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13 – Physiologie : Les tissus de l’organisme

C’est quoi un tissu ? Le tissu … C’est une population de cellules différenciées qui forment un ensemble fonctionnel, territorial et biologique. Plus de 200 types cellulaires différents constituent l’organisme humain. Ces cellules sont agencées en structures organisées appelées tissus.

Les tissus et leurs niveaux d’organisation

L’organisme, comme chaque organe, est constitué de quatre tissus fondamentaux : le tissu épithélial, le tissu conjonctif, le tissu nerveux et le tissu musculaire. Les épithéliums dérivent des trois tissus embryonnaires, à savoir de l’ectoderme, du mésoderme et de l’endoderme ; les tissus conjonctifs et les tissus musculaires du mésoderme ; et le tissu nerveux de l’ectoderme.

Un ensemble fonctionnel signifie que, bien que toutes les cellules appartenant à ce tissu ne soient pas identiques, elles concourent toutes à la même fonction physiologique. Par exemple, les cellules de l’épithélium digestif participent toutes à la fonction digestive même si certaines sont spécialisées dans la fonction d’absorption des nutriments, d’autres dans la sécrétion de mucus et d’autres dans les échanges ioniques. Un ensemble territorial signifie que chaque tissu est observé dans un territoire de l’organisme et est séparé des tissus voisins par une barrière, la membrane basale. Un ensemble biologique est caractérisé par des propriétés fonctionnelles et moléculaires qui lui sont spécifiques. On peut ainsi identifier les tissus par les marqueurs biologiques spécifiques (protéines par exemple) qui leur sont propres.

Systèmes de cohésion tissulaire

La notion de tissu implique celle d’unité et donc une cohésion assurée par des systèmes de jonctions entre les cellules du tissu (jonctions cellules-cellules) et entre les cellules et la matrice extra- cellulaire (systèmes d’adhésion cellules-matrice). Ces systèmes sont plus ou moins abondants selon le type de tissu.

Les jonctions cellules-cellules

Les jonctions serrées forment une ceinture protéique (à base de claudines et occludine) autour de chaque cellule et provoquent l’accolement des membranes plasmiques voisines. Sur la face cytoplasmique, le complexe protéique interagit avec les filaments d’actine intracellulaire. Ces jonctions (appelées aussi jonctions étanches) forment des barrières plus ou moins étanches selon les tissus.

Les jonctions adhérentes constituent également un système protéique en ceinture (à base de cadhérines) et permettent un attachement intercellulaire grâce aux interactions entre cadhérines de cellules voisines.

Les desmosomes établissent des systèmes d’interaction ponctuels (en rivet) formés de protéines de la famille des cadhérines (desmogléines et desmocollines).

Les complexes jonctionnels interagissent au niveau cytoplasmique avec le cytosquelette, les filaments ns d’actine pour les jonctions adhérentes et serrées et les filaments intermédiaires pour les desmosomes.

Les systèmes d’adhérence cellule-matrice

Ils sont représentés par des systèmes d’hémidesmosomes et d’adhésions focales. Les protéines membranaires permettant l’interaction avec la matrice extracellulaire sont des protéines de la famille des intégrines qui, sur leur face cytoplasmique, interagissent également avec le cytosquelette (actine pour les adhésions focales et filaments intermédiaires pour les hémidesmosomes). Ainsi, il existe une cohésion conférant une résistance mécanique aux tissus, leur permettant de supporter des déformations et des étirements.

Les jonctions et systèmes d’adhésion cellulaires.

Les systèmes d’adhésion sont constitués de protéines membranaires (claudine, occludine, cadhérines,intégrines…) et de protéines cytoplasmiques formant des complexes d’adhésion avec lesquelles interagissent les filaments du cytosquelette (actine pour les jonctions serrées, adhérentes et focales, lament intermédiaire pour les desmosomes et hémidesmosomes).

Les quatre grandes familles de tissus de l’organisme.

Ces tissus sont observés au niveau des différents organes, ici l’estomac.