. Loisirs tous publics
  25. BP lutte et disciplines associées
  26. Motonautisme et disciplines associées
  27. BP parachutisme
  28. BP plongée subaquatique
  29. Pêche de loisirs
  30. BP savate
  31. BP Ski-nautique – wakeboard, disciplines associées et tous supports de glisse tractés
  32. BP sports de contact et disciplines associés
  33. Sports de glace
  34. BP tennis de table
  35. BP Surf
  36. BP voile multi-supports jusqu’à 6 milles nautiques d’un abri
  37. BP voile croisière jusqu’à 200 milles nautiques d’un abri
  38. BP volley-ball et disciplines associées

Certificats de spécialisation

Plusieurs qualifications complémentaires peuvent être associées à un BPJEPS et ainsi élargir les prérogatives des diplômés. Les certificats de spécialisation (CS), qui regroupent plusieurs Unités Capitalisables Complémentaires, attestent de compétences professionnelles complémentaires à celles certifiées par un BPJEPS.

  • Accompagnement à la démarche de développement durable
  • Animation et insertion sociale
  • Animation et maintien de l’autonomie de la personne
  • Animation scientifique et technique

Unités capitalisables complémentaires

  • Pêche de loisir en milieu maritime
  • Triathlon
  • Vélo tout terrain

Exemple :

BPJEPS APT Activités Physiques pour Tous
Brevet Professionnel de la Jeunesse et des Sports (BPJEPS)
Durée de Formation: 11 mois « En moyenne »

700 heures de cours théoriques
600 heures en structure

La formation se déroule de manière alternée entre des cours théoriques et pratiques.
le BPJEPS APT permet d’acquérir des compétences pour initier à la pratique sportive dans 3 domaines principaux :

  1. Les activités d’entretien corporel : préparation physique généralisée, cours de renforcement musculaire, de stretching,…
  2. Les activités physiques à caractères ludiques : sports collectifs, sports de raquette, sports d’opposition,…
  3. Les activités physiques de pleine nature : VTT, randonnée pédestre, marche nordique,…

Débouchés

Etre titulaire du BPJEPS APT permet de

conduire des projets d’animation à dominante sportive.

  • définir et adapter un programme pédagogique en fonction des publics concernés.
  • proposer des activités physiques d’entretien corporel, des activités à caractère ludique mais également des activités en espace naturel, dans la limite du cadre règlementaire.
  • exercerer des fonctions au sein de collectivités locales, associations sportives, structures de vacances, comités d’entreprises, bases de loisirs, établissements scolaires,…

Equivalences BPEJEPS

Arrêté du 20 septembre 2018 modifié portant équivalence entre le brevet d’Etat d’animateur technicien de l’éducation populaire et de la jeunesse, le brevet d’Etat d’éducateur sportif et le brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport

Arrêté du 20 septembre 2018 modifié portant équivalence entre le brevet d’Etat d’animateur technicien de l’éducation populaire et de la jeunesse, le brevet d’Etat d’éducateur sportif et le brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport

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Anatomie

Méthodologie

Physiologie

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

BPJEPS AAN Milieu Professionnel et méthodologie projet

Le BPJEPS est un diplôme d'Etat enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau IV de la nomenclature des niveaux de certification établie en application de l'article L. 335-6 du code de l'éducation. Le BPJEPS spécialité...

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

BPJEPS AAN Activités Aquatiques et de la Natation

Les titulaires de la mention « activités aquatiques et de la natation » du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, spécialité « éducateur sportif » portent le titre de maître-nageur-sauveteur et sont soumis aux dispositions de...

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

BPJEPS AAN Contenu de la Formation

UNITES CAPITALISABLES BPJEPS AAN UNITE CAPITALISABLE 1 ENCADRER TOUT PUBLIC DANS TOUT LIEU ET TOUTE STRUCTURE Communiquer dans les situations de la vie professionnelle Adapter sa communication aux différents publicsProduire des écrits professionnels Promouvoir les...

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

BPJEPS Un Diplôme Des Emplois & Des Métiers

Le BPJEPS est le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. L'activité de l'éducateur sportif est soumise à l'application de l'article L 212-1 du code du sport qui prévoit la possession de certifications spécifiques parmi lesquelles...

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

L'un des problèmes majeurs que pose la communication entre les hommes tient à ce que la signification des termes employés dans les échanges verbaux, est différente selon les interlocuteurs « technicité, connaissances et vécus ». Ces différences d'interprétation...

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

L’un des problèmes majeurs que pose la communication entre les hommes tient à ce que la signification des termes employés dans les échanges verbaux, est différente selon les interlocuteurs « technicité, connaissances et vécus ». Ces différences d’interprétation peuvent générer parfois des malentendus plus ou moins graves qui pourraient peut-être être évités en précisant le sens exact des termes utilisés.

Ces problèmes ne sont pas nouveaux mais notre société actuelle, et parmi celle-ci de nombreuses personnalités participent à entretenir des confu­sions permettant de rallier l’opinion générale pour recueillir une adhésion quasi-totale.

Un exemple qui nous concerne particulièrement : le terme « sport » est mis « à toutes les sauces ». C’est très « tendance ». On écrit et on parle du sport à l’école, du sport des seniors pour les plus de 60 ans, d’aller « faire son sport » pour un simple footing. Et pourtant … S’il s’agit bien dans tous les cas d’activités physiques, ces locutions n’ont rien en commun, sinon qu’elles sont des activités motrices.

  • Est-il donc plus vulgaire ou plus archaïque de parler d’édu­cation physique ou motrice, d’activité physique d’entretien et de santé ou encore de loisir sportif ?
  • Sans doute, dans une époque où l’image est reine et où la « frime » a plus de poids que la réalité …

Donc il est indispensable, pour la bonne compréhension des notions, de définir les termes qui seront employés sur le terrain.

Athlétique :

Dans !’Antiquité grecque, l’athlète était celui qui combattait dans les lieux publics (la notion de spectacle était déjà un corollaire), en s’adonnant aux acti­vités gymniques. Celles-ci étaient représentées par la lutte, la course, le saut et les lancers du disque et du javelot. Les vainqueurs, c’est à­ dire les gagnants dans leur discipline, recevaient des récompenses.

Il est donc normal de concevoir ce qui peut être qualifié d’athlé­tique : c’est la manifestation de qualités physiques de haut niveau d’expression : plus vite, plus fort, plus haut, plus loin, plus long­temps.

L’athlétisme est devenu le sport qui regroupe les courses, les sauts, les lancers.

Formation

Il est toujours délicat de définir un vocable dont les significations sont variées sinon multiples comme celui que nous employons.

D’après certains dictionnaires, son sens s’étend du vol de canards ou d’avions, d’un groupe de bateaux, d’un orchestre pour rejoindre des notions considérées comme beaucoup plus nobles, comme l’édu­cation et la culture, en passant par l’apprentissage professionnel. Ces ouvrages fournissent pourtant quelques pistes, grâce aux définitions de synonymes qui autorisent des distinctions un peu éclairantes pour établir une formulation plus précise et satisfaisante.

Elle est définie comme l’action d’apprendre ce qu’il est utile de savoir. En négligeant d’approfondir la signification du mot utile, on peut estimer que l’idée dominante se situe dans l’appropriation ou et la transmission de connaissances, de savoirs, autrement dit d’un contenu.

J.-J. Rousseau indique que « l’instruction n’est qu’une partie de l’éducation. »

Enseignement

Il est considéré comme « l’action et l’art de transmettre des connaissances à quelqu’un ». La transmission étant du domaine de la communication.

Apprentissage

Il en est le plus souvent question dans une formation, dite professionnelle, et serait : « l’acquisition de connaissances, d’informations, de savoir faire, du domaine pratique ou intellectuel. »

Développement

L’idée dominante du terme est celle d’expansion, d’extension, d’accroissement. Un processus qui va du petit vers le grand, du peu vers le plus.

Éducation

C’est un concept plus général. Éduquer (de « educare » = condui­re), c’est « conduire vers … » qui implique une finalité, un objectif. Elle peut être considérée comme « la mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d’un être humain ».

La formation constitue, comme le développement, un objectif de l’éducation dont il convient de fixer le but, l’objectif final.

L’idée de former suggère celle d’édifier, de construire … avec le matériau des savoirs acquis par l’instruction. Si l’on consent à placer – à terme – l’autonomie comme résultat final de l’éducation, on peut admettre que des savoirs « construits » font appel à une participation active de plus en plus personnelle des sujets auxquels elle s’adresse.

Formation athlétique

Nous proposons donc de définir la formation athlétique en rapport avec nos préoccupations, comme : « une action éducative métho­dique, menée sur des enfants et des adolescents dont on sollicite la participation active de plus en plus autonome, destinée à leur per­mettre d’exprimer à l’âge adulte le maximum de leur potentiel athlétique dans la spécialité de leur choix ».

Mettre en place une action formative

Une action formative consiste à :

  • 1. Apprendre des connaissances (acquérir des informations et des outils).
  • 2. Apprendre à apprendre (s’organiser pour sélectionner les infor­mations pour mieux se les approprier).
  • 3. Apprendre à faire (s’organiser pour choisir et mettre l’action en œuvre).
  • 4. Apprendre à faire ou agir ensemble (s’inclure dans un collectif qui s’entraide pour faire mieux ou davantage).

Tout acte de formation s’inscrit dans un environnement où des interactions s’établissent entre les pôles d’un quadrilatère formé par l’enseigné, la connaissance, le groupe et l’enseignant.

Ce quadrilatère est déformable selon l’évolution du processus, selon l’importance prise par l’un des pôles à certaines périodes du cheminement.
Les fluctuations de la forme du quadrilatère doivent correspondre à la philosophie du projet de formation.

L’inné et l’acquis

Des tentatives resurgissent périodiquement pour tenter de faire prévaloir l’importance inégale de l’inné par rapport à l’acquis (au détriment de ce dernier), notamment dans le domaine de l’intelli­gence.

Or nous savons maintenant que si la programmation génétique est souvent capitale dans les développements physique et physiologique, il n’en est pas de même pour l’organisation cérébrale.

Le cerveau humain possède une capacité caractéristique à s’auto-organiser.

Les travaux de recherche ont permis de montrer que le développement des capacités intellectuelles s’effectue par des processus d’interac­tions complexes entre des phénomènes de maturation (d’origine interne) et des phénomènes de stimulation (d’origine externe) sans pouvoir établir de priorité constante des uns et des autres.

(un poten­tiel latent a besoin d’une stimulation pour se révéler).

Aptitude

Elle représente une disposition personnelle naturelle ou acquise à faire quelque chose. Une aptitude peut se transformer en capacité.

Capacité

Qualité de celui qui est apte à comprendre une chose et à la faire. Être capable de, c’est montrer concrètement ce que l’on peut faire.
Elle consiste à avoir le pouvoir de faire, avec une connotation de regroupement des paramètres qui permettent l’action.

Des capacités peuvent devenir des compétences.

Compétence

Ensemble des conditions estimées nécessaires à la réussite (somme de connaissances, de savoirs faire et d’expériences).

LA GRANDE ENFANCE 6-11 ANS

DONNÉES THÉORIQUES ET PRATIQUES

La grande enfance est qualifiée de premier âge d’or pour les apprentissages. Les raisons sont nombreuses.

  • Le plaisir des découvertes.

  • L’enthousiasme quand l’intérêt a été provoqué.

  • Leurs stéréotypes sont encore limités.

  • Mentalité saine dans les pratiques ludiques.

  • Esprit de compétition.

  • Acceptation de l’adulte.

C’est l’époque du premier « accrochage » dans le choix d’une spécialisation possible. Il est donc important pour un club qui reven­dique une bonne formation de choisir des éducateurs compétents, et ouverts pour eux-mêmes, à une conformation dans un esprit de per­fectionnement permanent. Le projet sportif – formateur d’une école de sport doit faire l’objet d’une attention particulière et d’un suivi régulier.

CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES

Les enfants de cet âge restent généralement très homogènes, même si des différences pondérales peuvent se présen­ter. Il est bon d’être attentif à la surcharge et s’enquérir d’une prise en compte du problème auprès des parents afin de mieux y remédier.

Depuis une trentaine d’années, la société connaît une augmentation croissante d’enfants précocement obèses. Les causes sont, économiques, mais bien évidem­ment alimentaires.

On constate, généralement, chez ces jeunes une consommation très forte de sucreries, pâtisseries, glaces, sodas, cocas, barres chocolatées et autres, autant d’accu­mulation de sucres rapides le plus fréquemment combinés avec des graisses, avec une suppression des repas traditionnels au profit de sandwiches et de « grignotages télé & phone ».

Il faut rappeler que les sucres « rapides » sont rapidement digé­rés (environ une vingtaine de minutes}, c’est-à-dire transformés en nutriments pour passer dans le sang puis pénétrer dans les diffé­rentes cellules de l’organisme.

Ces sucres, utilisés surtout par les muscles (gros consommateurs d’énergie) et le cerveau subissent une oxydation proportionnelle au travail musculaire mis en œuvre. Mais non utilisés au cours des trente minutes qui suivent leur ingestion, ces sucres en surplus se transforment d’abord en glycogène (polymè­re du glucose}, en réserve dans les cellules et dans le foie.

En surabondance, ils deviennent des réserves de graisse s’accumulant dans les aponévroses puis dans des régions sélectives pour chaque individu (taille, abdomen, nuque …). Le phénomène est commun à tous les âges !

On peut toutefois dire que les enfants, à cette période de leur développement, sont dans l’ensemble équilibrés, harmonieux et que l’on peut les faire jouer ensemble, indifféremment, filles et garçons.

CARACTÉRISTIQUES PHYSIOLOGIQUES

Caractéristiques hormonales

Dans les deux sexes, les hormones sont sécrétées de façon sensiblement égale et en faible quantité. Elles ne sont d’ailleurs pas produites par les glandes sexuelles, encore immatures, mais par les cortico-surrénales. Ce qui signifie que les différences que l’on établit à cet âge entre filles et garçons ne sont pas physiolo­giques, mais du domaine socioculturel.

L’appareil moteur (os, articulations, muscles)

Sauf exception à cet âge, les mouvements gardent leur amplitu­de complète, si l’activité corporelle est suffisante en quantité et en qualité.

On peut le vérifier en jouant à « faire le chat » qui ronronne, en position à quatre pattes à genoux. On arrondit le dos puis en glissant les mains en avant et en gardant les cuisses verticales, on s’étire en creusant le dos.

Par des jeux du même genre, il est possible de leur faire entretenir l’amplitude articulaire et l’élasticité musculaire « normales ». C’est aussi un moyen de déceler d’éventuelles rai­deurs de certaines régions corporelles afin de pouvoir y remédier par quelques étirements passifs ou actifs.

L’appareil cardio-pulmonaire

Est très adaptable et mis en œuvre par les enfants dans leurs dif­férents jeux. Ils se régulent d’eux-mêmes pour récupérer des efforts fournis, le plus souvent brefs, rapides, intenses et répétés.

Il y a quelques réserves dans des stages auprès d’intervenants et d’enseignants qui imposaient systématiquement aux enfants en début de séance, des « échauffements » calqués sur ceux des adultes, qui eux, en ont besoin.

A-t-on souvent vu des filles et des garçons s’échauffer avant de jouer à « chat perché ou sauter à la corde ? Laissons-les en liberté. La sécuri­té étant assurée par ailleurs. Leur énergie s’accroît, leur besoin d’activité devient de plus en plus important.

En France, plus que dans les pays voisins, le système scolaire impose une immobilité prolongée en position assise pendant quatre à cinq heures par jour avec des coupures, il est vrai. C’est tout de même beaucoup !

Bien que nous sachions, et depuis longtemps, que la possibilité d’attention active efficace de ces enfants, ne dépasse pas 15 à 20 minutes pour une même matière, dans une demi-journée.

L’éducation respiratoire

Dans les différentes activités pratiquées dans les écoles de sport, à l’oc­casion de jeux proposés qui provoquent de l’essoufflement, c’est l’âge idéal pour l’éducation respiratoire :

Comment :

  • en leur faisant prendre conscience de la respiration nasale et buccale ;
  • en leur faisant découvrir une respiration ventrale et une respi­ration costale ;
  • en leur faisant constater la différence entre la respiration de repos et la respiration d’effort ;
  • en leur inculquant la notion de rythmicité dans une ventilation liée aux changements d’allure.

REPOS

EFFORT

ORGANE

NASALE

NASALE ET BUCCALE

LOCALISATION

VENTRALE

COSTALE

INSPIRATION

ACTIVE

PASSIVE (RÉFLEXE)

EXPIRATION

PASSIVE

VOLONTAIRE-ACTIVE

Il est capital de procéder à cet apprentissage et d’en contrôler de temps en temps individuellement la réalisation. Car il faut garder en permanence l’idée que la ventilation est le seul moyen volontaire d’intervention du sportif sur ses récupérations.

CARACTÉRISTIQUES SENSORI-MOTRICES

Les trois phases de la motricité

Deux phases invisibles et une phase visible.

La motricité s’effectue en trois phases dont le déclenchement et le déroulement ne sont pas liés de façon systématique (intervention de la mémoire et de la volonté).

La PRISE D’INFORMATION

Elle fonctionne sur le mode centripète avec à l’origine corporelle des capteurs spécialisés qui transmettent les signaux au centre ner­veux approprié et maintenant bien localisé. Elle est dotée d’une faculté de stockage qui influe même de façon inconsciente sur le choix des informations et les rend « sélectives ». Elle est invisible à l’observateur.

LE CHOIX ET LA DÉCISION

Choix et décision concernent l’action à accomplir en vue d’un objectif à atteindre. La mémoire est capitale, permettant en un temps plus ou moins durable, des comparaisons avec des expériences vécues précédemment. En rapport voisin avec la situation présente et le rappel de leur conséquence : réussite ou échec. Cette phase est invisible à l’observateur.

L’EXÉCUTION

Elle se trouve liée aux trois types de mouvements :

  • Réflexes,
  • Auto­matiques
  • Et volontaires,

C’est la seule phase observable

CARACTÉRISTIQUES INTELLECTUELLES

Le fonctionnement intellectuel se révèle par deux capacités qui se traduisent par ce qu’il est coutume d’appeler I ‘intelligence.

Ce sont deux processus de la pensée :

  1. L’analyse
  2. Et la synthèse.

Le problème de l’intelligence

Intelligence dérive du mot latin « intelligentsia » qui signifie à la fois l’action de « comprendre » et la « bonne entente » ou enco­re « commun accord » (vivre en bonne intelligence avec autrui).

C’est une capacité générale d’adap­tation aux différents problèmes posés par.

Le processus du développement intellectuel (Jean Piaget]

On peut maintenant concevoir que le développement intellec­tuel, comme le développement physique, physiologique, affectif et social ne s’effectue pas de façon régulière et linéaire, mais procède par seuils et par stades.

Jean Piaget (1896-1980), citoyen suisse de langue française, étu­die le développement de l’enfant et de son intelligence. Il publie Le langage et la pensée chez l’enfant, en 1923, puis quelques années plus tard La naissance de l’intelligence chez l’enfant.

Il propose deux notions essentielles pour expliquer ce développement :

  1. Le processus d’accommodation
  2. Et le processus d’assimilation.

LE PROCESSUS D’ACC0MMODATION

Il correspond aux actions accomplies dans la motricité et dans la pensée de l’enfant, lorsqu’il se trouve confronté à une situation nou­velle qui lui pose problème.

La solution sera apportée par le sujet grâce à une expérimenta­tion active (pensée ou motricité) faisant référence – par la mémoire – aux expériences vécues par le passé. Le plus souvent par la métho­de des « tâtonnements et erreurs », jusqu’à l’obtention du résultat efficace.

Il y a alors une adaptation circonstancielle qui apporte une équilibration entre la recherche du résultat et la gratification quand il y a réussite et la persévérance pour aboutir, malgré des échecs.

LE PROCESSUS D’ASSIMILATION

Le renouvellement de la même situation-problème entraînera la réponse efficace et positive de plus en plus souvent et rapidement, de telle sorte que le problème s’estompera. Cette réponse sera peu à peu intégrée.

Le sujet va se l’approprier, la faire sienne. Piaget parle alors du processus d’assimilation.

C’est la période riche de la scolarité primaire : lire, écrire, comp­ter, s’organiser, se situer dans l’espace et le temps…

Mais c’est aussi le moment où les inégalités sociales se révèlent de plus en plus nettement, liées au niveau culturel de la famille et au statut socio-économique des parents.

CARACTÉRISTIQUES SOCIALES

Désir de valorisation

Le jeune, au cours de cette période, se plie volontiers à une orga­nisation sociale lorsqu’elle lui convient, c’est-à-dire lorsqu’elle lui permet de se sentir valorisé car la comparaison par la compétition est primordiale.

Dans tous les domaines. C’est l’âge où les sujets veulent être les plus forts, les plus rapides, les plus habiles, les plus malins.

Ils revendiquent un papa et une maman les plus beaux, les plus ceci, les plus cela avec la plus belle « bagnole ou caisse ».

Cette comparaison permanente les aide à prendre conscience de leur personnalité et de celle d’autrui.

Leur égocentrisme s’atténue en fin de période, mais ils restent très sensibles à tout ce qui flatte leur ego. Car c’est aussi l’âge des défis : « T’es pas cap’ … ».

Les amitiés durables

Les relations avec les autres enfants étaient jusque-là occasion­nelles éventuellement régulières, liées surtout aux habitudes familiales. Les relations interindividuelles s’établissaient au cours de jeux divers, selon les circonstances.

C’est pendant cette période qu’apparaissent des attachements préférentiels qui procèdent de l’affectif, le plus souvent inconsciem­ment, mais qui s’orientent vers la durée.

La découverte de soi (qui n’en est qu’à ses débuts) s’effectue conjointement à la découverte de l’autre. Ainsi peuvent naître des amitiés …

C’est l’âge d’or pour les éducateurs qui savent exploiter le plaisir des découvertes du monde et des autres. Ils peu­vent proposer aux jeunes des situations variées, diversifiées qui :

  • Enrichissent leur vécu par une accumulation d’expériences ;

  • Développent leur faculté d’adaptation générale et de coordina­tion ;

  • Leur permettent de compenser leurs échecs dans certains domaines, par des réussites dans l’éventail des situations pro­posées (gratification) ;

  • Les amènent réciproquement à relativiser leurs réussites par rap­port à des échecs (humilité).

Attitude pédagogique

Les grandes lignes de l’attitude du pédagogue au cours de la période sont centrées sur quelques thèmes :

  • La rigueur dans le respect des consignes.

  • La manifestation de l’attention personnelle portée à chaque enfant (paroles, gestes, mimiques … ).

  • Éviter la vexation, sauf exception pour des fautes graves ou dangereuses.

  • Réaliser un équilibre entre « encouragements-satisfactions » et « consolation-espérance » pour chacun.

  • Appliquer une justice impersonnelle avec sacralisation de la règle.

  • Enfin et surtout entretenir, voire accentuer l’envie de progresser.

DONNÉES PRATIQUE

Le volume musculaire

  • Il n’est pas question de proposer des séances spécifiques inutiles et néfastes (croissance). Les éducateurs se bornent à surveiller les sur­charges pondérales pouvant provoquer des handicaps pour le présent et l’avenir.

  • La relation avec les parents est très recomman­dée.

  • Il ne s’agit plus de volume musculaire mais d’excès graisseux.

La force

  • Comme pour le développement du volume musculaire, un travail spécifique est inutile.

  • Le développement de la force s’effectue de façon automatique à travers toutes les activités pratiquées dans tous les actes de la vie courante et au sein du club.

  • La tonicité musculaire sera acquise par la pratique de jeux divers.

  • Précaution : appairer les sujets par poids de corps.

La vitesse

Bien que le jeune ne puisse prétendre à des performances dans ce domaine, il est fortement recommandé de :

  • Détecter les jeunes dotés d’une aptitude particulière à base génétique ;

  • D’entretenir et développer chez tous les jeune cette qualité si précieuse.

EXEMPLE SPORT CO

  • Réalisation de parcours de 15 à 40 mètres effectués à 80 % et jusqu’à 100 % de leur maximum avec des récupérations adap­tées.

  • Leur durée est liée à la reconstitution (synthèse) de la réserve de phosphocréatine dans les fibres.

  • Épuisée en 6 à 10 secondes, elle est restaurée après 1 minute pour un effort à 80 %. Pour les efforts à 100 %, la synthèse se réalise à 90 % après 2 minutes de repos … et à 100 % après 4 minutes.

LES OBJECTIFS

  • Développer la réactivité (avec des signaux auditifs et visuels).

  • Développer la vivacité (vitesse gestuelle).

  • Développer l’efficacité des appuis.

  • Apprentissage de quelques bases techniques.

De nombreuses situations ludiques peuvent être proposées dont des formes compétitives comme les parcours au premier arrivé avec des positions de départ variées, des courses à rattraper (sur 2 lignes décalées de 2m) et là aussi avec départs en positions variées.

DOMAINE DES ENDURANCES

Il n’est pas nécessaire de consacrer des séances particulières ou même de fractions de séance aux deux aspects de l’endurance.

  • D’abord, parce que la puberté va intervenir pour installer de nou­velles conditions enzymatiques, aussi bien pour le travail aérobie que pour le travail glycolytique.

  • Ensuite parce que l’entraînement d’endurance aérobie fondamentale qui pourrait être utile, notamment sur le plan cardio-pulmonaire, demande de la durée qui paraît fastidieuse car monotone pour de nombreux jeunes de cet âge.

En fait, cet entraînement s’effectue par l’ensemble des activités physiques auxquelles se livre l’enfant, puisqu’il s’agit d’une accumu­lation quantitative d’efforts de moyenne et faible intensité.

Enfin un dernier argument en faveur de cette prise de position, c’est que l’expérience a prouvée à diverses reprises que pour des postes très différents, c’est la qualité la plus facile à améliorer en relativement peu de temps.

La ventilation

Par contre, à l’occasion des jeux pratiqués qui engendrent l’es­soufflement, pendant des pauses de récupération, il est souhaitable de procéder à l’éducation respiratoire.

Notamment en :

  • faisant constater la différence entre la ventilation de repos et celle d’effort ;

  • insistant sur l’alternance rythmique expiration-inspiration ;

  • faisant valoir que dans l’effort, c’est l’expiration qui doit être volontaire et active alors que l’expiration est devenue « réflexe ».

Au repos, c’est l’inspiration qui est active, suivie d’une expiration passive.

A PÉRIODE PUBERTAIRE 11-12 à 14-15 ANS

DONNÉES THEORIQUES ET PRATIQUES

Elle débute à 11-12 ans chez la fille et 12-13 ans chez le garçon.

Elle dure jusqu’à 13-14 ans pour les premières et 14-15 ans pour les seconds. C’est une période clé dans la vie des humains. On parle d’ailleurs à son sujet de « révolution pubertaire » et de« boulever­sement hormonal ».

Un ou deux ans avant l’apparition des signes particuliers au sexe, l’hypothalarnus commence à fabriquer le releasing facteur, un neuro­transmetteur qui agit sur une glande endocrine voisine, l’hypophyse qui déclenche la production d’hormones de croissance (GH) et d’hor­mones gonadotropes qui règlent les glandes sexuelles (on dit de l’hypophyse qu’elle est le « chef d’orchestre » des glandes endocrines).

CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES

Les filles atteignent la puberté plus tôt que les garçons, entre 9 et 12 ans. Elles sont aussi plus grandes entre 10,5 et 13,5 ans et plus lourdes entre 10,1 et 13,8 ans (données statistiques). C’est plus tard que les garçons dépassent définitivement les filles en taille et en poids.

En général, les différences entre les morphologies des sujets vont créer une hétérogénéité au sein des groupes. On trouve des différences de taille de 20 à 25 cm voire davantage et de 5 à 15 kilos pour des enfants de même âge civil.

La croissance en taille et le développement musculaire procèdent par « poussées » et la plupart du temps par « alternance ». On peut observer des accroissements de taille de 7 à 12 cm et plus en un an pour un même individu et des poussées de 3 à 5 cm et plus en 4 ou 5 semaines.

Les membres s’allongent, presque toujours les inférieurs avant les supérieurs, puis le thorax se développe. Pour les membres, il est fré­quent de constater une alternance : le droit avant le gauche ou le contraire. Il convient de ne pas s’affoler en cas de déséquilibre pas­sager. Mais une surveillance s’impose afin de pouvoir intervenir si l’anomalie est persistante. Car un déséquilibre (une jambe plus cour­te que l’autre) provoque des réactions en chaîne dans la statique du rachis (scoliose).

CARACTÉRISTIQUES PHYSIOLOGIQUES

Les os

Les cartilages de conjugaison, situés aux deux extrémités de la diaphyse des os longs, qui gouvernent le développement des os en longueur, sont fragiles comme tous les cartilages.

La pratique d’ef­forts intenses et répétés (charges importantes) peut provoquer l’arrêt plus ou moins complet de la croissance (nécrose du cartilage). Une radio du poignet (interprétée par un spécialiste) détermine sans crainte d’erreur si la croissance d’ensemble est terminée.

Le sujet peut alors pratiquer la musculation avec charges progressives sans inconvénient, après en avoir appris les techniques correctes (règles d’exécution).

Les articulations

Les cartilages articulaires qui se trouvent en contact permanent, lubrifiés par le liquide synovial facilitant le glissement des surfaces articulaires entre elles sont fragiles également (comme le sont aussi les fibro cartilages : bourrelets, ménisques, disques). Leur usure pré­maturée peut être à l’origine de phénomènes d’arthrose avec souvent production d’ostéophytes ou de hernie discale.

La musculation n’est pas seule en cause. La répétition des micro­traumatismes dus aux courses longues sur terrain dur (route) provoque les mêmes résultats.

Les ligaments articulaires et les muscles péri-articulaires doivent garder leur élasticité, pour préserver la mobilité autorisant l’ampli­tude complète des mouvements permis par la forme des surfaces. Élasticité et amplitude sont des facteurs d’efficacité des mouve­ments.

D’où l’importance des exercices d’étirements dont le rôle majeur est de rétablir ces deux qualités.

Les muscles

Le capital génétique a programmé

  • Le nombre de fibres qui composent chaque muscle avant la naissance : il ne variera pas !

  • Une répartition des fibres lentes, rapides et intermédiaires dans chaque muscle du corps. Mais cette répartition n’est pas défini­tive. Pourquoi ? Parce que les cellules (= fibres) musculaires sont sous l’étroite dépendance des commandes nerveuses au plan fonctionnel. C’est donc la qualité (intensité) et la quantité des stimulations nerveuses qui interviennent dans les change­ments de types des fibres.

  • Les transformations sont possibles. Elles devront être entretenues par des sollicitations suffisantes.

L’expérience a montré que la tendance habituelle consiste dans la transformation du vite vers le lent par insuffisance de stimulations efficaces. D’où l’importance du travail de vitesse à tout âge (bien mené et sans excès), puis de la force après la fin de la croissance. Vitesse et force sont liées au nombre des fibres rapides contenues dans les muscles ; notamment dans ceux dont la fonction balistique est dominante. Ce sont les muscles longs des membres et des cein­tures.

Les conditions requises pour que les stimulations soient efficaces sont bien connues : sollicitation à partir de 80 % du maximum pour les courses sur des distances courtes (jusqu’à 50 ou 60 mètres et plus) avec des récupérations proportionnées aux efforts demandés. La fré­quence hebdomadaire doit être en quantité suffisante selon les enfants. Le travail de force serait prématuré.

Le système cardio-pulmonaire

Les rythmes cardiaque et respiratoire sont eux aussi programmés génétiquement. Les progrès dans leur fonctionnement se manifes­tent par un ralentissement. Celui-ci reste dans une « fourchette » et varie selon les sujets, leur activité et leur degré d’entraînement.

Le muscle cardiaque, comme le diaphragme, est très adaptatif.

Le travail aérobie doit mener de pair avec un double objectif :

  • l’augmentation du volume des cavités cardiaques, afin de pro­pulser davantage de sang à chaque pulsation ;

  • l’augmentation de l’épaisseur des parois cardiaques, afin qu’elles aient la force d’éjecter le sang par les artères aorte et pulmonaire.

Il convient donc d’alterner des séances d’endurance fondamenta­le et des séances d’efforts intermittents. La personnalisation de cet entraînement étant rendue possible par des tests indispensables.

La respiration est le seul moyen le plus directement efficace non seulement pour gérer les récupérations, mais aussi pour mieux maî­triser les réactions spontanées primaires, le plus souvent violentes, qui sont préjudiciables. Il est bon de vérifier auprès des joueurs si l’édu­cation respiratoire prévue à la période antérieure a laissé des traces.

La régulation hormonale et enzymatique

Pendant toute cette période, la sécrétion de testostérone (hormo­ne mâle responsable entre autres de la synthèse des protéines) augmente, contribuant ainsi à l’accroissement de la masse musculaire.

  • Chez le garçon, elle augmente de 10 fois, faisant passer la pro­portion de la masse musculaire par rapport aux autres tissus de 27 à 41,8 %, ce qui représente 14,8 % d’augmentation en fin de période pubertaire.

  • Chez la fille, elle passe de 25 à 35,8 % soit une augmentation de 10,8 %.

Les enzymes qui interviennent dans les processus aérobie et anaé­robie lactique se mettent en place dans tous les tissus organiques, de telle sorte que cette période de transformation peut être également une période d’orientation vers certaines activités en liaison avec de nouvelles aptitudes, de nouvelles préférences, et de nouveaux rap­ports sociaux qui influent beaucoup sur la motivation des individus.

CARACTÉRISTIQUES SENSORI-MOTRICES

Incoordination générale

Les modifications morphologiques, notamment l’augmentation de la taille et du poids, provoquent dans la plupart des cas une dimi­nution très marquée des coordinations spécialisées.

La precision du contrôle gestuel diminue avec la modification temporaire de nombreux paramètres de l’action. Il n’est donc pas étonnant d’avoir à renouveler des apprentissages techniques alors qu’ils avaient été réalisés peu de temps auparavant.

Cette période d’incoordination nécessite des restructurations presque permanentes dans toutes les phases de la motricité, puis­qu’elles sont l’objet :

  • Phase 1

  • dans le domaine de l’information ;

  • de modifications dans la vision, la kinesthésie et l’équilibration

  • de modifications qui en découlent directement dans les rap­ports espace-temps ;

  • Phase 2

  • dans le domaine du choix et de la décision ;

  • les expériences passées sont devenues caduques, par consé­quent la comparaison n’est plus valable pour choisir puis décider de l’acte à exécuter ;

  • Phase 3

  • les facteurs d’exécution se trouvent en plein dévelop­pement, mais leur niveau de performance est très variable selon les sujets puisqu’ils ne sont pas encore matures.

La fatigue

Les périodes de poussées de croissance sont souvent accompa­gnées et/ou suivies d’états de fatigue générale qui se traduisent par des moments« d’apathie » (indolence, inertie, paresse, rêverie) plus ou moins prolongés et plus ou moins répétés.

Il est fréquent de constater chez les jeunes de cet âge des moments de manifestations très dynamiques – parfois même exces­sives – qui contrastent avec des « plages » plus ou moins durables de baisse énergétique. Autrement dit, on observe une suite de com­portements cycliques, irréguliers et très personnels dont l’adulte a des difficultés à démêler le vrai du faux. Mais il est normal d’être compréhensif et tolérant vis-à-vis des joueurs qui sont habituelle­ment de bonne volonté.

CARACTÉRISTIQUES INTELLECTUELLES

Un progrès majeur consiste dans le passage progressif des opéra­tions « concrètes » aux opérations « formelles ». La logique formelle concerne la forme des opérations de l’entendement, du rai­sonnement, sans considérer la matière sur laquelle elles s’effectuent. Ainsi, l’équation (a+b)( a – b) = a2 – b’ est formelle comme valable pour tous les nombres réels. Ce stade autorise :

  • Le passage du concret à l’abstrait (généralisation par induc­tion).
  • L’élaboration du raisonnement déductif (du général au particulier) –
  • L’accès au monde hypothétique : Si je pourrais … (c’est la possibilité du rêve éveillé).
  • Le début de la construction d’un système de valeurs personnel : beau, bien, vrai, laid, mal, faux …
  • L’accès à l’introspection, grâce à la distanciation par rapport à l’implication affective.

Toutes opérations de la pensée qui débouchent sur une nouvelle capacité de concentration et d’images mentales, plus précises et per­mettant une visualisation anticipée de son propre modèle à atteindre.

C’est une grande compensation à l’incoordination motrice pour acquérir des schèmes moteurs fondamentaux.

CARACTÉRISTIQUES PSYCHO-AFFECTIVES

Dans le domaine psychique, une labilité qui correspond à l’insta­bilité hormonale s’établit pendant le début de la période et pendant une durée plus ou moins longue avant stabilisation.

Pour les rapports avec le corps et leurs manifestations émotives, on peut parler d’un âge « des pudeurs », qui correspond à l’appari­tion des caractères sexuels primaires et secondaires.

Caractères sexuels primaires

  • Descente des testicules dans les bourses et développement des organes sexuels chez les garçons.

  • Développement des seins et élargissement du bassin chez les filles.

  • Apparition des règles pour les filles.

  • Manifestations érectiles et éventuellement orgasme pour les deux sexes.

Caractères sexuels secondaires

  • Mue de la voix chez les garçons.

  • Développement de la pilosité :

    • inversion du triangle pileux sous-ombilical

    • pointe en haut chez le garçon.

    • pointe en bas chez la fille.

    • implantation pileuse différente sur le front et la nuque

    • en 3 pointes sur le front et la nuque pour le garçon,

    • presque rectiligne pour la fille.

La proximité qui se réalise dans les vestiaires (sexes séparés), les douches, les piscines sont des occasions pour décomplexer des sujets pudiques et timides de façon positive et saine vis-à-vis de la nudité. Cela favorise la prise de conscience d’une identité sexuelle. Mais la réalité montre que l’adolescent et l’adolescente connaissent d’énormes difficultés à accepter leurs changements corporels. li est d’ailleurs logique que ces problèmes sexuels constituent une des causes principales de leurs préoccupations et de leurs angoisses pour beaucoup d’entre eux. Pendant la période suivante, nous verrons de plus près leur difficulté à réaliser les adaptations nécessaires.

On peut déjà par ailleurs constater :

  • un détachement de plus en plus prononcé vis-à-vis de l’influen­ce parentale ;
  • un comportement et des propos de plus en plus critiques vis-à­vis des adultes ;
  • une mise en cause de l’autorité, en général ;
  • un désir d’autonomie et de prise de responsabilité.

Mais la discordance entre le vouloir de ces jeunes et leur pouvoir véritable engendre déjà des mini conflits avec les adultes.

À contrario, on notera une sensibilité extrême aux critiques qui leur sont faites, même très justifiées, provoquant des réactions de colère, de fuite  en claquant la porte , ou une bouderie plus ou moins durable.

Enfin, on peut remarquer que même si des progrès considérables ont été accomplis depuis quelques années, subsistent encore des attitudes « machistes » ! La sensibilité qui s’exprime par les manifes­tations variées des émotions est considérée différemment selon le sexe : la douleur, physique ou morale, traduite par les larmes reste justifiée pour la fille, tandis que … un garçon, ça ne pleure pas !.

La construction du statut du garçon et de la fille va durer pendant toute l’adolescence.

CARACTÉRISTIQUES SOCIALES

La prise de distance par rapport aux parents, aux enseignants, aux adultes en général, s’accompagne d’une propension à s’attacher aux camarades du même âge. Le « groupe » devient une notion impor­tante qui perdure à l’adolescence. L’action collective prend peu à peu une grande valeur. Mais les réactions de groupes peuvent entraî­ner des dérives avec la formation de « bandes ».

Ces bandes sont des micro-sociétés, fonctionnant avec leurs règles propres, avec des leaders, des égéries, des lieutenants, des hommes a tout faire. Elles ont leur hiérarchie, leurs rituels, leurs codes, leur justice. En général, régnant sur une zone (immeuble, quartier) déli­mitee, elles se heurtent à des bandes rivales pour étendre leur influence (souvent aussi, l’étendue de leur marché de drogue). Les conflits se règlent la plupart du temps avec violence. Autrement dit, il s’agit de « mafias » en modèle réduit. C’est un aspect négatif de /a valeur de groupe.

Par contre, contrôlé par des associations diverses – comme les clubs sportifs-, cet « esprit de groupe » peut devenir formateur de citoyenneté. Mais les adultes qui animent ces équipes doivent prendre conscience de nouvelles exigences nées de la période cri­tique que traversent leurs joueurs. Ce sont des exigences

  • de compétences ;

  • de respect mutuel et réciproque

  • du droit de s’exprimer démocratiquement.

  • de la participation à l’organisation de leur activité.

La mise en œuvre d’un projet commun, parallèle au projet sportif comme, par exemple, un voyage de fin de saison dans une région inhabituelle peut devenir une occasion concrète de formation socia­le. Établissement des règles de vie du groupe, répartition des différentes tâches, organisations de tombola, de soirées loto pour renflouer un « budget-voyage » constituent d’excellents moyens éducatifs. Sus aux idées !

DONNÉES PRATIQUES

LA PUISSANCE

Ce n’est pas encore le moment favorable à l’acquisition du volu­me musculaire et de la force maximale qui ne sera véritablement un objectif qu’en fin d’adolescence. Par contre, la musculation qui concerne le gainage s’impose d’autant plus que les modifications rnorphologiques fragilisent la tenue rachidienne. C’est un travail d’entraînement impératif, au même titre que celui qui concerne la Vitesse.

La vitesse

Tous ces changements nuisent aussi aux perceptions du domaine de la vitesse. Il convient de les adapter régulièrement aux variations surtout sensitives qui affectent les repères spatiaux temporels des mouvements. Les différents aspects à entretenir et développer qu’il faut rappeler sont : la réactivité, la vivacité, la coordination des appuis, l’amplitude, la fréquence, le relâchement, l’explosivité des appuis dans les différents plans.

Les parcours efficaces n’excèdent pas une douzaine de secondes étant réalisés avec une intensité égale et supérieure à 80 % du maxi­mum, avec des récupérations correspondantes à la durée et l’intensité de la dépense énergétique.

Le perfectionnement technique a plus d’impact qu’à la période précédente. li sera effectué d’abord sans ballon puis avec, dans des parcours d’assimilation. On peut l’orienter vers les thèmes qui sui­vent : courir dans l’axe, rôle des bras et surtout des épaules, placement du bassin, dos, tête, décontraction de la mâchoire infé­rieure, changements de direction et mise en action. Les progrès passent par l’acquisition de perceptions justes avec, par exemple, la notion de ligne droite pied-tête dans la poussée sur chaque appui de la mise en action.

Le perfectionnement en précision des images mentales est un gros atout pour progresser. La possibilité représentative qui se per­fectionne est extrêmement bénéfique aux différents aspects du jeu athlétique, technique et tactique. En outre, ces représentations sont très utiles dans la concentration des joueurs avant les matchs et dans des moments de pré-action en cours de partie.

LES ENDURANCES

À partir de 13 ans, on peut proposer de temps en temps des séances spécifiques d’endurance fondamentale, à conduire de façon classique au début (c’est-à-dire en continu régulier), en équilibre res­piratoire. Un test Vameval aura permis de fournir les allures adaptées à chaque joueur. Puis, pendant le même temps de course de 20 à 30 minutes, le fartleck constitue une bonne préparation à du travail intermittent. Celui-ci peut être réalisé uniquement en course mais organisé avec des exercices spécifiques du jeu ; il est mieux adapté et recueille l’assentiment de la plupart des jeunes. C’est une forme d’entraînement« intégré » très répandu à juste titre pour les équipes dont le nombre des séances hebdomadaires est limité.

L’ADRESSE

Les changements organiques aux conséquences motrices ne sont pas très favorables aux diverses composantes de cette qualité, notam­ment en ce qui concerne la régularité. L’objectif est essentiellement grâce à des répétitions régulières, de procéder aux adaptations ren­dues indispensables par les nouvelles conditions d’exécution.

Pour cette qualité, au cours de la période, ce sont les progrès effectués dans le domaine intellectuel qui pallient les troubles qui résultent du domaine psycho moteur.

Les modes d’enseignement sont semblables, c’est-à-dire

  • les mises en situation ouvertes ou/et fermées

  • les exercices de dissociation segmentaire ;

  • l’entretien d’automatismes non-stéréotypés.

Auxquels s’ajoute une double approche :

  • la maintenance d’une formation polyvalente

  • le début d’une spécialisation au poste.

Les moyens pédagogiques, notamment l’organisation par ate­liers, sont toujours efficients. Ils gagnent à être incorporés à des situations collectives

  • les signaux de déclenchement des actions ;
  • la nature de l’opposition (passive, active, pressante, réelle)
  • l’exécution de 2 exercices simultanément;
  • les espaces et les distances
  • le rythme d’exécution.

On ne peut ignorer qu’au cours de cette période d’instabilité, la participation aux activités sportives, qui paraissait capitale pendant les années précédentes, perd sa position privilégiée. Cette participa­tion repose maintenant davantage sur le contact social. Les copains jouent un grand rôle dans le choix des activités de loisir. La relation à l’autre ne repose plus seulement sur l’évaluation compétitive. Les rapports de concurrence directe qui servaient à s’évaluer existent toujours, mais ont des aspects bien plus collectifs. Le groupe de copains prend de plus en plus d’importance.

…………
…………

Méthodologie

Physiologie

Anatomie

Caractéristiques des différents publics (Selon l’âge)

Les Etapes de la Réalisation d’un Projet

Il y’a dix principales étapes pour la conduite de projet :

1. Clarifier l’idée.
2. Faire l’état des lieux.
3. Elaborer le budget prévisionnel.
4. Formaliser le projet.
5. Trouver des partenaires.
6. Bâtir le plan d’action.
7. Communiquer.
8. Réaliser le projet.
9. Evaluer et rendre compte.
10. Prolonger l’action ou les actions.

Pour bien conduire un projet vous avez besoins d :

1. Une bonne dose d’imagination et de créativité.
2. Une réelle ouverture d’esprit et beaucoup d’écoute.
3. De l’audace et du réalisme, c’est-à-dire une prise de risque raisonnée.
4. Une détermination sans faille.
5. Une patience à toute épreuve.
6. Du travail, plus de travail et encore du travail.
7. Un questionnement critique permanent.
8. Une organisation méthodique.

 

Etape 1 – Clarifier l’idée de départ.

Vous devez savoir ce Que vous voulez réellement et précisément faire. Pour pouvoir ensuite construire le chemin qui vous conduira vers la réalisation de vos objectifs dans les meilleures conditions.

Commencez par répondre à ces deux questions :

Qu’est-ce que je veux faire?
• Qu’est-ce que j’en attends?

Répondre à ces deux petites questions peut prendre un certain temps. Plus vous serez précis plus vite vous avancerez ensuite.

Note :

L’exercice irremplaçable du « MM » favorise l’expression de tout ce qui vous trotte dans la tête. Cette méthode permet de « voir large et complet » et, en particulier, de mettre à jour des objectifs que vous n’aviez pas identifiés à priori.

Les projets peuvent avoir plusieurs objectifs: des principaux et des secondaires. Il faut donc faire le tri entre ce qui est vraiment important et ce qui l’est moins, et faire ensuite les choix qui en découlent.

Il est plus facile d’aller du concret à l’abstrait, des objectifs aux finalités, de l’action au sens que vous lui donnez.

L’objectif est un résultat à atteindre, non une tâche. Il doit être concret, mesurable, daté et localisé.

Un objectif peut avoir des finalités différentes. Là aussi, il faut choisir car « qui trop embrasse, mal étreint».

Vous savez maintenant, dans les grandes lignes, ce que vous voulez faire et pourquoi vous voulez le faire. Il est temps de tester votre idée auprès de votre entourage, de vos amis, des professionnels du sujet ou de l’accompa­gnement de projet.

C’est une phase très importante. Elle vous apportera le premier regard extérieur dont vous avez besoin pour vérifier si votre idée tient la route, avancer dans votre projet, commencer à lui donner vie.

Vous devez pouvoir décrire en cinq lignes maxi­mum votre projet, en envisageant d’ores et déjà le moment et le lieu de sa réalisation.

Pour clarifier une idée il faut :

1. Se poser les questions du quoi et du pourquoi.
2. Les approfondir par une séance de « MM ».
3. Classer les objectifs et les finalités par ordre d’importance.
4. Tester l’idée.
5. Fixer par écrit un mini descriptif.
6. Nommer votre projet « acte de naissance ».

 

Etape 2 – Faire l’état des lieux

C’est une étape incontournable qui peut sembler ennuyeuse mais qui vous confortera dans votre idée, la fera évoluer ou vous la fera définitivement abandonner.

Découvrir et étudier des projets similaires, vous profiterez de l’ex­périence de vos prédécesseurs. Vous gagnerez beaucoup de temps sur la suite des opérations.

Vous devez rechercher trois grandes catégories d’information :

1. Qui fait quoi ? Qui sont les principaux acteurs?
2. Comment ? Quels sont les méthodes, les procédures, les réglementations, les outils employés?
3. Avec quoi ? Quelles sont les ressources humaines, financières et matérielles à réunir?

Plus concrètement répondre aux questions suivantes:

1. Comment ça marche ? Moyens, coûts, compétences, procédures, réglementations, délais …

2. Qu’est-ce qui ne marche pas? La localisation, la disponibilité du public, les contraintes techniques, juridiques …

3. Quels sont les moyens dont je dispose ? Autofinancement, compétences, disponibilité, carnet d’adresses, expérience préalable …

4. Quels sont les moyens qui me manquent ? Matériels, humains, financiers …

5. Qui sont les principaux acteurs ? Services municipaux, services de l’Etat, associations locales, entreprises, professionnels … (que font-ils ? Quelles sont les ressources dont ils disposent qui pourraient servir mon projet ?).

6. • Qui sont les partenaires potentiels ? Ceux vers qui je vais aller en priorité.
7. • Quel est l’état de la concurrence ? Qui sont mes principaux concurrents et qu’est-ce qui fait la différence ?

L’ensemble de réponses sont indispensables pour :

• Approfondir et affiner votre projet (quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui fait la différence ? Et quels sont ses « plus » ?).
• Construire votre budget.
• Préparer l’argumentaire qui vous permettra de convaincre vos futurs interlocuteurs.

Aller à la découverte de votre environnement vous aidera à vous situer. Osez frapper aux portes, demander des rendez-vous. Vous vous habituerez aux refus et prendrez de plus en plus d’intérêt et de plaisir aux rencontres qui vous attendent.

• Commencez à côté de chez vous : interrogez d’abord votre entourage.
• Demandez conseil auprès de nouveaux contacts et allez ainsi de contact en contact, du plus proche au plus loin.
• N’oubliez pas Internet.

 

Etape 3 – Elaborer un budget prévisionnel.

Savoir combien va coûter votre projet [les dépenses] et si vous êtes en mesure de réunir les financements nécessaires [les recettes].

Le budget prévisionnel doit refléter fidèlement l’analyse de vos besoins et les ressources que vous avez ou que vous comptez réunir pour les satisfaire. Soyez sûr d’une chose, c’est sur cet élément du dossier que vos interlocuteurs jugeront, d’un coup d’œil, du sérieux de votre motivation et de la rigueur de votre démarche.

Pas de projet sans argent, pas d’argent sans un minimum de comptabilité, pas de comptabilité sans budget prévisionnel écrit.

Vous devez considérer le budget prévisionnel (ou plan de financement) comme un outil à votre service. Il vous permet de suivre point par point l’avancement de votre projet. Il évolue avec lui. Il vous oblige à faire preuve de réalisme en identifiant toutes les dépenses que vous serez amené à faire (merci l’état des lieux).

Quelques principes à retenir impérativement :

• Les recettes et les dépenses doivent toujours être présentées en colonnes équilibrées (égales).
• Chaque dépense (on dit poste) doit être justifiée : pas de chiffres « bidons », pas de partenaires fantaisistes … Pas d’estimation à la louche, faites faire des devis ou allez relever les prix dans les magasins.
• Prévoyez une marge d’imprévus d’au moins 8 % de dépenses.
• Dans la colonne des recettes, doivent apparaître les ressources dont vous disposez déjà (apport personnel ou autofinancement…).
• Pour les partenariats, précisez s’ils sont acquis, en cours de négociation ou à acquérir.
• Distinguez les apports en financement direct ou en nature.
• Parce qu’il est évolutif un budget doit toujours être daté : budget prévisionnel au « …….20.. » /

 

Etape 4 – Formaliser le Projet.

C’est l’engagement écrit [visible] de votre détermination à réaliser votre projet.

C’est une étape essentielle. Elle atteste de la réalité du projet. Cette formalisation est le préalable à la recherche de partenaires. Vous avez réuni suffisamment d’éléments pour monter le dossier de présentation de votre projet. Votre objectif maintenant est de convaincre, pas de faire de la littérature.

Concrètement vous êtes désormais en mesure de répondre aux questions suivantes:

• Qui, quoi, pourquoi, pour qui, comment, où, combien ?
• Qui? Porteur et origine du projet.
• Pourquoi, Pour qui ? Finalités.
• Quoi, Où, Quand ?
• Comment ? Approche technique (besoins, ressources, compétences.
• Combien ? Approche financière.

Le dossier de présentation est bâti sur la trame de ces questions. Il intègre un volet financier et un volet communication. Il doit être :
Court.
• Clair.
• Vivant.
• Crédible : toutes les informations doivent être vérifiées et argumentées, notamment le volet financier.
• Evolutif : adaptable en fonction des interlocuteurs.

Vous allez envoyer ou remettre ce dossier à vos interlocuteurs. Il vous représente et témoigne du travail que vous avez déjà effectué et de votre détermination à réussir. Soignez-le sans luxe inutile, la forme sera presque aussi importante que le contenu.

• Faites relire votre dossier par plusieurs personnes avant de le diffuser. Elles vous diront si tout est clair et compréhensible. Ce qui vous semble clair peut ne pas l’être pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet comme vous. Ces personnes relèveront les fautes que vous avez oubliées car on en oublie toujours même après relecture.
• Travaillez sur ordinateur pour pouvoir faire évoluer le dossier sans problème.
• La réalisation d’un dossier de présentation et sa diffusion ont un coût, prévoyez-le au budget prévisionnel.

 

Etape 5 – Trouver des partenaires.

Se donner les moyens d’aller au bout de votre idée et de réaliser votre projet dans les meilleures conditions.

Vous allez confronter votre idée, donc un peu de vous-même, aux regards critiques de professionnels qui n’ont généralement pas beaucoup de temps à vous consacrer. C’est parfois douloureux et exaspérant, mais cet « effet miroir» est indispensable pour affiner et clarifier votre projet, révéler vos compétences de négociateur. Vous allez devoir argumenter et convaincre, essuyer probablement de nombreux refus avant les premiers accords qui donneront un coup d’accélérateur à votre projet.

Si l’état des lieux a été bien fait, vous devez savoir quels sont les organismes les plus à même de vous aider. Peut-être en avez-vous déjà rencontrés certains? Commencez par ceux-là.

Les aides sont aussi diverses que les partenaires sont multiples.

Selon l’organisme, vous pouvez obtenir :

• Un soutien financier : sponsoring, mécénat, prêt, subvention, bourse, prix …
• Une aide en nature: réduction sur du matériel, prêt d’un local.
• Un parrainage médiatique: articles ou reportages sur votre projet.
• Des conseils et des contacts : mise en relation avec d’autres partenaires potentiels.
• Une caution morale: les encouragements de vos partenaires sont précieux, surtout si ce sont des personnalités reconnues.
• Une approche nouvelle ou des pistes pour développer votre projet à laquelle vous n’aviez pas pensé.

La marche à suivre :

• Sélectionnez vos « cibles » : une vingtaine au maximum après avoir identifié, pour chacune d’entre elles, comment elle peut vous aider et ce que vous pouvez lui apporter en contrepartie.
• Construisez un argumentaire court et précis.
• Formulez une demande réaliste.
• Envoyez un dossier adapté au partenaire et dans la mesure du possible prenez rendez-vous.
• Préparez soigneusement l’entretien.
• Demandez à formaliser les engagements par écrit. Ce qui n’est pas écrit, n’est pas acquis.
• Suivez de près les décisions et assurez-vous qu’elles sont appliquées.

Note :

• Analysez précisément vos besoins, sans les sous-évaluer, en distinguant le partenariat en nature du partenariat financier.
• Cela vous aidera à formuler une demande précise et vous rendra plus crédible.
• N’oubliez pas de prévoir une marge de sécurité pour prendre en compte les imprévus.

Parrainage/ sponsoring : Soutien matériel ou financier en vue d’en retirer un avantage publicitaire.
Mécénat : Soutien matériel ou financier sans contrepartie.
Partenariat : Coopération d’institutions ou de personnes sur un objectif partagé.
Patronage : Soutien moral.

• Pour amorcer la pompe et vous faire les dents, commencez par les apports en nature. Normalement, ils sont plus faciles à obtenir et vous permettront de donner corps à votre dossier en montrant que vous avez déjà convaincu des partenaires (toujours la question de la crédibilité).
• Construisez un argumentaire simple qui prend en compte le point de vue du partenaire que vous sollicitez et ce que vous pouvez lui apporter. Les bonnes négociations sont les négociations « gagnant-gagnant ».
• Mettez-vous à la place de votre interlocuteur.
• Présentez un dossier qui tient la route techniquement et financièrement.
• Osez même ce qui vous semble impossible si vous avez foi en votre projet. Au pire vous aurez un « non ».
• Préparez l’entretien: durée, contenu, expression, écoute, attitude. Quoi qu’il arrive, pensez à demander à votre interlocu­teur s’il connaît d’autres contacts pour votre projet: « A votre avis qui pourrait être intéressé par ce projet? Si oui, est-ce que nous pouvons appeler de votre part ? »
• Diversifiez vos sources de financement. Il arrive que des partenaires se désistent au dernier moment. Ne prenez pas le risque de vous retr­ouver à zéro au moment de passer à l’action. Ne mettez pas tous les œufs dans le même panier.
• Soyez attentif aux réactions de votre interlo­cuteur. Ce sont autant d’indications utiles sur les points forts et les faiblesses de votre projet et sur la façon dont vous le présentez.
• Faites preuve de détermination et surtout de patience. Qui dit négociation, dit durée.
• Contractualisez avec les partenaires impor­tants. Les écrits restent.
• Maintenez les contacts durant la réalisation du projet et au-delà. Les contacts d’aujourd’hui peuvent être les parte­naires de demain si vous vous y prenez bien.

Les sponsors et les partenaires aiment

• Qu’on sache ce qu’ils représentent.
• Qu’on leur dise qu’ils sont indispensables au projet.
• Pouvoir communiquer à travers le projet.
• Rencontrer un jeune qui a la même passion qu’eux.
• L’enthousiasme et la détermination.
• Les sponsors et les partenaires détestent être appelé cinq fois par jour pour savoir s’ils ont pris une décision.
• Perdre leur temps et leur argent.
• Ne pas comprendre ce que vous leur dites.
• Avoir l’impression qu’on leur force la main.

 

Etape 6 – Bâtir un plan d’action.

Il permet:

• D’organiser votre travail en grandes étapes.
• De planifier dans le temps les activités et les tâches de chaque étape.
• De visualiser l’état d’avancement du projet.

Chaque étape doit être considérée comme un objectif avec :

• Une cible à atteindre.
• Une mesure quantitative ou qualitative que vous avez fixée vous-même, qui indique que l’objectif est atteint.
• Une échéance de réalisation.

Note :

• Le plan d’action se remplit de gauche à droite, du plus général au plus précis: d’abord les gran­des étapes, puis les activités, puis les délais, puis le découpage en tâches précises.
• Le temps est au cœur du plan d’action.
• N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre. Faites preuve de lucidité pour évaluer le temps nécessaire à chacune des tâches que vous vous êtes fixées.
• Pensez en semaines, voire en mois, mais fixez des dates réelles d’échéance. De toute façon, au début, vous serez toujours trop court, alors prévoyez large.
• Le plus simple au départ, c’est de partir de la date butoir, de l’échéance ultime qui vous change en citrouille si elle n’est pas respectée. Donc remontez le temps, raisonnez en « rétro planning ».
• Vous devez régulièrement faire le point sur ce qui a été fait et réajuster le plan d’action (insérer, modifier, supprimer) en fonction de l’évolution du projet et de son contexte : nouvelles tâches à effectuer et nouveaux problèmes à résoudre.
• Si votre projet est collectif, il est très important de bien répartir les rôles et les tâches de chacun, en fonction de ses compétences et de ses disponibilités.
• N’oubliez pas que vous avez des objectifs à atteindre, soyez réalistes.

 

Etape 7 – Communiquer.

Se doter de moyens supplémentaires. Parfois essentiels. à la réussite du projet : le savoir-faire et le faire-savoir sont indissociables.
Toute démarche de projet est une démarche de relation et d’interaction avec l’environne­ment.

Vous allez nécessairement entrer en communication avec lui.

La question est de savoir pourquoi ? Et comment ?

Avant de vous lancer vers les autres, soyez d’abord au clair avec votre propre image, ce que vous voulez en montrer, votre identité officielle en quelque sorte :

• Qui vous êtes.
• Ce que vous faites.
• A qui vous vous adressez.

Ensuite et seulement ensuite, vous pourrez diffuser cette information à l’extérieur en respectant les principes suivants :

• Cerner les cibles prioritaires :
◦ Qui ? Pourquoi ?
◦ Les jeunes, quels jeunes, les étudiants, les ruraux …
◦ Les partenaires, sociaux, économiques, publics, privés …
◦ Le grand public, les familles, les adultes …
◦ Les institutions et les médias.
• Définir le message :
◦ Quoi ? Pour qui ?
◦ Positionner le projet par rapport à l’existant.
◦ Identifier les principaux arguments en faveur du projet.
◦ Adapter le message dans sa forme et son contenu en fonction des cibles.
• Choisir les moyens :
◦ Quels supports ? Combien ?
◦ Médias, locaux et/ou nationaux, audiovisuels.
◦ Internet.
◦ Création de documents d’information, dépliants, affiches …
◦ Information directe auprès des acteurs de terrain, associations …
◦ Création d’évènements …

La communication du projet est une question impor­tante, qu’il ne faut ni surestimer, ni sous-estimer.
Elle fait appel à des compétences spécifiques (rédaction, graphisme, infographie, relations presse … ) qui sont autant de coûts supplémentaires. Raison de plus pour rechercher le plus d’impact à moindre coût en fonction des besoins de votre projet et de vos objectifs.

Note :

• Commencez par le commencement. Créez votre identité officielle et visuelle (logo).
• Identifiez vos priorités en fonction de votre projet et des moyens dont vous disposez.
• Cherchez les compétences qui vous manquent soit à travers un sponsoring (imprimeur, infographiste … ), soit à travers des écoles spécialisées dont les étudiants ne demandent qu’à mettre en pratique ce qu’ils apprennent (BTS de Communication ou de Force de vente, écoles de graphisme, d’attachés de presse … ). Ils seront d’autant plus motivés qu’il s’agit d’aider un jeune à monter un projet.
• Relier si possible votre projet à l’actualité locale et nationale.
• Cherchez le contact avec les médias.
• Donnez-vous du mal pour y arriver. Vous toucherez en même temps des partenaires potentiels et le grand public, sans rien dépenser, sauf votre matière grise et peut ­être quelques frais de transport.
• Epluchez la presse locale et régionale, rele­vez les noms des journalistes qui pourraient être intéressés et contactez-les. Les jeunes qui bougent et qui entreprennent sont des sujets qui intéressent, profitez-en.
• Soyez crédibles : argumentaire et fond de dossier doivent être prêts. L’idéal est de laisser une note synthétique (communiqué de presse) qui reprend l’essentiel des infor­mations. Vous faciliterez le travail du journa­liste. Surtout évitez de vous contredire d’un contact à l’autre.
• Pensez à tenir les journalistes régulièrement informés de l’évolution de votre projet et n’oubliez pas de leur renvoyer l’ascenseur si vous avez l’occasion.
• N’oubliez pas les radios, vous pouvez négo­cier un partenariat en spots publicitaires.
• Faites le choix de la simplicité et de la « lisi­bilité » pour vos documents promotionnels. Allez à l’essentiel. Les dépliants surchargés d’informations, de motifs ou de couleurs en tout genre manquent en général leur cible. Simplicité ne veut pas dire absence de créati­vité.
• Elaborez un vrai plan de communication.

Réfléchissez bien au moment le plus oppor­tun (ni trop tôt, ni trop tard), aux supports (dépliants, affiches, radio, encarts presse … ), aux modes de diffusion (envois, dépôts, mailings … ) et aux quantités nécessaires.
La communication est une fonction délicate mais valorisante. Lorsque le projet est collectif, elle peut créer des dissensions au sein du groupe si une« tête d’affiche» se détache indépendamment des autres membres de l’équipe.
Mieux vaut le savoir pour contrôler les phénomènes de « vedettariat » qui peuvent perturber la vie du projet.

 

Etape 8 – Réaliser le Projet.

Passer de l’idée au projet.de la réflexion à l’action. Une grande Qualité Qui vous servira dorénavant très souvent.

Vous allez faire la preuve de votre sens des responsabilités.de votre capacité à prendre des décisions et à les assumer.

Votre motivation étant acquise, tout repose main­tenant sur votre disponibilité, sur votre capacité à organiser et gérer votre temps.

Entourez-vous : l’expérience des autres est la meilleure arme contre l’erreur.

Note :

• Préparez-vous au maximum avant la phase active. Essayez d’anticiper sur les problèmes que vous allez rencontrer. Cela vous fera gagner du temps au moment où vous n’en aurez pas assez, en particulier:
◦ N’hésitez jamais à vous renseigner, plutôt deux fois qu’une, à prendre conseil notamment sur le plan juridique, pour déter­miner quel est le statut le mieux adapté à votre projet ou pour tout engagement contractuel.
◦ Prenez le temps de lire et de comprendre tout ce que vous signez.
◦ Ne vous engagez pas au-delà de ce que vous avez ou de ce vous pouvez faire.
◦ Constituez et conservez des traces écrites de tout ce que vous communiquez et recevez. Sachez distinguer entre courrier simple ou recommandé. Certains courriers nécessitent la garantie supplémentaire « recommandé avec accusé de réception ».
◦ Identifiez précisément les incidences en matière de responsa­bilités civile et pénale liées à la réalisation du projet.
◦ Mettez-vous au clair avec toute la réglementation, les décla­rations, les obligations légales et les autorisations administra­tives qui relèvent de votre projet. Il sera trop tard pour vous apercevoir le soir du spectacle que vous n’êtes pas en confor­mité avec les règles de sécurité.
◦ Ouvrez un compte en banque uniquement affecté au projet à partir du moment où il y a maniement de fonds et veillez à n’y affecter que les dépenses et recettes qui relèvent du projet.
◦ Assurez-vous d’avoir au moins les bases des compétences requises. Formez-vous si néces­saire. Si le temps vous manque, trouvez ces compétences chez un ou des coéquipiers. Sinon, sous-traitez ce que vous ne savez pas faire.
◦ Continuez à demander conseil et à vous faire aider même dans la phase de réalisa­tion du projet. On croit avoir pensé à tout. Ce n’est jamais le cas. La gestion des impré­vus fait partie des compétences requises et hautement valorisées.
◦ Prenez régulièrement du recul par rapport à l’action. Faites l’effort de lever la tête du gui­don, de descendre de vélo et de vous regar­der pédaler. Cela vous évitera de tomber dans le trou que vous n’avez pas vu s’ouvrir à VOS pieds.
◦ Mettez à jour tout aussi régulièrement le plan d’action. Réagissez rapidement aux contraintes qui surgissent et aux opportuni­tés qui se présentent.
◦ Ne vous laissez pas écraser par l’urgence, ni mettre la pression. Prenez le temps de réflé­chir avant toute décision importante.
◦ Pensez à protéger les droits de propriété intellectuelle que pourrait susciter la réalisa­tion du projet : création artistique, dessin, modèle, marque, brevet, etc.
◦ Anticipez les obligations liées à l’attribution de toute aide publique et, le cas échéant, pri­vée (compte rendu d’activité, justificatifs d’utilisation des fonds reçus … ).

Que votre projet soit ponctuel (organisation d’un événement) ou durable (création d’une activité), la phase de réalisation est une phase délicate mais, ô combien, exaltante. Une fois qu’on y a pris goût, on peut difficilement s’en passer. Le projet produit l’homme qui produit le projet, etc.

 

Etape 9 – Evaluer et Formuler un bilan.

L’évaluation est au service du projet, elle est utile et nécessaire :

• Elle met le doigt sur vos forces et vos faiblesses.
• Elle met en évidence les compéten­ces que vous avez mobilisées (les acquis de l’expérience).
• Elle permet de revenir vers vos par­tenaires avec un bilan lucide (crédi­bilité oblige). Les partenaires d’hier peuvent être les employeurs de demain.
• Elle contribue à fidéliser vos parte­naires sur de nouveaux projets.
• Elle vous aide à déterminer vos prochains objectifs et vos prochai­nes actions.
• Prenez le plan d’action étape par étape, activité par activité, mesurez et analysez les écarts entre les objectifs fixés et les résultats obtenus, essayez de comprendre aussi bien les facteurs de réussite que les raisons des échecs.
• Notez les « + » et les « – », ce qui vous a paru le plus difficile et le plus facile, ce qui vous a donné la plus grande satisfaction et le pire désagrément, ce qui a été le plus formateur et ce que vous pensez avoir découvert sur vous-même.
• Procédez en deux temps : une première analyse à chaud, laissez décanter quelques semaines et remet­tez tout sur la table. La mise à distance apporte plus de sérénité et d’objectivité dans le jugement. Il faut le savoir et le vérifier concrètement.
• Constituez votre « petite bibliothèque des erreurs » à ne pas renouveler. On apprend plus des échecs que des réussites.
• Attention quand même, les situations ne se repro­duisent jamais à l’identique. Les rapports humains ne se mettent pas en équation, heureusement, sinon quel ennui !
• Confrontez votre analyse avec des personnes exté­rieures au projet. Elles vous aideront à situer la part de chacun dans les réussites et les échecs.
• Une bonne évaluation est une formidable aide à la décision pour vos projets futurs.
• Préparez un petit document de bilan à l’intention de vos partenaires. Pensez à les remercier de leur partici­pation. Vous pouvez soit vous déplacer chez eux pour leur présenter les résultats concrets du projet (film, expo, rencontres débats), soit organiser une petite fête de bilan qui réunira tout le monde. Tout dépend du lien que vous souhaitez conserver avec eux.

 

Etape 10 – Se Prolonger.

Maintenant il faut consolider les fondations, développer et tenir la distance.

C’est le moment de vérifier si la méthode est vrai­ment acquise.

Ne brûlez pas les étapes sous prétexte que vous avez acquis de l’expérience.

• Repartez du bon pied : commencez par combler les faiblesses que l’évaluation a mises en évidence. Appuyez-vous sur ces résultats pour gagner en temps et en efficacité.
• Demandez conseil et continuez à vous former si votre projet l’exige.
• Soyez attentif à évaluer correctement la charge de travail et l’investissement temps nécessaires au dévelop­pement du projet.
• Conservez un questionnement critique permanent.
• Fini le bricolage, vous passez « pro ». Organisez-vous comme il faut. Prenez le temps de peser vos décisions : un peu moins d’intuition, un peu plus de réflexion seront les bienvenues.
• Continuez à vous faire plaisir, ce sera votre moteur et votre bouée de sauvetage quand vous serez submergé de travail.
• Ne baissez pas les bras, vous aurez forcément des hauts et des bas.

Méthodologie

Physiologie

Anatomie

Les cinq dimensions d‘un projet

Les cinq dimensions d‘un projet

Tous les projets dans tous les domaines, comme organiser un évènement, mettre en place une nouvelle activité, monter une structure, créer son propre entreprise ont simplement pour point de départ un objectif. Pour atteindre cet objectif il suffit de se donner les moyens de l’atteindre.

Dimensions d‘un projet

Tout projet comporte cinq dimensions :

1. Une dimension personnelle ; – Il s’agit de votre idée, ce que vous allez mettre de vous-même, ce que vous allez découvrir de vous-même et des autres.

2. Une dimension sociale : – Un projet ne se monte jamais seul, vous avez besoin d’un entourage. Votre action s’inscrit nécessairement dans un environnement plus ou moins éloigné du vôtre. Vous allez entrer en relation avec lui, engager le dialogue, développer de nombreux contacts.

3. Une dimension technique : – Une bonne organisation est nécessaire. Il s’agit de tous les aspects matériels et concrets du projet qu’il faut posséder et bien maîtriser.

4. Une dimension économique : – Pas de projet sans finance. Tout le monde sait que l’argent est le nerf de l’action. Votre projet a un coût (il faudra trouver les financements nécessaires) mais il peut aussi être créateur de richesses.

5. Une dimension temporelle : – Pour construire quelque chose de valide, il faut du temps. Rien ne se construit en un claquement de doigts. Un projet a un début, un milieu et une fin. Il peut se prolonger, se développer, se pérenniser.

  • Tout projet est évolutif, comme vous, il est vivant, il change et il grandit.
  • Ne sous-estimez pas la phase de préparation, elle est essentielle.
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Anatomie : Principaux muscles du corps humain 1

Anatomie : Principaux muscles du corps humain 1

 

 

MUSCLE Abducteur du petit orteil
 – Insertions proximales Tubercules médial et latéral de la tubérosité calcanéenne, aponévrose plantaire et septum intermusculaire
– Insertion distales Côté latéral de la base de la phalange proximale du 5e (petit) orteil
– Innervation Nerf plantaire latéral
– Actions principales Abducteur et fléchisseur du 5e orteil
– Vascularisation artérielle Artère plantaire latérale, artères métatarsienne plantaire et digitale plantaire du 5e orteil
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Abducteur de l’hallux
– Insertions proximales Tubercule médial de la tubérosité calcanéenne, rétinaculum des fléchisseurs et aponévrose plantaire
– Insertion distales Côté médial de la base de la phalange proximale du 1er (gros) orteil
– Innervation Nerf plantaire médial
– Actions principales Abducteur et fléchisseur du 1er orteil
– Vascularisation artérielle Artères plantaire médiale et 1re métatarsienne plantaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Adducteur de l’hallux
– Insertions proximales Chef oblique : base des métatarsiens du 2e au 4e Chef transverse : ligaments des articulations métatarso- phalangiennes des orteils 3-5
– Insertion distales Tendons des deux chefs s’insérant sur le côté latéral de la base de la phalange proximale du 1er (gros) orteil
– Innervation Branche profonde du nerf plantaire latéral
– Actions principales Adducteur du 1er orteil, contribue à maintenir l’arche transverse du pied
– Vascularisation artérielle Artères plantaires médiale et latérale et arcade plantaire, artères métatarsiennes plantaires
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Articulaire du genou
– Insertions proximales Partie distale de la face antérieure du fémur
– Insertion distales Bourse supra-patellaire
– Innervation Nerf fémoral
– Actions principales Attire vers le haut la bourse supra-patellaire lors de l’extension du genou
– Vascularisation artérielle Artère fémorale
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse
MUSCLE Biceps fémoral
– Insertions proximales Chef long : tubérosité ischiatique Chef court : ligne âpre et ligne supra-condylaire latérale du fémur
– Insertion distales Côté latéral de la tête de la fibula
– Innervation Chef long: nerf sciatique (division tibiale) Chef court : nerf sciatique (division fibulaire commune)
– Actions principales Fléchisseur et rotateur latéral de la jambe, extenseur de la cuisse au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Branches perforantes de l’artère profonde de la cuisse, artères glutéale inférieure et circonflexe médiale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la cuisse
MUSCLE Carré fémoral
– Insertions proximales Bord latéral de la tubérosité ischiatique
– Insertion distales Tubercule carré de la crête intertrochantérique du fémur
– Innervation Nerf du carré fémoral
– Actions principales Rotateur latéral de la cuisse au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artère circonflexe médiale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Court fléchisseur du petit orteil
– Insertions proximales Base du 5e métatarsien
– Insertion distales Partie latérale de la base de la phalange proximale du 5e orteil
– Innervation Branche superficielle du nerf plantaire latéral
– Actions principales Fléchisseur de la phalange proximale du 5e orteil
– Vascularisation artérielle Artère plantaire latérale, artère digitale plantaire du 5e orteil, artère arquée
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Carré plantaire
– Insertions proximales Bords médial et latéral de la face plantaire du calcanéus
– Insertion distales Bord postéro-latéral du tendon du muscle long fléchisseur des orteils
– Innervation Nerf plantaire latéral
– Actions principales Corrige la traction oblique du tendon du muscle long fléchisseur des orteils et ainsi autorise la flexion des orteils
– Vascularisation artérielle Artères plantaires médiale et latérale et arcade plantaire profonde
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Court adducteur (de la cuisse)
– Insertions proximales Corps et branche inférieure du pubis
– Insertion distales Ligne pectinée et partie proximale de la ligne âpre du fémur
– Innervation Nerf obturateur
– Actions principales Adducteur de la cuisse au niveau de la hanche, fléchisseur accessoire de la cuisse
– Vascularisation artérielle Artères profonde de la cuisse, circonflexe médiale de la cuisse et obturatrice
GROUPE MUSCULAIRE Muscle médial de la cuisse
MUSCLE Court extenseur des orteils et court extenseur de l’hallux
– Insertions proximales Face supéro-latérale du calcanéus, ligament talo-calcanéen latéral, rétinaculum inférieur des extenseurs
– Insertion distales Premier tendon sur la face dorsale de la base de la phalange proximale de l’hallux, trois autres tendons sur le côté latéral des tendons du muscle long extenseur des orteils destinés aux orteils 2 à 4
– Innervation Nerf fibulaire profond
– Actions principales Aide le muscle long extenseur des orteils dans l’extension des quatre orteils médiaux au niveau des articulations métatarso- phalangiennes et interphalangiennes
– Vascularisation artérielle Artères dorsale du pied, tarsienne latérale, arquée et fibulaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscles du pied
MUSCLE Court fibulaire
– Insertions proximales Deux tiers distaux de la face latérale de la fibula
– Insertion distales Face dorsale de la tubérosité du côté latéral de la base du 5e métatarsien
– Innervation Nerf fibulaire superficiel
– Actions principales Éversion du pied et flexion plantaire accessoire du pied au niveau de la cheville
– Vascularisation artérielle Artères tibiale antérieure et fibulaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscle latéral de la jambe
MUSCLE Court fléchisseur de l’hallux
– Insertions proximales Face plantaire du cuboïde et du cunéiforme latéral
– Insertion distales Deux côtés de la base de la phalange proximale du 1er orteil
– Innervation Nerf plantaire médial
– Actions principales Fléchisseur de la phalange proximale du 1er orteil
– Vascularisation artérielle Artère plantaire médiale, première artère métatarsienne plantaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Court fléchisseur des orteils
– Insertions proximales Tubercule médial de la tubérosité calcanéenne, aponévrose plantaire et septum intermusculaire
– Insertion distales Deux côtés des phalanges moyennes des quatre orteils latéraux
– Innervation Nerf plantaire médial
– Actions principales Fléchisseurs du 2e au 5e orteils
– Vascularisation artérielle Artères plantaire médiale et latérale et arcade plantaire, artères métatarsiennes plantaires et digitales plantaires
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Droit fémoral (quadriceps)
– Insertions proximales Épine iliaque antéro-inférieure et l’ilium au-dessus de l’acétabulum
– Insertion distales Base de la patella et tubérosité tibiale via le ligament patellaire
– Innervation Nerf fémoral
– Actions principales Extenseur de la jambe au niveau du genou et fléchisseur de la cuisse au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artère profonde de la cuisse (fémorale profonde) et artère circonflexe latérale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse
MUSCLE Grand adducteur (de la cuisse)
– Insertions proximales Faisceaux adducteurs : branche inférieure du pubis, branche de l’ischium Faisceau fléchisseur (apparenté aux ischio-jambiers) : tubérosité ischiatique
– Insertion distales Faisceaux adducteurs: tubérosité glutéale, ligne âpre, ligne supra-condylaire médiale du fémur Faisceau fléchisseur (apparenté aux ischio-jambiers) : tubercule de l’adducteur du fémur
– Innervation Faisceaux adducteurs: nerf obturateur Faisceau fléchisseur (apparenté aux ischio- jambiers) : nerf sciatique (division tibiale)
– Actions principales Faisceaux adducteurs: adducteur et fléchisseur de la cuisse Faisceau fléchisseur (apparenté aux ischio-jambiers) : extenseur de la cuisse
– Vascularisation artérielle Artère fémorale, artère profonde de la cuisse et artère obturatrice
GROUPE MUSCULAIRE Muscle médial de la cuisse
MUSCLE Gastrocnémien
– Insertions proximales Chef latéral : face latérale du condyle latéral du fémur Chef médial : surface poplitée au-dessus du condyle médial du fémur
– Insertion distales Partie postérieure du calcanéus via le tendon calcanéen
– Innervation Nerf tibial
– Actions principales Fléchisseur plantaire du pied au niveau de l’articulation de la cheville, contribue à la flexion de l’articulation du genou, soulève le talon pendant la marche
– Vascularisation artérielle Artères poplitée et tibiale postérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la jambe
MUSCLE Grand psoas (ilio-psoas)
– Insertions proximales Processus transverses des vertèbres lombales, côtés des corps vertébraux de T12-L5, disques intervertébraux correspondants
– Insertion distales Petit trochanter du fémur
– Innervation Rameau ventral du premier nerf spinal lombal (L1)
– Actions principales Point fixe supérieur et en synergie avec le muscle iliaque fléchisseur de la hanche ; point fixe inférieur, incline latéralement la colonne vertébrale ; contribue à s’asseoir en fléchissant la colonne lombale sur le bassin ; point fixe inférieur et en synergie avec le muscle iliaque, fléchisseur du tronc
– Vascularisation artérielle Branches lombales de l’artère ilio-lombale
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse
MUSCLE Interosseux dorsaux (quatre muscles du pied)
– Insertions proximales Faces adjacentes du 1er au 5e métatarsien
– Insertion distales 1er : côté médial de la phalange orteil 2e au 4e : côtés latéraux des phalanges proximales des orteils 2 à 4 Des expansions vers l’appareil extenseur des orteils 2 à 4
– Innervation proximale du 2e4e Nerf plantaire latéral
– Actions principales Abducteur du 2e au orteil, fléchisseur au niveau des articulations métatarso- phalangiennes et contribue à l’extension au niveau des articulations interphalangiennes
– Vascularisation artérielle Artère arquée, artères métatarsiennes dorsales et plantaires
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Jumeau inférieur
– Insertions proximales Tubérosité ischiatique
– Insertion distales Face médiale du grand trochanter du fémur
– Innervation Nerf du carré fémoral
– Actions principales Rotateur latéral de la cuisse en extension au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artère circonflexe médiale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Jumeau supérieur
– Insertions proximales Face externe de l’épine ischiatique
– Insertion distales Face médiale du grand trochanter du fémur
– Innervation Nerf de l’obturateur interne
– Actions principales Rotateur latéral de la cuisse en extension au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artères glutéale inférieure et pudendale interne
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Long adducteur (de la cuisse)
– Insertions proximales Corps du pubis, en dessous de la crête pubienne
– Insertion distales Tiers moyen de la ligne âpre du fémur
– Innervation Nerf obturateur (division antérieure)
– Actions principales Adducteur de la cuisse au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artères profonde de la cuisse et circonflexe médiale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle médial de la cuisse
MUSCLE Long extenseur des orteils
– Insertions proximales Condyle latéral du tibia, trois quarts proximaux de la face antérieure de la membrane interosseuse et de la fibula
– Insertion distales Phalanges moyennes et distales des quatre orteils latéraux
– Innervation Nerf fibulaire profond
– Actions principales Extension des quatre orteils latéraux et flexion dorsale du pied au niveau de la cheville
– Vascularisation artérielle Artère tibiale antérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la jambe
MUSCLE Long fléchisseur de l’hallux
– Insertions proximales Deux tiers distaux de la face postérieure de la fibula et de la membrane interosseuse
– Insertion distales Base de la phalange distale du gros orteil (hallux)
– Innervation Nerf tibial
– Actions principales Fléchisseur de toutes les articulations du gros orteil et flexion plantaire accessoire du pied au niveau de la cheville
– Vascularisation artérielle Artère fibulaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la jambe
MUSCLE Moyen fessier
– Insertions proximales Face latérale de l’ilium entre les lignes glutéales antérieure et postérieure
– Insertion distales Face latérale du grand trochanter du fémur
– Innervation Nerf glutéal supérieur
– Actions principales Abducteur et rotateur médial de la cuisse au niveau de la hanche ; stabilise le pelvis sur le membre inférieur en appui monopodal
– Vascularisation artérielle Artère glutéale supérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Obturateur interne
– Insertions proximales Face pelvienne de la membrane obturatrice et os avoisinant
– Insertion distales Face médiale du grand trochanter du fémur
– Innervation Nerf de l’obturateur interne
– Actions principales Rotateur latéral de la cuisse étendue, abducteur de la cuisse fléchie au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artères pudendale interne et obturatrice
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Petit fessier
– Insertions proximales Face latérale de l’ilium entre les lignes glutéales antérieure et inférieure
– Insertion distales Face antérieure du grand trochanter du fémur
– Innervation Nerf glutéal supérieur
– Actions principales Abducteur et rotateur médial de la cuisse au niveau de la hanche ; stabilise le pelvis sur le membre inférieur en appui monopodal
– Vascularisation artérielle Tronc principal et branche profonde de l’artère glutéale supérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Plantaire
– Insertions proximales Partie inférieure de la ligne supracondylaire latérale du fémur et ligament poplité oblique
– Insertion distales Partie postérieure du calcanéus via le tendon calcanéen
– Innervation Nerf tibial
– Actions principales Assiste faiblement le muscle gastrocnémien
– Vascularisation artérielle Artère poplitée
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la jambe
MUSCLE Grand fessier
– Insertions proximales Ilium en arrière de la ligne glutéale postérieure, face dorsale du sacrum et du coccyx, ligament sacro-tubéreux
– Insertion distales La plupart des fibres se terminent dans le tractus ilio-tibial qui s’insère sur le condyle latéral du tibia ; quelques fibres s’insèrent sur la tubérosité glutéale du fémur
– Innervation Nerf glutéal inférieur
– Actions principales Extenseur de la cuisse fléchie, contribue à la rotation latérale et l’abduction de la cuisse
– Vascularisation artérielle Artère glutéale inférieure principalement et artère glutéale supérieure occasionnellement
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Gracile
– Insertions proximales Corps et branche inférieure du pubis
– Insertion distales Partie supérieure de la face médiale du tibia
– Innervation Nerf obturateur
– Actions principales Adducteur de la cuisse, fléchisseur et rotateur médial de la jambe
– Vascularisation artérielle Artère profonde de la cuisse (fémorale profonde), artère circonflexe médiale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle médial de la cuisse
MUSCLE Iliaque (ilio-psoas)
– Insertions proximales Deux tiers supérieurs de la fosse iliaque, crête iliaque, aile du sacrum, ligaments sacro-iliaques antérieurs
– Insertion distales Petit trochanter du fémur et la diaphyse sous-jacente, via le tendon du grand psoas
– Innervation Nerf fémoral
– Actions principales Fléchisseur de la cuisse au niveau de la hanche, stabilisateur de l’articulation de la hanche, agit avec le muscle grand psoas
– Vascularisation artérielle Branches iliaques de l’artère ilio-lombale
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse
MUSCLE Interosseux plantaires (trois muscles)
– Insertions proximales Base et côté médial du 3e au 5e métatarsiens
– Insertion distales Partie médiale de la base de la phalange proximale du 3e au 5e orteils
– Innervation Nerf plantaire latéral
– Actions principales Adducteur des orteils (3 à 5), fléchisseur des phalanges proximales au niveau des articulations métatarsophalangiennes, extenseurs des phalanges moyennes et distales
– Vascularisation artérielle Artère plantaire latérale et arcade plantaire, artères métatarsiennes plantaires et digitales plantaires
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Lombricaux
– Insertions proximales Tendons du muscle long fléchisseur des orteils
– Insertion distales Bord médial des expansions tendineuses dorsales correspondantes du muscle long extenseur des orteils des quatre orteils latéraux
– Innervation Lombrical médial: nerf plantaire médial Trois lombricaux latéraux: nerf plantaire latéral
– Actions principales Fléchisseur des phalanges proximales au niveau des articulations métatarsophalangiennes, extenseurs des phalanges moyennes et distales au niveau des articulations interphalangiennes proximales et distales
– Vascularisation artérielle Artère plantaire latérale et artères métatarsiennes plantaires
GROUPE MUSCULAIRE Muscle du pied
MUSCLE Long extenseur de l’hallux
– Insertions proximales Partie moyenne de la face antérieure de la fibula et de la membrane interosseuse
– Insertion distales Face dorsale de la base de la phalange distale du gros orteil
– Innervation Nerf fibulaire profond
– Actions principales Extension du gros orteil et flexion dorsale du pied au niveau de la cheville
– Vascularisation artérielle Artère tibiale antérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la jambe
MUSCLE Long fibulaire
– Insertions proximales Tête et deux tiers proximaux de la face latérale de la fibula
– Insertion distales Face plantaire de la base du 1er métatarsien et du cunéiforme médial
– Innervation Nerf fibulaire superficiel
– Actions principales Éversion du pied et flexion plantaire accessoire du pied au niveau de la cheville
– Vascularisation artérielle Artères tibiale antérieure et fibulaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscle latéral de la jambe
MUSCLE Long fléchisseur des orteils
– Insertions proximales Partie médiale de la face postérieure du tibia sous la ligne soléaire
– Insertion distales Face plantaire de la base des phalanges distales des quatre orteils latéraux
– Innervation Nerf tibial
– Actions principales Fléchisseur des quatre orteils latéraux et fléchisseur plantaire du pied au niveau de la cheville, contribue au maintien des arches longitudinales du pied
– Vascularisation artérielle Artère tibiale postérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la jambe
MUSCLE Obturateur externe
– Insertions proximales Bords du foramen obturé, membrane obturatrice
– Insertion distales Fosse trochantérique du fémur
– Innervation Nerf obturateur
– Actions principales Rotateur latéral de la cuisse, stabilisateur de la tête du fémur dans l’acétabulum
– Vascularisation artérielle Artère circonflexe médiale de la cuisse, artère obturatrice
GROUPE MUSCULAIRE Muscle médial de la cuisse
MUSCLE Pectiné
– Insertions proximales Branche supérieure du pubis
– Insertion distales Ligne pectinée du fémur
– Innervation Nerf fémoral et parfois nerf obturateur
– Actions principales Adducteur et fléchisseur de la cuisse au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artère circonflexe médiale de la cuisse, artère obturatrice
GROUPE MUSCULAIRE Muscle médial de la cuisse
MUSCLE Piriforme
– Insertions proximales Face antérieure du sacrum segments 2-4, ligament sacro-tubéreux
– Insertion distales Bord supérieur du grand trochanter du fémur
– Innervation Rameaux ventraux des nerfs spinaux L5, S1 et S2
– Actions principales Rotateur latéral de la cuisse étendue, abducteur de la cuisse fléchie au niveau de la hanche
– Vascularisation artérielle Artères glutéales supérieure et inférieure, artère pudendale interne
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Poplité
– Insertions proximales Face latérale du condyle latéral du fémur et ménisque latéral
– Insertion distales Face postérieure du tibia au-dessus de la ligne soléaire
– Innervation Nerf tibial
– Actions principales Fléchisseur accessoire du genou et le déverrouille par la rotation du fémur sur le tibia fixé
– Vascularisation artérielle Artères géniculées inférieures médiale et latérale
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la jambe
MUSCLE Sartorius
– Insertions proximales Épine iliaque antéro-supérieure et partie supérieure de l’incisure sous-jacente
– Insertion distales Partie supérieure de la face médiale du tibia
– Innervation Nerf fémoral
– Actions principales Abducteur, rotateur latéral et fléchisseur de la cuisse ; fléchisseur de la jambe au niveau du genou
– Vascularisation artérielle Artère fémorale
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse
MUSCLE Semi-tendineux
– Insertions proximales Tubérosité ischiatique
– Insertion distales Partie supérieure de la face médiale du tibia
– Innervation Nerf sciatique (division tibiale)
– Actions principales Fléchisseur de la jambe, extenseur de la cuisse
– Vascularisation artérielle Branches perforantes de l’artère profonde de la cuisse et artère circonflexe médiale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la cuisse
MUSCLE Tenseur du fascia lata
– Insertions proximales Épine iliaque antéro-supérieure et partie antérieure de la crête iliaque
– Insertion distales Tractus ilio-tibial qui s’insère sur le condyle latéral du tibia
– Innervation Nerf glutéal supérieur
– Actions principales Abducteur, rotateur médial et fléchisseur de la cuisse au niveau de la hanche ; contribue à maintenir le genou étendu
– Vascularisation artérielle Branche ascendante de l’artère circonflexe latérale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle de la région glutéale
MUSCLE Tibial postérieur
– Insertions proximales Face postérieure du tibia sous la ligne soléaire, membrane interosseuse, moitié proximale de la face postérieure de la fibula
– Insertion distales Tubérosité de l’os naviculaire, tous les os cunéiformes, l’os cuboïde et la base du 2e au 4e métatarsien
– Innervation Nerf tibial
– Actions principales Flexion plantaire du pied au niveau de la cheville et inversion du pied
– Vascularisation artérielle Artère fibulaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la jambe
MUSCLE Vaste intermédiaire (quadriceps)
– Insertions proximales Faces antérieure et latérale de la diaphyse du fémur
– Insertion distales Base de la patella et tubérosité tibiale via le ligament patellaire
– Innervation Nerf fémoral
– Actions principales Extenseur de la jambe au niveau de l’articulation du genou
– Vascularisation artérielle Artères circonflexe latérale de la cuisse et profonde de la cuisse (fémorale profonde)
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse
MUSCLE Vaste médial (quadriceps)
– Insertions proximales Ligne intertrochantérique, lèvre médiale de la ligne âpre du fémur
– Insertion distales Base de la patella et tubérosité tibiale via le ligament patellaire
– Innervation Nerf fémoral
– Actions principales Extenseur de la jambe au niveau de l’articulation du genou
– Vascularisation artérielle Artère fémorale et artère profonde de la cuisse (fémorale profonde)
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse
MUSCLE Semi-membraneux
– Insertions proximales Tubérosité ischiatique
– Insertion distales Partie postérieure du condyle médial du tibia
– Innervation Nerf sciatique (division tibiale)
– Actions principales Fléchisseur de la jambe, extenseur de la cuisse
– Vascularisation artérielle Branches perforantes de l’artère profonde de la cuisse et artère circonflexe médiale de la cuisse
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la cuisse
MUSCLE Soléaire
– Insertions proximales Face postérieure de la tête de la fibula, quart proximal de la face postérieure de la fibula, ligne soléaire du tibia
– Insertion distales Partie postérieure du calcanéus via le tendon calcanéen
– Innervation Nerf tibial
– Actions principales Flexion plantaire du pied au niveau de la cheville, stabilisateur de la jambe sur le pied
– Vascularisation artérielle Artères poplitée, tibiale postérieure et fibulaire
GROUPE MUSCULAIRE Muscle postérieur de la jambe
MUSCLE Tibial antérieur
– Insertions proximales Condyle latéral et moitié proximale de la face latérale du tibia
– Insertion distales Faces plantaire et médiale du cunéiforme médial et base du 1er métatarsien
– Innervation Nerf fibulaire profond
– Actions principales Flexion dorsale du pied au niveau de la cheville et inversion du pied
– Vascularisation artérielle Artère tibiale antérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la jambe
MUSCLE Troisième fibulaire
– Insertions proximales Tiers distal de la face antérieure de la fibula et de la membrane interosseuse
– Insertion distales Dos de la base du 5e métatarsien
– Innervation Nerf fibulaire profond
– Actions principales Flexion dorsale du pied au niveau de la cheville et contribution à l’éversion du pied
– Vascularisation artérielle Artère tibiale antérieure
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la jambe
MUSCLE Vaste latéral (quadriceps)
– Insertions proximales Grand trochanter, lèvre latérale de la ligne âpre du fémur
– Insertion distales Base de la patella et tubérosité tibiale via le ligament patellaire
– Innervation Nerf fémoral
– Actions principales Extenseur de la jambe au niveau de l’articulation du genou
– Vascularisation artérielle Artères circonflexe latérale de la cuisse et profonde de la cuisse (fémorale profonde)
GROUPE MUSCULAIRE Muscle antérieur de la cuisse

أ. محمد حسن الحوات

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